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[ CONTRIBUTION ] Jeune , Africain et Conscient



Salut à tous, Article bou béss pour une nouvelle énergie ! Je disais souvent à un ami que « si on passait plus de temps à sensibiliser qu’à réellement agir pour notre cause, finalement on délaissait notre cause », il m’a alors rétorqué « Oui mais tu perds de vue que sensibiliser, c’est la première action que tu puisses faire pour ta cause »…Ce sont ces paroles qui m’ont fait revenir sur facebook. Loin de moi l’idée de détenir la lumière, je veux juste partager mon énergie et mes quelques recherches avec vous, histoire qu’à mon niveau je puisse jouer un rôle dans l’œuvre plus grande et qui s’étale sur plusieurs générations du retour de l’Afrique sur le devant de la scène. Et en tant que jeune du XXIème siècle (ou du 63ème pour d’autres), je ne peux pas me couper d’un média aussi puissant que facebook pour diffuser mes idées largement inspirées de celles d’anciens comme Sankara, Diop, Nkrumah, Garvey, Cesaire, Malcolm X, Lumumba, Obenga etc. Je rajouterai également que si mes lecteurs peuvent aisément se passer de moi, l’inverse est tout simplement impossible : sans eux je n’existe pas, et mes idées non plus ! Voilà tout est dit…ou presque car comme le dit le vieux père B.B amoureux de la B.A « Nous sommes de retour… »



[ CONTRIBUTION ] Jeune , Africain et Conscient
Cet article est un papier synthétisant mes pensées et celles d’amis lors de nos discussions sans fins sur la situation du monde et en particulier celle de notre continent. Au final , j’ai remarqué que ce sentiment de « On doit faire quelque chose » est assez largement partagé par bon nombre d’entre nous, et sûrement par beaucoup d’anciens lorsqu’ils étaient plus jeunes. Le problème central est que nous sommes rarement capables, seuls ou collectivement, de définir des stratégies efficaces qui nous permettraient de réaliser nos vœux.

Et globalement c’est ainsi que depuis 50 ans (voire plus) que les africains refont le monde sans pour autant que cela ne dépasse le cadre de leurs esprits ou des institutions en carton maché , recyclé et de toutes sortes qu'ils mettent sur pied. Pourquoi avons-nous donc tant de mal à réaliser ou amorcer ce changement et cette réhabilitation que nous voulons tant observer sur notre continent. Mon avis sur cette « énigme » est simple : Manque de formation et d’organisation des jeunes africains. Je n’entends pas formation au sens « Pas assez de diplômés » (car des ingénieurs, des doctorants et des thésards il y’en a des centaines de milliers en Afrique) mais plutôt Insuffisance d’informations sur l’Afrique, son histoire, sa situation mentale, économique, ses grands hommes, leurs réussites et surtout leurs échecs. Terminer sur ce mot échec me permet d’aborder le manque d’organisation c’est à dire la stratégie.

En effet avoir des informations précises sur nos échecs passés ou contemporains nous permettra d’aiguiser nos stratégies. Mais cela n’est pas assez. Nous former sur l’histoire de l’Afrique nous redonnera confiance et envie de peaufiner notre stratégie. S’informer sur les rapports réels qu’entretient l’Afrique avec le reste du monde (partenariats et injonctions économique, pressions diplomatiques, accords militaires etc ) nous permettra de savoir quels sont les mécanismes structurels qui bloquent le « décollage » de l’Afrique et l’enferme dans la spirale de la dépendance. Enfin s’informer sur soi même en tant qu’africain et sur les batailles idéologiques qui font rage dans les milieux universitaires ou médiatiques permettra de lire les données dont on dispose sur l’Afrique et notre propre comportement avec un œil beaucoup plus critique. Tout ceci participe des conditions nécessaires à l‘établissement d’une stratégie viable, réaliste et ancrée dans notre temps pour réaliser clairement notre part du boulot.

