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CARNET DE VOYAGE EN REPUBLIQUE DE GUINEE : Entre barrages routiers, montagnes et rivières





CARNET DE VOYAGE EN REPUBLIQUE DE GUINEE :  Entre barrages routiers, montagnes et rivières
En dépit des textes de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cdeao) garantissant à ses ressortissants la libre circulation des personnes et des biens sont allègrement violées, voyager en Guinée (Conakry) n'est pas de tout repos pour les étrangers. Les forces militaires et para militaires en charge de la sécurité de ce pays de montagnes et de rivières trouvent toujours un moyen pour soutirer de l'argent aux voyageurs. Reportage.

(Envoyé spécial)- De Kaolack à Malem Niani, sur un tronçon de plus de 100 kilomètres, c’est la désolation totale. La nature a perdu sa robe verdoyante de l’hivernage dernier, toute pressée de reverdir dès les premières pluies du nouvel hivernage qui s’annonce. En attendant, elle enfile une robe déchiquetée par les aléas climatiques et par l’action de l’homme. La sécheresse fait sa loi. Sur cette rougeâtre gisent des carcasses de bœufs, de vaches, de moutons ou de chèvres décimés par la soif et la faim. Sur le tronc des arbres, les traces de feux de brousse sont nettement visibles.
De Kaffrine à Touba Thiamène, en passant par Koungheul, Ida Séko et Ida Mouride, c’est la même désolation. A quelques encablures de Haltou Fass, où se tient tous les mardis un marché hebdomadaire, une vache agonise au bord de la route, sous un arbre effeuillé. Non loin de là, d’autres carcasses d’animaux sont dispersées ça et là, comme si c’était là un potentiel mouroir pour les animaux. A 45 kilomètres de Tambacounda, Koussanar, arrêt obligé des gros porteurs, présente l’image d’une ville-carrefour.

De la route, les rails allongés comme un gros serpent mort s’étalent à perte de vue. Sous les arbres, des charretiers, certainement des saisonniers, abreuvent leurs ânes et se reposent paisiblement en laissant les charrettes chargées en suspension sur le tronc des arbres. C’est la communauté des « doumaliens » (ceux qui vont à « Doumalé » à la recherche de pâturage). Ils sont forcés de vivre ainsi, condamnés à se déplacer au gré des saisons, à la recherche de pâturage, pour leur survie et celle du bétail. Leur nomadisme ne prendra fin qu’avec l’installation de l’hivernage.
Café Touba

Arrivés à Manda Douanes en vers les coups de 19 h 30 mn, c’est le brouhaha du marché hebdomadaire du mardi qui nous accueille. Le garage est pour la plupart occupé de taxis venus de la République de Guinée. Les « Ndiaga Ndiaye » et les « Cars rapides » en chargement s’apprêtent à rallier Tambacounda, Kolda, Kédougou ou Vélingara. En dépit de la forte affluence, aucun véhicule en partance pour la Guinée n’est pas encore disponible. Il faut dès lors patienter et prier pour que le dieu des voyageurs en fasse venir quelques uns. Le « café Touba » règne en maître en plein air sur la place du carrefour où attendent les voitures en route vers toutes les destinations. Dans les boutiques, il n’y a même pas d’eau fraiche pour étancher la soif occasionnée par la chaleur folle du jour. C’est finalement vers 20 h que la voiture de transport public était finalement prête à s’élancer vers la frontière.
Poste frontalier

Arrivés à Kalifourou vers 21 h 30, c’est un barrage douanier qui oblige les véhicules à s’arrêter. Ils devront patienter jusqu’au petit matin, après 7 h. C’est la consigne d’usage, dit-on, pour la sécurité des passagers. Aucun véhicule n’est autorisé à franchir la zone tampon à cette heure du soir. Au bord de la route, des restauratrices proposent du café au lait, du pain et du riz avec des lampes mal éclairées. Elles présentent aussi des huttes aux voyageurs. Un vent frais souffle petit à petit. Une longue file de voitures déversent leurs passagers qui prennent d’assaut les dortoirs de fortune.
Dans la matinée du lendemain, une triste nouvelle vient assommer les transporteurs. Aucun véhicule n’est venu de la République de Guinée vers le Sénégal. Selon les informations reçues, un militaire guinéen a tué un chauffeur à la suite d’une altercation autour d’une somme de 2000 FG, équivalant à 100 F Cfa. L’incident serait survenu dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 juin 2012, à un poste militaire ; à huit kilomètres de Mamou, ville distante de 300 km de Conakry.
Au cœur de la corruption

