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CROISIERE OU CINEMA DU DIMANCHE- Grigris de Mahamat-Saleh Haroun, l'histoire d'un jeune Tchadien qui se bat pour la survie ...


PICCMI.COM- C'est un film de Mahamat-Saleh Haroun du Tchad, sorti en France en 2013. Reçu dans la sélection officielle de Cannes 2013, "Gris Gris" a ainsi valu à son réalisateur le Prix Vulcain pendant cette édition.




CROISIERE OU CINEMA DU DIMANCHE- Grigris de Mahamat-Saleh Haroun, l'histoire d'un jeune Tchadien qui se bat pour la survie ...
SYNOPSIS

Alors que sa jambe para­ly­sée devrait l’exclure de tout, Grigris, 25 ans, se rêve en dan­seur. Un défi. Mais son rêve se brise lors­que son oncle tombe gra­ve­ment malade. Pour le sauver, il décide de tra­vailler pour des tra­fi­quants d’essence...

CRITIQUE

Grigris, le der­nier film du Tchadien Haroun, relate les mésa­ven­tu­res d’un dan­seur han­di­capé qu’un fâcheux concours de cir­cons­tan­ces va pous­ser dans les bras d’un caïd du trafic d’essence à Ndjamena.

On est loin, dans gri­gris, des écueils du cinéma cale­basse. Le film nour­rit au contraire son atmo­sphère d’une urba­nité tout assu­mée et explore les méan­dres de la vie noc­turne d’une capi­tale que l’on appré­hende par ses aspects les plus obs­curs : tra­fics, vio­lence, absence de soli­da­rité, misère et pros­ti­tu­tion com­po­sent la trame de fond de cette fres­que hyper contem­po­raine.
En sui­vant les che­mins de tra­verse qu’emprunte son héros Grigris, Haroun appro­fon­dit son étude de la nature humaine. Il conti­nue aussi de nous en livrer sa vision ambi­guë.

Il reste tou­jours une lueur d’espoir dans les films d’Haroun, mais on ne peut pour­tant s’empê­cher de se sentir très déses­péré par sa façon de raconter des his­toi­res. Les per­son­na­ges de Grigris for­ment une gale­rie de pro­fils très divers que sem­blent ras­sem­bler une forme de désen­chan­te­ment. Ils sont dépeints de manière brute, fron­tale ; sans juge­ment mais par­fois aussi sans ten­dresse.
Qu’il s’agisse de Grigris, de Mimi, de Moussa ou du beau-père - dont l’état de santé est l’élé­ment déclen­cheur du film noir -, les pers­pec­ti­ves qui s’offrent à eux parais­sent bien som­bres et limi­tées. Peut-on avoir la moin­dre influence sur le cours des choses ? Pas évi­dent dans le monde selon Haroun où même celui qui a su domp­ter son han­di­cap et créer la beauté de ce qui était le défaut semble en tirer bien peu d’avan­ta­ges.

LE REALISATEUR

Né en 1960 à Abéché, au Tchad, il vit en France depuis 1982. Il a étudié le cinéma et le jour­na­lisme en France. Il se fera connaî­tre avec Bye bye Africa en 1999, avec lequel il obtint le Prix du Meilleur pre­mier film à la Mostra de Venise. Le réa­li­sa­teur est déjà venu sur la croi­sette à la Quinzaine des Réalisateurs avec Abouna en 2002, film qui a par ailleurs reçu plu­sieurs prix spé­ciaux au Fespaco 2003. Mais c’est avec Daratt, saison sèche, Prix spé­cial du Jury au fes­ti­val de Venise en 2006 et Etalon de bronze au Fespaco 2007 qu’il se fait réel­le­ment connaî­tre sur la scène inter­na­tio­nale. Un homme qui crie son qua­trième long-métrage a reçu le Prix spé­cial du jury à Cannes 2010 et l’Etalon d’argent au Fespaco 2011. Il est pour la 2eme fois en com­pé­ti­tion offi­cielle en 2013 à Cannes avec Grigris.




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