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AISSATA SOW ALIAS «BEBE AICHA» : Une starlette du théâtre en pleine ascension



Le milieu théâtral regorge de talentueux artistes qui se font remarquer de fort belle manière. Parmi ceux-ci, Aïssata Sow alias «Bébé Aïcha». Une véritable bête de scène. Distinguée à cause de sa petite taille, c'est avec beaucoup de dégagement qu'elle tient en haleine les amoureux du théâtre.



AISSATA SOW ALIAS «BEBE AICHA» : Une starlette du théâtre en pleine ascension
Très remarquée à cause de sa petite taille qui ne laisse personne indifférente, c'est avec beaucoup de feeling et de dégagement qu'elle tient en haleine les amoureux du théâtre. Elle, c'est Aïssata Sow alias «Bébé Aïcha». Un air sérieux, un caractère d'une dame de fer, «Bébé Aïcha» a la capacité de faire rire tout les plus taciturnes. Devenue célèbre grâce au sketch «Eutü Bira» qui passe à la 2Stv, «Bébé Aïcha», que d'aucuns assimilent à une naine car mesurant autour d'un mètre, est une starlette en ascension. Issue d'un environnement très modeste, elle est l'aînée de sa famille. Et cette position d'aînée se sent jusque dans ses rapports avec ses frères et soeurs.

«Bébé Aïcha» vit actuellement à Keur-Massar avec toute sa famille. Elle est née à Médina-Gounass, quartier de la très populeuse bourgade de Guédiawaye où elle a passé son enfance. Même si elle a souvent aux lèvres un sourire qui illumine son visage enfantin et angélique, «Bébé Aïcha» est toujours irritée quand on lui demande son âge. «Que personne ne me demande mon âge, ça c'est ma vie privée. Que chacun s'occupe de ce qui le regarde et me laisse tranquille», peste-t-elle.

Sa petite taille laisse perler des suspicions sur son âge, mais ne la dérange aucunement malgré les moqueries des uns et des autres. «Jusqu'à présent, les gens se moquent de moi à cause de ma taille. Au début, ça me faisait très mal. Mais actuellement, ça ne me fait plus rien parce que c'est le bon Dieu qui m'a créée ainsi et je n'y peux rien. Maintenant, quand je sors et que quelqu'un se moque de moi, je ne réagis pas. Je ris et je laisse passer. Parfois, je rigole avec la personne qui se moque de moi pour lui montrer que ses paroles ne me font ni chaud ni froid», dit la jeune comédienne.

Aïcha, un «bébé» pas comme les autres

Son histoire avec le monde du théâtre a commencé le jour où, lasse de rester chez elle à se consacrer aux travaux ménagers, «Bébé Aïcha» décida de se trouver un métier. Elle avait commencé d'abord par la musique, en allant dans les cérémonies comme les mariages et baptêmes pour chantonner. «J'allais souvent dans les cérémonies, les baptêmes et autres pour chanter. J'imitais Alioune Mbaye Nder, parce que ses chansons me plaisent beaucoup. Et quand je l'imitais, les gens me disaient que j'avais une très belle voix et que je pouvais devenir chanteuse», raconte la dulcinée de Serigne Ngagne dans «Eutü Bira». Dans sa narration, elle indique : «Mais un jour, en réfléchissant à ce que je pouvais faire comme métier, en pleine nuit, j'ai automatiquement pensé au théâtre. Et c’est à cet instant que je me suis dit que je pourrais faire du théâtre. J'en ai parlé à une voisine qui m'a mise en rapport avec une de ses enfants qui se nomme Aminata Mbaye et qui faisait du théâtre. Et quand je suis venue chez elle, celle-ci m'a montré un scénario qu'elle avait fait en 2002. Mais elle n'avait pas une fille petite pour lui faire sortir ce qu'elle voulait dans son scénario. Elle m'a donné ce rôle que j'ai senti. Et j'ai fait ressortir tout ce que la scénariste voulait. C'est là qu'a commencé mon aventure dans le théâtre qui m'a fait atterrir aujourd’hui à Eutü Bira».

