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BAROMETRE DES MEDIAS SENEGALAIS : Les bons et mauvais points des journalistes





BAROMETRE DES MEDIAS SENEGALAIS : Les bons et mauvais points des journalistes
Corruption est rampante dans les médias, niveau des salaires très bas dans le secteur privé contrairement à ceux du public qui sont bien payé, conditions de travail qui varie d'une entreprise à une autre et une grande majorité des journalistes et autres travailleurs des médias surtout du secteur privé exposés à des manipulations de tous genres, etc. C'est entre autres maux que le Baromètre des médias africains - Sénégal 2010.

Le baromètre des médias africains - Sénégal 2010 fait un véritable réquisitoire sur la situation des médias. Selon cet outil qui fait le point sur les médias africains, dans notre pays «la corruption est rampante dans les médias, mais les organisations syndicales et professionnelles du secteur mènent des campagnes conjointes pour moraliser leurs membres. Le niveau des salaires et des conditions de travail varie d’une entreprise à une autre».

Cependant «une grande majorité des journalistes et autres travailleurs des médias, surtout du secteur privé restent mal payés et exposés à des manipulations de tous genres». A l’opposé, ceux du «service public, sont vraiment bien payés. En particulier les journalistes de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS) ont des salaires corrects, «les meilleurs de la sous région, mis à part la Côte d’Ivoire». Ceux du quotidien national Le Soleil sont également «bien payés» alors que les journalistes de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) «sont pour le moins rémunérés sur la base de la Convention collective», note le texte.

Pour ce qui est de la diversité ethnique, le document relève ce qu’il qualifie de «tyrannie du wolof» tout en relativisant «d’avance l’argument du manque de moyen des radios et télévisions privées pour justifier le retard accusé dans ce domaine par rapport au service publique de l’audiovisuel (RTS). En conséquence de ce déséquilibre, certaines minorités comme les bassaris sont totalement absent des médias audiovisuels».

Aussi, le traitement déséquilibré du genre dans les médias reste d’actualité. Ils reflètent dans leur ensemble les diversités de la société sénégalaise. Même si l’égalité devant les opportunités est effectives pour les journalistes et techniciens des médias, l’autocensure est parfois pratiquée par ces derniers et les directeurs de publications qui évitent certains ‘’tabous’’ et des questions religieuses qui parfois touchent des personnalités religieuses. Par conséquent, les propriétaires des principaux privés empiètent parfois sur l’indépendance éditoriale de leurs journalistes.

Les normes déontologiques et pédagogiques sont de plus en plus respectées dans les médias. Cependant les principes d’exactitude et d’impartialité sont en partie bafoués. On note un grand nombre de démentis des informations dans la presse. Les médias couvrent tous les sujets, mais surtout par rapport à l’actualité internationale, ils sont largement tributaire des agences et médias internationaux.

Pour un cadre législatif et réglementaire : sondages, contrôle des diffusions, renforcer le CORED

Toutefois, l’étude reconnaît que la Constitution du Sénégal garantit les libertés individuelles fondamentales, les droits économiques et sociaux ainsi que les droits collectifs. «Il n’y a pas de lois trop restrictives de la liberté d’expression, relative au secret d’Etat ou sur les délits de presse. Cependant le Code de la pénal et de procédure pénale sont parfois invoqués pour des inculpations aussi graves et imprécises que l’offense au chef de l’Etat, le trouble à l’ordre public ou l’appel à la sédition». Aussi, dans un cadre général, «l’application effective et la jouissance des ces droits sans risque par les citoyens restent relatives et varient selon les circonstances. Il y a un écart entre les principes proclamés dans le droit et la réalité vécue».

Au chapitre des changements positifs la source souligne entre autres la révision des textes sur les médias (Code de la presse, accès à l’information, loi sur Internet), la mise en place du CORED -Comité pour l’éthique et la déontologie-, l’annulation de la dette fiscale de toutes les entreprises de presse. S’y ajoutent la mise en place du CDEPS (Comité des éditeurs de presse) qui regroupe les opérateurs des médias privés et publics. Il y a également la présence du Synpics (Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal) sur les questions sociales, l’appui budgétaire aux médias publics, le meilleur accès de l’opposition aux médias publics sauf la télévision nationale, etc.

Quant aux changements négatifs elles ont pour noms le renforcement de la précarité dans le secteur des médias (Canal Info, Océan Fm…), la tendance à ne pas respecter les droits commerciaux à la télévision, les conflits récurrents entre organes de presse liés à la publication des sondages «fantaisistes». Suffisant pour qu’elle recommande la «création d’une commission de sondage présidées par les services de la statistique».

Mieux, les auteurs du baromètre préconisent la mise en place d’un «cadre législatif et réglementaire : sondages, contrôle des diffusions, renforcer le CORED pour sa visibilité, adopter et mettre en œuvre le nouveau Code de la presse, respecter la convention collective et renforcer la formation continue des journalistes».

Toutefois, la Fondation Friedrich Ebert, auteur de cette étude prévient que les positions des panélistes qu’est ce baromètre ne sont pas forcément la sienne.

Sud Quotidien

Vendredi 20 Avril 2012 - 08:21



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