Impératif 1 : Se former pour connaitre l’histoire africaine

C’est la base de la base, le début du fondement, la racine de tout. Au jour d’aujourd’hui, et je vous le dis avec la plus grande sincérité, aucun(e) africain(e) voulant sérieusement aider l’Afrique ne peut se permettre de ne pas en maitriser l'évolution historique et civilisationnelle. Aucun…C’est la condition sine qua non à toute future action de notre part. Il faut se former et maitriser notre histoire. Qu’y a-t-il derrière ce mot « se former » ? C’est lire une vingtaine de bouquins qui sont écrits essentiellement par des africains (je me demande par exemple en ce qui concerne l’histoire de Chine si les chinois lisent beaucoup de livres écrits par des historiens non-chinois…). Ces livres sont surtout – c’est cela qui est important – fouillés, sourcés et rigoureux dans les éléments qu’ils apportent à la défense de leurs thèses. Je partage donc cette liste d’ouvrage avec vous :

Nations nègres et Culture – Cheikh Anta Diop
(Problèmes culturels de l’Afrique, L’origine négro africaine de la civilisation egyptienne, preuves linguistiques, archéologiques, picturales, comparaison anthropologique avec le reste de l’Afrique Noire etc)

L’antiquité africaine par l’image – Cheikh Anta Diop
(Livre traduit en wolof, français et pulhar, illustrations de l’histoire africaine à travers des images ou de documents picturaux sur l’Egypte antique, son organisation sociale, les sciences et la préhistoire africaine.)

L’Afrique Noire précoloniale - Cheikh Anta Diop
(Décryptage des grands empires d’Afrique de l’Ouest, Organisation militaire, Sociale, Politique, Décryptage socialogique des sociétés africaines précoloniales)

L’Unité culturelle de l’Afrique noire - Cheikh Anta Diop
(Mise en lumière du Matriarcat africain et des différences culturelles profondes entre le berceau méridional africain et le berceau septentrional indo-européen)

Les fondements économiques et Culturels d’un Etat fédéral d’Afrique Noire - Cheikh Anta Diop
(Projet politique sur le panafricanisme avec recensement des richesses minières, fossiles et énergétiques, Solutions d’enseignement pour les systèmes éducatifs africains etc)

Antériorité des civilisations nègres : Mythe ou Réalité historique ? – Cheikh Anta Diop
(Analyse de l’origine négro africaine de la civilisation égyptienne, nouvel apport d’éléments de preuve)

Civilisation ou Barbarie : Anthropolgie sans complaisance – Cheikh Anta Diop
(Œuvre finale de Cheikh Anta Diop, résumé de 30 années de recherches.Analyse anthropologique des civilisations et société africaines, mise à jour des connaissances sur l’Egypte Antique, Retraçage des grands traits culturels communs à l’Afrique Noire et situant leur source dans le bassin nilotique antique)

La férocité blanche, ces génocides occultés de 1492 à nos jours - Rosa Amélia Plumelle Uribe
(Analyse de la traitre négrière européenne, de la destruction des indiens d’Amérique, de l’apartheid et de la Shoah, leurs fondements idéologiques, documents officiels de l’époque, témoignages de contemporains)

Les Africains ont-ils vendu leurs frères Antillais ? - J.Charles Coovi Gomez
(Livre traitant de la traite négrière européenne, témoignages de négriers et d’esclaves, analyse de la question de l’esclavage et de son origine)

Reines d’Afrique et Héroines de la Diaspora Noire – Sylvia Serbin
(Portraits depuis l’antiquité de Ta Mery (Egypte Antique) jusqu’à l’époque contemporaine des femmes qui ont fait l’histoire de l’Afrique et de sa diaspora, en la bâtissant ou en la défendant)

Blacks in Science – Ivan Van Sertima
(La place de l’Afrique dans l’origine des sciences dures abstraites(mathématiques, physique), appliquées (architecture, génie civil, astronomie, médecine) et les inventions faites par des savants africains ou de la diaspora de l’antiquité à l’époque contemporaine)

They came before Colombus – Ivan Van Sertima
(Recensement de tous les élements de preuves (archéologiques, agricoles, architecturaux, religieux et oraux attestant d’une presence millénaire des noirs sur le continent américain depuis la haute Antiquité jusqu’à l’arrivée de Christophe Collomb en 1492)

Afrique centrale précoloniale – Théophile Obenga
(Comme pour l’Afrique Noire Précoloniale de C.Anta Diop qui traite plutôt de l’Afrique de l’Ouest, ce livre dresse le portrait historique et civilisationnel de l’Afrique Noire précoloniale, en se concentrant cette fois sur l’Afrique centrale).

