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AUGMENTATION DU PRIX DE L'HUILE : Le sachet d’un quart de litre passe de 275 à 350 F et le litre de 1000 F à 1200 F





AUGMENTATION DU PRIX DE L'HUILE : Le sachet d’un quart de litre passe de 275 à 350 F et le litre de 1000 F à 1200 F
SeLon le journal "Le populaire" : Éprouvant déjà d'énormes difficultés qui leur font faire une gymnastique incroyable avant de préparer un repas, les Sénégalaises vont devoir souffrir encore plus. En effet, après l’emballage de gaz butane de 6 kg qui a subi une augmentation de 500 francs, il y a deux semaines, c'est au tour de l'huile de suivre cette courbe ascendante. Une montée en flèche du prix de l'huile effective sans aucune explication et constatée au niveau des boutiques de quartier et grossistes visités. Le seau de 60 sachets de quart de litre qui coûtait 11 800 francs est ainsi passé à 13 000 francs. Résultat, pour acheter le sachet de quart de litre, les ménagères sont maintenant obligées de débourser 300 francs au lieu de 275 francs. Même chose avec le fût qui a subi une augmentation de 20 000 francs. Il est passé de 120 000 à 140 000 francs. Ce qui fait que le litre à la pompe est passé de 1000 francs à 1200 francs. Soit une hausse de 200 francs. Une hausse des prix des différentes catégories de l'huile confirmée sur le terrain par Barka Diop, boutiquier établi à la rue 6. Même constat au niveau de la boutique de Yatma Seck, sur la rue 6x7. Il reconnaît avoir augmenté ses prix à l'image de ses collègues. Mais regrette la réaction des clients. «Certains clients ne comprennent pas et pensent que c’est nous qui augmentons les prix de manière anarchique alors que ce n’est pas le cas», se défend-il. Contrairement à ses collègues, Alpha Diallo, boutiquier à la rue 6x9, n'a même pas d'huile à vendre à ses clients. «J'étais allé pour acheter de l'huile, mais je n'en ai pas trouvé sur le marché. Et l’on m'a aussi dit que les prix ont augmenté. On m'a demandé de revenir demain (ce lundi). J'espère que j’en trouverai parce que les clients m'en demande beaucoup», explique-t-il. Écartant toute idée de pénurie, il dénonce une manoeuvre des grossistes visant à tirer le maximum de profit de cette situation. «Il y a de l'huile sur le marché, ce sont les grossistes qui la gardent pour faire plus de bénéfices», renseigne-t-il. Mais cette version des faits est écartée d'un revers de main par Abdoulaye Diallo, grossiste à Pikine. Il explique n'avoir lui-même plus d'huile à vendre. Néanmoins, il avertit que s'il en trouve, les boutiquiers qui s'approvisionnent auprès de lui vont devoir débourser plus. Puisqu'il va augmenter ses prix.

HAUSSE DU PRIX DE L’HUILE : Les ménagères déboussolées par cette nouvelle flambée des denrées de première nécessité

L’augmentation du prix de l’huile a créé une inquiétude chez les ménagères. Selon Safiétou Guèye, mère de famille résidant à la Médina, cette hausse est une grande peine pour tous. Écoeurée, cette dame qui vend du «fataya» et des sandwichs pour faire vivre sa famille confie vouloir abandonner son petit commerce à cause de cette hausse. «J’ai arrêté de vendre des fataya depuis la hausse de l’huile, car je n’ai plus de bénéfice. Je persiste à continuer le sandwich, mais mes recettes ont fortement baissé», confie-t-elle avant de souligner : «Quant le boutiquier qui est à côté de ma maison a refusé de me vendre l’huile au prix habituel, j’ai parcouru toutes les boutiques du quartier pour acheter à l’ancien prix, sans succès. C’est donc très difficile pour nous les ‘Baadoola’ (pauvres) de survivre dans cette environnement». Fatoumata Ba, trouvée dans une boutique en train de faire ses courses pour préparer du riz à la viande, n’arrive pas encore à encaisser cette augmentation du prix de l’huile qu’elle trouve inconcevable. Elle ne manque pas du reste de traiter le boutiquier de truand. «Ce boutiquier refuse de me vendre l’huile Niinal à 275 F donc je m’en vais voir ailleurs. Car je ne peux pas acheter à un prix supérieur à celui-là». Malgré l’augmentation de l’huile, certaines femmes n’ont pas décidé de changer leur menu. «L’huile fait partie de nos habitudes alimentaires. On va donc continuer à la consommer, quelle que soit sa cherté», dit une dame qui se désole cependant de cette hausse en relevant qu’il n’y a pas d’autre choix dans la mesure où même l’huile de palme sur laquelle les ménagères auraient pu se rabattre a connu une augmentation. «Parce que ce n’est pas seulement l’huile industrielle de soja qui a augmenté. Même l’huile de palme a haussé et coûte beaucoup plus cher. Le litre est passé de 1100 F à 1500 F», déplore-t-elle. Lui emboîtant le pas, Daba Dia, trouvée à son domicile de la Médina, confie qu’elle ne peut pas se passer des plats à base d’huile. «J’achète le seau de 60 Niinal par mois, et parfois, cela ne suffit même pas. Mais Dieu est grand, on s’en sort toujours. Seulement, à ce rythme, on risque de nous résoudre à nous tourner vers le ‘mbaxal’ et vers d’autres plats pour lesquels on utilise très peu d’huile», souligne-t-elle en relevant que le problème avec ces derniers plats est qu’ils ne sont pas très commodes pour le déjeuner. «Et en plus, nos hommes n’en raffolent pas», précise la dame. Cependant, un autre type d’huile moins cher est sur le marché. Appelée «segal», cette huile locale est faite sur la base de graines d’arachide pressées et se vend dans des seaux, à l’aide d’une louche. Cette huile est plus concentrée que celle de Suneor et les ménagères ne la préfèrent pas parce qu’elle aurait un arrière-goût. «En plus, cette huile ‘segal’ ne peut même pas faire de la mayonnaise», se désole Mme Guèye qui, se voulant prudente, évoque les règles d’hygiène qui ne sont pas souvent respectées. Cette huile locale est presque totalement laissée en rade par les consommateurs. La seule femme rencontrée qui l’utilise dit avoir sa propre astuce pour couvrir l’arrière-goût. «Je laisse l’huile bien chauffer, j’y ajoute une pincée de sel, puis je remue bien et après je commence ma cuisson», explique-t-elle avant de conclure, l’air satisfaite : «Après, personne ne se doute de rien».

