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A QUELQUE JOURS DE LA TABASKI : Le marché Hlm se transforme en « Daraal » (foirail)





A QUELQUE JOURS DE LA TABASKI : Le marché Hlm se transforme en « Daraal » (foirail)
La capitale dakaroise se mue petit à petit en un vaste foirail, à l’approche de la fête de Tabaski. Il est impossible de voir une rue ou un quartier sans un parc à moutons. Partout, c’est un vaste bazar à ruminants, soit sous des tentes, soit à ciel ouvert. Mais la palme est hautement ravie, pour le moment, par les Hlm, surtout 4, 5 et 6. Le marché très couru est en train de s’étendre, comme à la veille des grandes fêtes musulmanes, jusqu’au garage des cars rapides. Une extension qui n’est pas sans complications, car les vendeurs de moutons sont également installés sur ce segment, transformant les lieux en un véritable foirail. Riverains et commerçants sont donc obligés de vivre avec les bêtes, d’ici la Tabaski.
Force est de reconnaitre cependant que cela ne semble guère déranger les vendeurs. «Non, nous n’avons aucun problème pour cohabiter avec les vendeurs de moutons, au contraire on se taquine même des fois » déclare Bara Diouf, un commerçant. Un de ses collègues ajoute : «de toute façon, le commerce de ces gens n’est que temporaire». Pour ce commerçant qui préfère garder l’anonymat, s’il y a un problème, c’est avec la mairie. «Les autorités locales devraient tous nous mettre au même pied, concernant les places occupées», se désole-t-il. La raison de son courroux, c’est qu’eux commerçants paient des patentes de 10 000 F Cfa pour pouvoir occuper une place, alors que les vendeurs de mouton occupent les lieux sans débourser un seul franc. Ce que confirme allègrement Amadou Ndiaye, vendeur de moutons, depuis 10 ans, et qui habite dans le quartier. Trouvé dans son enclos avec plusieurs races de moutons des « Ladoum », « Azawat », etc., il confie : «nous sommes des gens du quartier et chaque fois qu’approche de la fête, nous vendons nos moutons ici. Mais on paye rien à la marie». Non loin de lui, Mouhamet Sakho, au milieu de son troupeau de moutons «peul-peul» confirme : «Depuis 2 ans, je fais cette activité, mais je n’ai jamais payé cette place, peut être parce que nous sommes des jeunes du quartier» souligne-t-il.
Ce que semble aussi comprendre les riverains qui ne se plaignent pas de cet encombrement de leur cadre de vie. «Nous n’avons aucun problème avec ces gens, car ce sont des enfants du quartier. Ils veillent à la propreté» défend Marème Tall, une riveraine. Serigne Sarr, qui n’habite pas loin, abonde dans le même sens : «depuis de 3 ans, je ne vais plus au ‘daraal’ pour acheter un bélier, car je l’ai tout près et ça me décharge des frais de taxi et autres». En plus, explique-t-il : «ces enfants, ils sont dévoués et propres, la cohabitation se fait en parfaite harmonie». Bira Samb, de renchérir pour sa part : «nous ne pouvons pas avoir de problème avec eux, car après ils nettoient les lieux, on ne sent pas l’odeur, on ne voit pas les déchets». Ce que confirme le vendeur de moutons, Amadou Ndiaye : «On ne peut pas élever des bêtes sans les entretenir, c’est absurde», déclare Amadou Ndiaye. «Si vous venez ici le soir de la fête, vous n’allez pas imaginer qu’on y vendait des moutons, vous ne verrez aucune saleté. Car on enlève tout le foin, tamise tout le sable», assure Khafor, un vendeur de moutons.

Encombrement accentué au marché Hlm

Entre les Hlm4, 5 et 6, l’encombrement devient de plus en plus infernal à l’approche de la fête de la Tabaski. Le marché, très prisé par les femmes, grouille de monde, dès les premières heures de la matinée. Les étals débordent de partout jusque sur les trottoirs, obligeant marchands, ambulants et clients, à se disputer la chaussée avec les véhicules, créant des embouteillages sauvages. Un encombrement rendu plus compliqué par les pollutions. La nuisance sonore est particulière sur place. Toutes les sonorités sont diffusées à fond à travers des haut-parleurs ; les batteurs de tam-tams et vendeurs avec leurs porte-voix crient à tue-tête pour attirer la clientèle. À côté de cela, les narines sont agressées par un cocktail détonnant d’odeurs d’encens mêlées à celles des ordures.

Louis Seck

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Lundi 24 Octobre 2011 - 12:30



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