Origine commune de l'Egyptien ancien, du Copte et des langues Négro-Africaines modernes – Théophile Obenga
(Ouvrage de linguistique historique, démontrant la parenté génétique de toutes les langues négro africaines entre elles, mais aussi avec les langues antiques du bassin nilotique. Il permet de casser une barrière mentale de plus, celle des diversités ethniques que l’on pense exister depuis toujours)


Cette liste n’est pas exhaustive, loin de là mais il s’agit de volumes indispensables pour se former sur l’histoire africaine. Cette formation sur l’histoire permet d’abord à quiconque qui l’effectue, de se libérer mentalement d’une multitude d’idées préconçues sur l’Afrique, idées qu’il a accumulées depuis l’enfance et à travers sa formation scolaire. Secundo, des livres comme l’Afrique Noire Précoloniale et L’unité Culturelle de l’Afrique Noire vous font prendre conscience d’une donnée très importante et quasi inexistante chez un N.I.R (Un africain non formé lol) : cette donnée est que l’ensemble de l’Afrique, noire en particulier, partage un patrimoine culturel beaucoup plus fort que les traditionnelles « solidarité », « joie de vivre » etc que l’on cite souvent. Cela vous permet également de dépasser votre sentiment de nationalisme. Et vous pouvez pas savoir comment on se sent bien d’aimer son voisin malien, burkinabé, ivoirien etc.

PS : Je n’ai pas encore lu tous les livres suscités. Cette liste n’est donc pas une dictature de mes lectures mais plutôt une liste de références souvent rencontrées lors de recherches sur l’histoire africaine en général. Ils font office de références, que ce soit dans les milieux universitaires africains voire dans des organismes tels que l’Unesco pour certains.

Impératif 2 : Se former pour comprendre les situations politique, économique et mentale contemporaines de l’Afrique

Voilà la deuxième étape du volet formation. Il consiste en un mix entre histoire contemporaine (XXème siècle) et sujets politiques comme les indépendances, les grands leaders, les dictatures, les institutions internationales ou de sujets plus psycho-sociaux tels que l’influence des médias et l’aliénation culturelle (ce mot fait peur à beaucoup de personnes, pourtant il signifie tout simplement ce qui nous est arrivé : Eloignement de Soi) . Ce travail de mise à jour précise sur l’Afrique des 50 à 100 dernières années vous permettra de réellement lire l’actualité avec un nouveau point de vue, plus froid, moins policé. Loin de tous les discours convenus des politiciens et des so called « reportages » de spécialistes dont on ne sait pas ils sont spécialistes de quoi.

Voici donc une deuxième liste d’ouvrage indispensables pour comprendre l’Afrique d’aujourd’hui.

La Françafrique – François Xavier Verschave
(Ce livre explique la face cachée de la politique étrangère de la France en Afrique des indépendances aux années 90. Toutes les régions ou presque de l’Afrique sont traitées, le rôle de l’armée française y est décrit, le massacre des bamilékés au Cameroun dans les années 60, les coups d’Etat et assassinats organisés au Togo, Au Zaire, Au Burkina, l’appui à Omar Bongo Ondimba etc. Description des réseaux foccart, pasqua, role de l’extrème droite française etc)

Noir Silence – François Xavier Verschave
(Suite de « La Françafrique », Noir Silence traite en profondeur les guerres et les circuits financiers occultes du pétrole et des minerais, en particulier en Sierra Léone lors de la guerre civile , de même qu’au Congo Brazzaville ainsi qu’en Angola, il parle également du génocide rwandais et du soutien logistique et militaire apporté par l’Etat français aux génocidaires extrémistes hutu etc)

60 Questions, 60 Réponses sur la Dette, le FMI et la Banque Mondiale – D.Millet et E.Toussaint
(Ce livre montre comment la banque mondiale et le FMI, les deux principales institutions économiques internationales, mettent en place des plans de financement qui entrainent l’Afrique dans un endettement permanent et structurel)

La Chinafrique - Serge Michel
(Rapports économiques de la Chine avec l’Afrique. Toutes les régions du continent où les chinois sont installés sont traitées dans ce livre. Illustrations très nombreuses et chiffres sur les investissements chinois sur le continent)

Le FCFA et L’Euro contre l’Afrique – Nicolas Agbohou
(Ce livre traite de la zone CFA et décrypte de manière minutieuse le fonctionnement institutionnel de cette monnaie, ainsi que son mécanisme de fonctionnement avec comptes d’opération, arrimage à l’euro, surévaluation du CFA etc. l’auteur y propose la création d’une monnaie continentale)

Peaux noires, masques blancs – Frantz Fanon
(Analyse de l’aliénation culturelle dans les antilles et en Afrique Noire. L’auteur y décrypte plusieurs sujets sous l’œil de la psychanalyse. Livre référence dans le genre)