Dans les pièces théâtrales, «Bébé Aïcha» interprète souvent le rôle d'une femme fatale, avec tous les trucs et astuces pour maintenir son homme à la maison. De même, dans la réalité, elle est tout aussi coquette que la dame dont elle incarne le rôle à la télévision. Car à l'image des grandes dames, elle a un attirail particulier, avec des pots d'encens, des parfums et tout l’arsenal pour meubler sa chambre, comme nous avons pu nous en rendre compte en lui rendant visite. «Je suis une femme très ‘jonge’ et j'ai beaucoup de trucs et astuces qui font ressortir ma féminité. ‘Dama am caac, maa challa'. Vous voyez, 'Wicci demoon na bay xewwi, ma xewalaatko’», lance-t-elle. «Aïcha», ce (grand) bébé pas comme les autres, fait dégager sa personnalité sur scène. «Quand je suis sur scène, je ressens des choses que j’exprime dans mes faits et gestes. C'est–à-dire le feeling, le ‘caac’ et la fougue de jeunesse. C’est ça ma vrai nature», explique-t-elle.

Et malgré le fait qu'elle soit astucieuse et coquette, «Bébé Aïcha» cherche toujours l’âme-sœur. «Je ne suis pas mariée et je n'ai pas de petit-copain. Actuellement, c'est le théâtre qui est mon copain et mon mari. Mais je souhaite me marier et Inch Allah, j'aurai un mari. Je veux avoir un homme pieux, qui a un grand coeur, un homme qui m'aime, qui est tolérant et qui partage tout avec moi et qui connaît la valeur de la femme. J'accepte même d'être une quatrième épouse», renchérit-elle.

«Il y a des artistes qui ne sont là que pour faire du mal aux autres»

Comme tout individu, «Bébé Aïcha» a ses défauts et ses qualités. Elle se fâche très vite, mais elle est aussi très généreuse. Et malgré sa petite taille, elle ne se laisse jamais piétiner. «Je n'ai aucun problème, mais je déteste qu'on me manque de respect, ça je ne supporte pas. Je n'accepte jamais que quelqu'un me minimise. Et personne ne me dépasse, que ce soit une personne plus âgée que moi ou bien une personne moins âgée. Et personne ne m'impose quelque chose que je ne veux pas», assène-t-elle.

«Bébé Aïcha» ne sait pas que faire rire les gens. Elle est une vraie femme au foyer. «Dès le bas âge, ma mère m'a appris les travaux ménagers. Je faisais la vaisselle, je lavais le linge, bien vrai que je ne pouvais pas laver les jeans avec mes mains, donc je prenais une brosse. Ce que j'aime le plus, c'est cuisiner, je le fais avec amour. Je peux préparer tous les plats, mais celui que je fais et que j'aime le plus, c'est le yassa».
Ce bout de femme qu’est «Bébé Aïcha» connaît aussi sa religion qu’est l’islam. Aïssata Sow a en effet fait l'école coranique et maîtrise parfaitement le Saint Coran. «Je ne suis jamais allée à l'école française. J'ai fait l'école coranique et je maîtrise le Coran», fait-elle savoir.
Rêvant de devenir une grande star du théâtre, pour avoir sa propre maison et les moyens de régler ses problèmes et ceux de sa famille, «Bébé Aïcha» est convaincue de sa réussite, malgré les nombreuses difficultés. «Le théâtre ne nourrit certes pas son homme au Sénégal. Mais il y a des personnes qui réussissent et moi je suis convaincue que je vais réussir dans ce milieu», dit-elle en soutenant qu’à ce dessein, elle fait tout pour se protéger des malveillants. «Il y a des artistes qui ne sont là que pour faire du mal aux autres. Ils vont chez les marabouts pour détruire les autres et je le dis haut et fort. C'est pourquoi, moi, je me protège parce qu'on ne sait jamais», lâche la starlette montante du théâtre sénégalais.

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Samedi 24 Septembre 2011 - 13:02



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