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CARTE INTERACTIVE : où sont enterrés les soldats africains morts pour la France ?





CARTE INTERACTIVE : où sont enterrés les soldats africains morts pour la France ?
La plupart des victimes africaines du Premier conflit mondial reposent donc en France, dans des ossuaires ou des sépultures individuelles. Les choses sont un peu différentes pour les quelque 35 000 soldats du continent tombés pour la libération française durant la Seconde guerre mondiale. Si certains sont enterrés dans des nécropoles de l'hexagone, comme celle de La Doua, près de Lyon, beaucoup sont inhumés dans des cimetières militaires français en Afrique du Nord. "Cela tient au fait que de nombreux combats ont eu lieu dans cette zone, explique Liliane Chanson. Les combattants maghrébins tués pendant cette période ont donc été directement enterrés sur place."

Ces cimetières français à l'étranger sont entretenus par les ministères français des Affaires étrangères et de la Défense. Les services de ce dernier ont par ailleurs mis en place Mémoire des Hommes, un site internet dédié à la recherche des sépultures des soldats morts pour la France. Si vous êtes descendant de "tirailleur", vous pourrez peut-être y découvrir où votre aïeul est enterré.


Cliquez sur les repères pour faire apparaitre les données (nombre de soldats tués, Première guerre mondiale, Seconde guerre mondiale...) de chaque cimetière.

Ces hommes, dont la majorité était des "Tirailleurs sénégalais" - en réalité originaires de l'ensemble des anciennes colonies d'Afrique occidentale et équatoriale française -, sont aujourd'hui quasiment tous enterrés dans des nécropoles ou cimetières militaires en France. Instauré dès 1914, le "droit à la restitution", proposant aux familles de récupérer les dépouilles, a en effet très peu fonctionné avec les soldats africains.

"Cela s'explique pour plusieurs raisons, souligne Liliane Chanson, membre de la direction de la Mémoire, du patrimoine et des archives au ministère français de la Défense. Il y a d'abord le fait que la guerre de 14-18 a été une grande boucherie et que beaucoup de corps n'ont pu être retrouvés ou identifiés. Ensuite, avec les moyens de communication de l'époque, il était aussi difficile de retrouver les familles en Afrique. Enfin, certaines préféraient laisser leurs proches aux côtés de leur frères d'armes, dans une sépulture militaire, plutôt que de les faire rapatrier".

 


 



Des dizaines de milliers d'Africains sont morts pour la France lors des deux guerres mondiales. La plupart sont inhumés dans des cimetières militaires français, situés en métropole et en Afrique du Nord.

C'était il y a près de cent ans. Au cours de l'été 1914, les grandes puissances européennes basculent dans un conflit total et meurtrier : la Première guerre mondiale. Pendant quatre longues années, jusqu'en novembre 1918, elles s'entredéchirent avec les premiers moyens militaires modernes, provoquant une saignée de près de vingt millions de personnes sur le vieux continent. Parmi les victimes, environ 35 000 soldats africains qui ont donné leur vie pour la France.


Ces hommes, dont la majorité était des "Tirailleurs sénégalais" - en réalité originaires de l'ensemble des anciennes colonies d'Afrique occidentale et équatoriale française -, sont aujourd'hui quasiment tous enterrés dans des nécropoles ou cimetières militaires en France. Instauré dès 1914, le "droit à la restitution", proposant aux familles de récupérer les dépouilles, a en effet très peu fonctionné avec les soldats africains.

"Cela s'explique pour plusieurs raisons, souligne Liliane Chanson, membre de la direction de la Mémoire, du patrimoine et des archives au ministère français de la Défense. Il y a d'abord le fait que la guerre de 14-18 a été une grande boucherie et que beaucoup de corps n'ont pu être retrouvés ou identifiés. Ensuite, avec les moyens de communication de l'époque, il était aussi difficile de retrouver les familles en Afrique. Enfin, certaines préféraient laisser leurs proches aux côtés de leur frères d'armes, dans une sépulture militaire, plutôt que de les faire rapatrier".

Avec Jeune Afrique
 


PiccMi.Com

Jeudi 22 Mai 2014 - 19:32



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