L’impératif afrocentrique – Ama Mazama
(Dans la lignée de « L’Afrocentricité » de Molefi Asente, ce livre de Ama Mazama explique en détail l’idée selon laquelle aucune solution viable pour l’Afrique ne pourra être proposée par les africains tant que ces derniers seraient enfermés dans un paradigme autre qu’africain, en particulier occidental. Il traite de la question des valeurs africaines, de la diaspora africaine et de la lecture de l’Histoire de l’Afrique)

Kwame Nkrumah Autobiographie – Kwame Nkrumah

Thomas Sankara Parle – Michel Prairie
(Recueil de 30 discours originaux de Thomas Isodore Sankara , président de la République du Burkina Faso de 1983 à 1987.)

Appel à la Jeunesse africaine – Théophile Obenga
(Réquisitoire pour un sursaut de la jeunesse africaine, ce livre explique les enjeux du monde actuel tels qu’ils sont vus par l’un des plus éminents historiens, linguiste et philosophe africain Théophile Obenga)

Du cheveu défrisé au cheveu crépu – Juliette Smeralda
(Livre traitant de l’influence médiatique et du processus historique et mental ayant poussé au rejet du cheveu crépu par les femmes noires d’Afrique et de la Diaspora. On commence à le lire avec un tissage et on finit avec des dreadlocks et ce n’est (presque) pas une blague)


Après ces bouquins, vous serez des gens encore plus conscients des causes ayant favorisé l’installation et la pérennisation d’une telle situation d'échec sur le continent car vous connaitrez entre autres les erreurs commises par nos anciens leaders. Vous comprendrez également les raisons profondes de certains comportements observés sur chacun d’entre nous et enfin vous lirez autrement l’information politique et économique sur l’Afrique.

PS : Ne pas oublier également, afin de bien s’ancrer dans nos réalités étatiques d’aujourd’hui de connaitre l’histoire économique et politique récente de nos pays respectifs. Car c’est bien de savoir plein sur l’Afrique, son antiquité, le FMI, les complexes inconscients, les empires etc , mais c’est encore mieux lorsqu’on connait le cadre actuel de nos Etats et les hommes et femmes qui les ont faits, sa température politique, ses réalités sociales etc.

Impératif 3 : Vulgariser l’information et les éléments de sa formation autour de soi

Sur facebook, cet acte de vulgarisation est très simple à faire, une amie le maitrise à merveille d’ailleurs : il s’agit d’aller sur youtube ou google vidéo, de taper un de noms d’auteur qui figurent dans les listes ci-dessus, vous copiez le lien et vous le publiez sur votre mur ou sur le mur d’amis. Ça n’a l’air de rien mais c’est très efficace, les conférences, mini documentaires etc sont plus en phase avec nos habitudes médiatiques d’aujourd’hui. Seulement on ne doit pas s’en arrêter là, ils doivent pousser à une formation plus approfondie à travers des références bibliographiques comme celles que je vous ai présentées plus haut.

Pour ceux qui le peuvent, qui aiment écrire et qui en ont le temps, ne pas hésiter à écrire des articles synthétiques sur toutes ces choses là (l’Histoire, l’économie, les figures politiques etc). Cela vous permettra de « réveiller » quelques personnes qui à leur tour, après leur phase de formation en réveilleront d’autres, qui à leur tour feront de même jusqu’à ce que l’on atteigne une masse critique d’africains plus ou moins conscients et détenant à peu près tous les mêmes informations sur l’Afrique. Ces personnes formées vous permettront également d’aiguiser vos recherches : la notion d’émulation est un état d’esprit à intégrer si l’on veut s’en sortir et sortir nos pays de ce marasme chronique.

Vous pouvez également faire la promotion de l’histoire africaine et sa construction politico-économique à une échelle plus large, comme dans les associations ou en organisant des conférences etc. Cela demande beacoup de temps, de logistique et de coups de téléphone. Mais cela est quasiment indispensable.

PS : Parlez en tout le temps et sans relâche à vos plus proches amis, même s’ils font une overdose de vos « prises de tête avec l’Afrique », ils pourraient parler de vous à une autre personne de leur réseau d’amis. Cette personne pourra alors être intéressée par vous, car elle lutte pour la même cause. Cela permet de réunir les énergies plus vite et cela grâce à des personnes qui n’étaient pas intéressées par vos paroles à la base. C’est du social networking, un peu comme quand vous tagguez quelqu’un sur facebook sauf que cette fois ci , tout cela est bel et bien réel.