Les associations consuméristes incriminent l'Etat

Confirmant cette augmentation du prix de l'huile, Momar Ndao, président de l'Association de défense des consommateurs (Ascosen), tient l'Etat pour responsable de tout ce qui arrive aujourd'hui aux populations. «C'est l'augmentation que l'Etat avait bloquée dernièrement qui est passée cette fois-ci. C'est lui qui a autorisé la hausse», explique Momar Ndao qui avoue que les consommateurs, au vu du fonctionnement des choses, n'ont aucun rempart et sont abandonnés à leur sort. «La faute de l'Etat dans ces augmentations de prix, c'est d'avoir fait disparaître l'homologation des prix de denrées de première nécessité qui sont toutes devenues aujourd'hui des denrées libres», regrette-t-il. Une manière de faire qu'il trouve «anormale». Parce que «sans homologation, il n'y a aucun moyen de contrôler le prix des denrées». D'où son appel à l'Etat à revenir à cette homologation de toutes ces denrées de première nécessité que sont le lait, le sucre, l'huile, la tomate, le riz etc. Quid des raisons justifiant cette augmentation ? Momar Ndao fait état d'augmentation du prix de l'huile sur le marché international. Un argumentaire qu'il trouve «léger», puisque corrélé à toutes sortes de hausses pour le légitimer. Et le plus grave, dénonce Momar Ndao, c'est que les commerçants profitent de l'absence de communication de l'Etat au moment des augmentations pour surenchérir sur les prix. C'est pourquoi il explique que les nouveaux prix officiels sur lesquels l'Etat est tombé d'accord avec Suneor et Senarh ne dépassent pas 11%. En ce qui concerne d'abord Suneor, le carton de Niinal est passé de 12 000 francs à 12 950 francs, le seau de dosettes de quart de litre de 14 500 francs à 15 500 francs, le carton de 12 pièces de litre de 11 500 francs à 12 600 francs, le fût de 200 litres de 170 000 à 188 000 francs, le fût de 182 litres de 166 500 à 186 400 francs. Une hausse qui est moins importante du côté de Senarh, puisque le seau de dosettes étant vendu par exemple à 12 485 francs et le fût de 182 litres à 181 500. Pointant également un doigt sur l'Etat, le président de la Ligue des consommateurs, le professeur El Hadji Niang, indique : «Il y a aujourd'hui un sérieux problème dans ce pays. Les populations sont laissées à elles-mêmes, à la merci des commerçants. Et tout se passe comme s’il n'y a pas de ministère du Commerce». Selon lui, s'il est possible de hausser un produit sans qu'aucune explication ne soit fournie aux consommateurs, c'est parce que tout simplement les structures étatiques autorisées n'ont pas joué leur rôle. «Quand il y a hausse, considère-t-il, il appartient aux structures étatiques autorisées de communiquer dans ce sens, d'informer les populations. Malheureusement, tout se passe de manière sournoise dans ce pays. Les populations sont laissées à elles-mêmes». Toutes choses qui font dire à Momar Ndao que «ces pratiques suscitent la colère des populations qui sont fatiguées. Elles sont certes stoïques, mais elles vont finir par réagir pour exprimer leur ras-le-bol».

Mr.Cmr- PiccMi.com

Lundi 6 Décembre 2010 - 16:28



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1.Posté par DADDY le 06/12/2010 16:45 (depuis mobile)

senegalai dafa tame yalla bakh na bou sounou gate di sakhar on s levera pour bouté c incapabl ki n pense ka eux

2.Posté par djiikhad le 08/12/2010 09:43 (depuis mobile)

gayi djengou jootna dé domé rameyi dagnou yok r

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