En quittant le poste frontalier de Kalifourou, au Sénégal, ce sont des singes, de toutes les couleurs, qui se montrent tout au long de la route. Ils se nourrissent généralement de noix de rôniers et de feuilles, et se déplacent en hordes, sous la direction d’un mâle protecteur. Celui-ci se manifeste d’ailleurs en administrant une bonne fessée à un petit singe trouble-fête qui crie pour se faire pardonner. Au bout de quelque 25 kilomètres, on arrive au poste frontalier de Boundou Fourdou. Tous les passagers sont sommés de descendre. Un à un, les Guinéens disposant de leurs cartes d’identité peuvent franchir la frontière alors que, pour les autres nationalités, il faut « payer 1000 FCFA », me dit-on froidement. Une tentative de rappeler les dispositions des textes de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes et des biens n’y fit rien. Les passagers marchent un peu plus loin pour attendre le véhicule à une centaine de mètres devant. Quelques minutes après, on embarque pour un nouveau départ.

Avant d’arriver au carrefour Dubréka, un barrage de militaires arrête le véhicule. Tout le monde descend. Les Sénégalais qui ont leur pièce d’identité et leur carnet de vaccination sont obligés de payer 5000 FG. Ceux qui ont leur pièce d’identité, sans leur carnet de vaccination, doivent payer 30.000 FG qui ne sont pas assortis d’un reçu. Cet argent va non pas dans les caisses de l’Etat, mais dans les poches des militaires. Un citoyen guinéen en colère indique qu’ils se partagent quotidiennement le butin de la journée.
Heurts entre civils et militaires

Après plusieurs kilomètres de route, on traverse le pont de 40 mètres de long sur la rivière Sinini indiqué par un tableau. En dessous du pont, il n’y a que des pierres rocheuses, pas même une goutte d’eau. Plusieurs kilomètres, un peu plus loin, le véhicule traverse encore un autre pont de 20 mètres de long, cette fois-ci sur la rivière Kaparadou. La chaleur de la matinée commence à se faire sentir dans le véhicule qui est surchargé. Destiné à prendre seulement 7 passagers, il est forcé d’aller jusqu’à 10 sans compter le chauffeur.

Dans le fil de la réflexion qui établit la comparaison avec le transport routier au Sénégal, le village de Ramatoulaye se fait découvrir. La forêt déshabillée au Sud-Est du Sénégal enfile ici sa belle robe de l’hivernage. Au loin, à l’intérieur des champs, des paysans labourent la terre. On est en plein dans le Badiar où se découvre Sambaïlo, non loin de la frontière avec la Guinée-Bissau. Le mont Badiar qui culmine à plus de 300 mètres d’altitude s’impose par sa beauté. En roulant sur plusieurs dizaines de kilomètres, on arrive enfin à Koundara, vers 9 h 50.

C’est là qu’on apprend, au gré des conversations, que les populations de Mamou s’étaient soulevées le mardi 5 juin, pour protester contre l’assassinat d’un chauffeur par un militaire. Elles voulaient ainsi se faire justice pour venger un des leurs. Il s’en était suivi des affrontements avec les forces de l’ordre qui avaient fait plusieurs blessés dont deux grièvement. Malgré leur acharnement, selon les informations recueillies sur place, les populations n’ont pas pu mettre la main sur le soldat à la gâchette facile, considéré comme un « tueur » par les populations de Mamou qui voulaient lui faire la fête.

A Koundara, des dignitaires assis sous les arbres, près du garage de la ville sont acerbes. « C’est de la foutaise. Les militaires n’ont même pas le droit de monter sur la route. La Guinée n’est pas en guerre. Ce travail revient à la police, à la gendarmerie et à la douane. Cet incident regrettable va peut-être aider à changer les choses et à faire diminuer les postes de montage sur la route. Les gens en ont marre », gronde un notable sexagénaire bien calé dans son fauteuil. Une forte chaleur règne à Koundara, gros village de près de 300 000 âmes, privé d’électricité à longueur de journée, car éclairé par un groupe électrogène de 19 h à minuit.
La leçon du Professeur

Dans son adresse à la nation pour calmer les esprits à la suite de l’incident survenu à Mamou, le président de la République de Guinée, le Pr Alpha Condé, a donné des instructions fermes aux militaires en leur rappelant que leur mission « n’est pas de prendre l’argent des citoyens, mais de les protéger, de les sécuriser ». C’est ainsi qu’il avait ordonné la levée immédiate de tous les barrages routiers.

