contenu de la page



COMMENT L’ETUDIANT BISSAU-GUINEEN JEAN MARIE CABRAL EST MORT A L’HOPITAL : Il n’a pas eu d’assistance médicale, il n’a pas vu un médecin, pas d’opération, la balle non extraite





COMMENT L’ETUDIANT BISSAU-GUINEEN JEAN MARIE CABRAL EST MORT A L’HOPITAL : Il n’a pas eu d’assistance médicale, il n’a pas vu un médecin, pas d’opération, la balle non extraite
ZIGUINCHOR - La réunion de crise, qui s’est tenue, hier, dans la salle de la gouvernance de Ziguinchor entre les autorités administratives, religieuses, coutumières, élèves et étudiants et acteurs du système éducatif de la région sud, a permis de mieux connaître comment se sont déroulés les événements du lundi dernier. Et c’est le directeur de l’institut de formation «Sud-Info», où était inscrit le défunt étudiant Bissau-guinéen du nom de Jean Marie Maiba Cabral, d’en faire la triste révélation. «Je n’ai vu personne à l’hôpital. Quand je suis arrivé aux urgences quelques minutes après, je suis allé frapper à la porte du directeur de l’hôpital. On m’a dit qu’il était absent, mais que son adjoint me rejoindrait immédiatement aux urgences. Mais jusqu’à ce que je quitte l’hôpital avec un cadavre, il n’y avait personne. Le seul médecin que j’ai vu, je l’ai vu lorsqu’il fallait s’occuper de la réquisition de la gendarmerie pour avoir l’autopsie. Il n’a pas eu de médecin, il n’a eu que des infirmiers. J’étais là lorsque tout ce qui a été fait a été fait pour l’essentiel. C’est devant moi que la chemise a été ôtée à ce garçon, donc rien n’a été fait avant à part des radios», confie, très amer, le Directeur. «Le scanner a été fait devant moi. Il m’a été dit qu’il n’y avait aucun organe vital atteint, qu’il n’y avait aucun pronostic vital sérieux et que tout a été en ordre», a regretté hier Alassane Ngom, patron de l’institut. Pire, il dénonce une négligence à l’hôpital avec un décès survenu toujours avec la balle au niveau de l’abdomen pour faute d’opération.

La vie de l’étudiant était entre les mains de deux infirmiers et non des médecins
Contrairement à ce qui était dit, que la victime avait fait un passage au bloc opératoire, notre interlocuteur donne la vérité sur les réelles circonstances du drame. «Ce garçon n’a pas été opéré contrairement à ce que la presse a dit, il n’a été pas eu du bloc opératoire. Ce garçon est mort sur les tables des urgences, il n’est pas mort dans une salle quelconque, il n’a pas été opéré et la balle n’a pas été extraite. On m’avait dit qu’elle peut ne pas être extraite, qu’elle sortira d’elle-même». Bouillant de colère, M. Ngom fulmine : «je tiens à préciser cela, parce que je n’accepterai pas qu’en aucun moment qu’autre chose que la vérité ne soit dite dans cette affaire. J’y veillerai personnellement». Selon lui, «Il y a eu non-assistance au niveau de l’hôpital, je le dis solennellement et j’aimerai que cela soit suivi profondément, qu’on se demande s’il est normal que la vie d’un enfant soit en jeu et que cela soit laissé entre les mains de deux infirmiers. Je l’ai su au moment où je quittais l’hôpital vers 14h. Moi, j’attendais, hier, qu’on appelle les autorités de l’hôpital pour qu’elles nous rejoignent, il y en a eu aucune».

Les étudiants dénoncent le mutisme des autorités dans cette affaire
M. Ngom estime que l’Etat du Sénégal a des moyens qui permettaient de mettre un médecin dans un avion pour venir faire son travail. «Je veux qu’on restaure la signification de la vie humaine. Parce qu’il n’y aura pas de paix tant qu’on ne restaurera pas la signification de la vie humaine. Il faut que nous placions l’homme au centre de tout. On ne fusille pas ses enfants et tant qu’on va procéder comme cela, ça ne marchera pas. Il n’y a pas de solution dans la fusillade de nos enfants», martèle-t-il à l’endroit des autorités présentes pour rétablir la vérité. Rappelons que les étudiants ont dénoncé l’absence des autorités aux côtés de leur camarades qui était sur son lit d’hôpital, alors qu’il avait besoin d’assistance. Ces derniers comptent se faire entendre dans les prochaines heures. En attendant, la ville est sous haute surveillance policière 24h/24.
Idrissa Benjamin SANE (Correspondant)


source: Populaire



Mercredi 18 Janvier 2012 - 23:35



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.










TWITTER
SENEGAL | VIDEO - Thierno Madani Tall reçu par le Khalif des Mourides;Cheikh... | PICCMI https://t.co/pZwHZX5tnN https://t.co/17iabZTm9w
SENEGAL | BARTHELEMY DIAS S’EXPLIQUE, CE MARDI: A peine installée en début de... | PICCMI https://t.co/PqwpvrLqp9 https://t.co/0m6JyAU8g7
SENEGAL | HAUT CONSEIL DES COLLECTIVITES TERRITORIALES: TANOR, LES MAINS LIEES:... | PICCMI https://t.co/VV2cQjULaT https://t.co/wZIfpUWEEU
SENEGAL | MISSIONS DE PAIX DE L’ONU : LE SÉNÉGAL POUR UN RÉAJUSTEMENT DES... | PICCMI https://t.co/XvLaiZPAoG https://t.co/ldK6JzK6UL
SENEGAL | Panne de la chaloupe en pleine mer : GOREE ECHAPPE AU NAUFRAGE -... | PICCMI https://t.co/zLHP61XGsN https://t.co/p0MCryEI5l
SENEGAL | 114ème Gamou de Pire : El Hadj Moustapha Cissé relève les pires tares... | PICCMI https://t.co/7nH27hDgM9 https://t.co/MS9UMT9Fsz
SENEGAL | COMMÉMORATION DU CINQUANTENAIRE DU 1ER FESTIVAL MONDIAL DES ARTS... | PICCMI https://t.co/0jJd7Jvgam https://t.co/LQcWO2wsb9
SENEGAL | LIGUE 1 : LE STADE DE MBOUR BATTU (0-1) À DOMICILE PAR GORÉE: Le... | PICCMI https://t.co/T3em6qhkEf https://t.co/YKWg3zF3PS
SENEGAL | LIGUE 2 : LE DUC PREMIER LEADER: Le Dakar université club (DUC) a... | PICCMI https://t.co/PwvMrdrPEi https://t.co/kro3wWWdsa
SENEGAL | SAHARA OCCIDENTAL : MOHAMMED VI SALUE "LE SOUTIEN INÉBRANLABLE" DE... | PICCMI https://t.co/Gsk6y8uRpW https://t.co/RX7Nzf7CN9