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BLAISE DIAGNE : Premier député africain





BLAISE DIAGNE : Premier député africain
né le 13 octobre 1872 à Gorée, mort le 11 mai 1934 à Cambo-les-Bains, il est le premier député africain élu à la Chambre des députés française. Il est également le premier noir sous-secrétaire d’État aux Colonies. Né d’un père sérère, cuisinier et marin, et d’une mère manjaque originaire de Guinée-Bissau, Galaye M’Baye Diagne est très tôt adopté par la famille Crespin [1] qui lui donne le prénom de Blaise. En septembre 1899, à Saint-Denis, Diagne est devenu franc-maçon. Il est le premier Africain à siéger, dès 1922, au Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France. L’appartenance de Diagne à la franc-maçonnerie explique sans doute qu’il ait été enterré avant l’entrée du cimetière musulman de Soumbédioune à Dakar, les musulmans ayant refusé qu’un franc-maçon puisse reposer à l’intérieur du cimetière.

Blaise Diagne est élu en 1914 député du Sénégal, bénéficiant du statut des « quatre vieilles » communes (Rufisque, Gorée, Saint-Louis et Dakar). Il est le premier Africain de l’empire colonial français à siéger au Palais-Bourbon], il y est surnommé « la Voix de l’Afrique ». Il obtient pour les habitants des quatre communes la citoyenneté en échange de leur conscription en 1916. Membre du groupe Union républicaine-socialiste, il est réélu sans interruption jusqu’à sa mort, malgré des campagnes systématiquement hostiles de ses adversaires colonialistes, qui n’aiment pas voir un Africain à l’Assemblée, d’autant que celui-ci est aussi le maire de Dakar. Blaise Diagne devient en janvier 1918 commissaire général chargé du recrutement indigène, qui, sans le titre, lui donne des responsabilités de nature gouvernementale. Il mène avec succès des missions en Afrique occidentale française pour organiser le recrutement militaire en cette période de guerre. Diagne profita des conditions spéciales du conflit pour arracher au Parlement la loi du 29 septembre 1916 qui reconnaissait définitivement la citoyenneté française aux originaires des « quatre communes », sans les soumettre au Code Civil ni leur faire perdre leur statut personnel.


PiccMi.Com - La Rédaction

Lundi 27 Septembre 2010 - 09:44




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