Après Koundara, le véhicule fait cap vers le croisement de Kounsitel, au cœur des montagnes. Une route non bitumée donnant sur la gauche mène à Labé, et une autre sur la droite conduit à Gaoual. Après Kiffaya et Bensané, on atteint Séguélé, où les nombreux virages dans les montagnes font craindre le pire aux plus sceptiques. Une discussion nous permet d’apprendre qu’un village nommé Touba n’est pas loin de là. Selon les informations reçues sur place, il aura donné son nom à la capitale du mouridisme au Sénégal. « Cheikh Ahmadou Bamba, dans sa quête de sagesse, avait séjourné dans ce village. C’était même avant qu’il ne fonde la ville de Touba du Sénégal», nous apprend Mamadou Abbass Diallo, un natif de la zone.
Périlleuses escalades

Après Bassanto, on atteint Gaoual, en passant par un long pont sous lequel coule un grand courant d’eau. Juste avant de pénètrer en terre de mangues, à Koumbia. Située dans une cuvette, Koumbia accueille tous les gros porteurs de la sous région qui viennent se ravitailler en fruits. On dépasse Hamdalaye, vers Boké, en passant par Darou Salam et Missira. Plusieurs kilomètres après Koumbia, le véhicule engage une périlleuse escalade, en spirale sur une montagne de plus de 1000 mètres d’altitude.

En quittant Boké, la cité minière où se trouve l’Institut des Mines et de Géologie, on dépasse plusieurs dizaines de villes et de villages dont Fodécontéya, Kolaboui, Yaguissiran, Dembaya, Bantankounta, Sangueya, Tonkoya, Pateya, Kitali, Madiana 3, Carrefour Colan, Bassaran, Koussaya, Madina, Carrefour Walia, Tonyah, Meyenkhouré, Thia et Boffa ; en passant par Torodoya, Coliah, Koukouboui, Tamboni où on traverse un pont de 325 mètres sur le fleuve Fatala, Kokaya, Soumbouyadi où on passe par un pont de 105 mètres sur la Tibola. Une flèche indique que le village Kafiliya est à quelques encablures de là. On dépasse Guéméyiré, Kéléya, Tamita, Foutoubougni, Kaleyiré, Kinsibourou, Madina Samaya, Yéniyah, Colori, puis Koba. Ensuite, le véhicule atteint Amaraya, puis Kangoliya et Bantama, ensuite Bawa et Dioumaya après avoir traversé un pont sur la Soumba. Carrefour Cobian, Negueya, Dubreka, Kenendi, Kagbeleni et enfin, Conakry.
Conakry, la controversée

Comme toutes les capitales d’Afrique au Sud du Sahara, Conakry montre un visage complètement différent de sa renommée. En pénétrant dans la capitale guinéenne par le carrefour Sonfonia, au niveau de la pharmacie Rama, on découvre la ferraille qui cohabite avec les eaux usées. Dans la chaleur de la nuit, les bidonvilles mal éclairés de Conakry présentent un visage peu reluisant. Un passager guinéen nous fait savoir que l’électricité est donné au compte goutte. «Sonfonia est chanceux aujourd’hui au détriment d’autres quartiers qui seront dans l’obscurité », prévient-il. Un peu plus loin, carrefour Cimenterie a aussi le même privilège d’être éclairé. Le vrombissement des vélomoteurs mêlé aux klaxons des véhicules produit un vacarme fou. On arrive finalement au carrefour Bambéto, à la station d’essence derrière laquelle se trouve le garage du même nom.

Arrivé au terminus, il fallait trouver par tous les moyens possibles un bon hôtel où passer la nuit. Les hôtels Mariador à Taouya sont très chers et ne sont pas à la portée de n’importe qui. Un ami nous prévient: «Certains hôtels ne sont pas sécurisés, ce sont simplement des guets-apens où les clients sont à la merci des voyous». Notre chauffeur de taxi à qui on demande de nous conduire à un bon hôtel sécurisé, nous amène après le quartier Kaporo où l’on dépasse la nouvelle ambassade des Etats-Unis et la nouvelle maison de la Radio Télévision guinéenne (Rtg).