Impératif 4 : Elaborer des stratégies et S’organiser

Après les volets formation et vulgarisation, nous voilà maintenant arrivés au thème de la stratégie et de l’organisation. Rien de bien grand derrière ces deux mots, il faut juste être conscient que chaque action de chaque individu, conscient, formé et solide permet de rétablir une situation mentale et économique acceptable chez nous. En attendant que le redressement arrive sur le champ politique.

Il faut former des associations, des cercles de réflexion et monter des projets où la plupart des personnes participantes sont des gens formés. Cela garantit même l’efficacité de votre action car on agit mieux en maitrisant le terrain où l’on intervient. Je dis bien maitriser et non « connaitre dans les grandes lignes ». Une des valeurs cardinales de nos ancêtres proches ou lointains était la rigueur, l’intransigeance. Nous vivons à l’époque de la « synthèse de pensée », du « avoir à peu près une vision globale du problème » etc. Cette mentalité n’est pas acceptable chez un africain conscient de l’urgence de la cause. Rigueur, encore et toujours…C’est une vertu qu’il nous faut retrouver, surtout quand il s’agit de nous connaitre nous même, notre histoire, nos échecs,nos réussites, notre économie, notre poids géopolitique réel etc.

L’élaboration de la stratégie se fera selon vos centres d’intérêts et selon la part du boulot que vous vous serez fixés. L’avantage à être formé c’est que vous ne tergiverserez plus dans des débats sans fin car vous plus vous aurez d'information factuelles moins vous vous éparpillerez en conjectures et en discours idéalistes. Vous ne vous découragerez plus de certains échecs, vous comprendrez les gens non formés qui vous mettent des bâtons dans les roues. Mentalement vous serez indestructible, moi qui suit loin d'avoir fini ma formation d'africain conscient, j'ai très peu de doutes sur mon engagement actuel et futur pour l'Afrique. Je souhaite vous voir me rejoindre. En étant formés, vous serez non pas quelqu’un qui veut faire quelque chose pour sa terre, mais plutôt quelqu’un qui s'oblige à faire quelque chose, quelqu'un qui doit faire quelque chose. Vous ne serez pas quelqu’un qui aime seulement son pays et son continent, mais plutôt un soldat qui doit accomplir son travail. Le doute ne vous habitera plus…Vous n’aurez plus le temps de réagir aux actes, gestes ou paroles racistes, xénophobes etc parce que vous saurez que vous avez des pays et un continent à rebâtir. Chacun dans son domaine, qu’il soit artiste, économiste, membre d’une association, entrepreneur ou futur politicien doit absolument acquérir cette formation historique, économique, sociologique et politique sur l’Afrique. Aucune paresse ne nous est accordée, le jeune africain et la jeune africaine d’aujourd’hui ne peuvent pas se permettre d’avoir des connaissances limitées à leur seul domaine de formation scolaire. Il faut certes être ingénieur, économiste, expert comptable etc mais Il ou elle doit avoir une vision transversale et froide de la situation continentale afin d’agir en coordination (même si celle-ci n’est pas explicite) avec ses congénères impliqués dans d’autres domaines.

Je vais enfin m’adresser à ceux qui se sentent une âme de créateur voire à ceux qui ne sentent pas cette âme en eux. Il faut absolument créer des entreprises, partout où vous êtes (Amérique du Nord, Afrique, Europe). Il faut avoir cet état d’esprit de fourmi travailleuse. N’ayez pas peur de vous lancer dans des projets d’entreprises où , et c’est important, vous ciblerez un noyau de consommateurs africains et où vous emploierez des africains. Certains appellent ça du communautarisme mais cela garantit la redistribution de la richesse parmi nous et si vous voulez franchement mon avis : on s’en fout de ce qui se dit ici et là, chacun prêche pour sa paroisse : c'est comme cela que le monde fonctionne aujourd'hui. Il faut se réveiller sinon on va rater le train de l’histoire et nos enfants nous en voudrons !

Formez-vous et organisez vous ! C’est cela, il n’y a pas d’autre voie car "if you don't stand for something, you will fall for anything" - Malcolm X


Par : Fary Ndao
Blog : Faryndao.blogspot.com

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Lundi 23 Août 2010 - 12:29



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