Quand on arrive à hauteur d’une pharmacie, une file de travailleuses du sexe nous accueille. Nous sommes dans une zone de débauche et de plaisir de la chair. Les belles de nuit interpellent les passants. Le taxi arrive au motel Tawu Tama 2 où des couples, bras dessus bras dessous, cherchent une chambre. Au bureau du concierge, un paquet de condoms posé sur la table renseigne davantage sur la nature des lieux où nous sommes tout de même obligés de prendre une chambre pour la nuit, pour se protéger des « rapaces ».
«Chéri, viens avec moi»

Après une douche réparatrice, il fallait sortir pour téléphoner, lier contact et se mettre quelque chose sous la dent. En empruntant le long couloir menant à cette auberge qui cohabite avec la maison du légendaire « Diallo Sarakh», l’homme qui donne l’aumône à coup de millions, selon les informations recueillies sur place, les belles de nuit déambulent de manière suggestive, à la recherche de clients. « Chéri, viens avec moi», fait l’une d’entre elles. «Pour combien ?», lui demandais-je. «Donne 60.000 FG et tu paies la chambre à 20.000 FG», me répond-elle sans savoir qu’elle venait de me livrer là une information capitale dont j’avais besoin. « Ma chère, j’ai payé 80.000 FG la nuitée d’hôtel, ça suffit amplement et je dois passer plusieurs jours. J’ai faim et je suis fatigué. Merci du renseignement tout de même », lui dis-je.

En sortant sur la route principale qui mène vers le carrefour « Centre Emetteur », des filles habillées de manière très osée longent la route. A partir du bar dancing 7/11, sur la descente qui mène vers ledit carrefour, elles sont nombreuses à héler les potentiels clients qui viennent à elles ou vaquent à leurs occupations. Il fallait rentrer dans un restaurant, avaler quelque chose, se procurer une puce guinéenne AREEBA, puis rentrer illico à l’hôtel pour dormir. La nuit était très rapide. Une faim de loup m’a fait sauter du lit à 7 h. Après un bain, j’enfile un pantalon et une chemise en prenant avec moi tous mes documents et mes affaires les plus précieuses. Le viatique du voyageur me revient incessamment. Règle n°1 : «il ne faut jamais faire confiance à quelqu’un». Règle n°2: «prenez tous les mesures de sécurité», etc.
Fouti et Gniri

En arrivant au carrefour Bambéto, j’aperçois des vendeurs de petit-déjeuner entourés par des individus à l’appétit légendaire. Très tôt, ils affrontent avec fierté le « Fouti » (grand bol de riz au gombo et à l’huile de palme) et le « Gniri » (riz à la sauce d’arachide ou à la sauce d’huile de palme). Ce sont les plats préférés des Guinéens qui ne prennent le café qu’aux heures de pointe. «Ils sont plus consistants», nous renseigne Cellou Diallo. «Le café n’est pas riche. Il n’y a rien dedans. On le boit naturellement aux heures de pointe pour se réveiller. Et on se contente seulement d’une petite dose. Mais le matin pour bien démarrer la journée, on mange du Fouti qui nous permet de résister jusqu’à midi et même au-delà », renseigne-t-il. Le spaghetti est aussi bien prisé à Conakry. Ceux qui prennent le café au lait l’associent généralement au pain local avec des omelettes.

Souvenir de violences Un saut au centre ville, dans le quartier Dixinn nous permet de découvrir le stade du 28 septembre où a eu lieu la tuerie en 2009 quand Dadis Camara, à la tête du CNDD était au pouvoir. Le souvenir de cette folle date persiste encore chez les populations. A Cosa, le souvenir d’un autre massacre est ressassé par les populations. C’est le massacre de Cosa qui avait été perpétré par le régime du Général Lansana Conté dans les années 90. Des populations qui refusaient de déguerpir de leurs maisons après sommation avaient été massacrées et leurs maisons détruites par les bulldozers. Le pont du 8 novembre est aussi un haut lieu de mémoire où les populations étaient tombées sous les balles de l’armée de Sékou Touré dans les années 70. La Guinée a vécu tous ces drames, et malgré tout, les braves populations continuent de se battre pour leur survie et leur liberté, au prix de leur vie. C’est le cas du chauffeur récemment tué qui refusait de donner 2000 FG alors que ses papiers étaient en règle.

Telle est la République de Guinée. Malgré les instructions qui avaient été données par le président de la République pour lever tous les barrages, les militaires les ont remis, défiant ainsi la plus haute autorité de l’Etat pour simplement satisfaire leurs besoins financiers. « Il faut s’enrichir à tout prix. Et pour ce faire tous les moyens sont bons », indique un citoyen. Mais cette question soulève plusieurs autres questions. Si les salaires des militaires étaient raisonnables, se seraient-ils comportés de la sorte ? N’est-ce pas la responsabilité de l’Etat de bien payer ses fonctionnaires pour éviter qu’ils soient tentés par la corruption ? Une réponse à ces questions pourrait peut-être aider à soigner le mal qui mine la République de Guinée en particulier et nos états en général.

Sud QUOTIDIEN

Lundi 18 Juin 2012 - 09:51



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