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Cinéma : La Croisette africaine du Festival de Cannes





Cinéma : La Croisette africaine du Festival de Cannes
Le Continent revient en force au 65e Festival de Cannes, qui a démarré mercredi dernier, et ce, jusqu’au 27 mai prochain. Pas moins de trois films africains y sont présentés, dont un en compétition officielle pour la Palme d’or.

L’Afrique s’offre un retour en grâce au 65e Festival de Cannes. Trois films réalisés par des cinéastes du Continent figurent dans la sélection officielle de 54 longs métrages, issus de 26 pays, dévoilée depuis le 19 avril. Après la bataille de Yousry Nasrallah est en lice pour la prestigieuse Palme d’or. Le réalisateur égyptien s’y interroge sur l’après-révolution dans son pays, à travers la rencontre entre une militante de la place Tahrir et l’un des hommes de main envoyé par Moubarak pour mater les manifestants. Toutes sélections confondues, c’est la quatrième fois que Nasrallah présente un film à Cannes depuis Vols d’été en 1988, à la quinzaine des réalisateurs. Il devra affronter des pointures du cinéma international, tels que le Français Jacques Audiard en lice pour De rouille et d’os, le Canadien David Cronenberg avec Cosmo­polis, ou l’Anglais Ken Loach pour La part de l’Ange.

Parmi les 17 films en compétition dans la catégorie Un certain regard concourra également Les chevaux de Dieu du Marocain Nabil Ayouch, qui traite de la jeunesse désœuvrée enrôlée par les islamistes. Enfin, le cinéma subsaharien n’est pas en reste, puisque La pirogue du Sénégalais Moussa Touré est également en compétition.

Nanni Moretti et Bérénice Béjo à l’honneur

Thierry Frémeaux, le délégué-général du festival, a précisé que : «tous les films de la sélection sont des avant-premières mondiales». Le festival de Cannes a été donc ouvert par la maîtresse de cérémonie, l’actrice franco-argentine Bérénice Béjo, césarisée pour son rôle dans The Artist. D’ailleurs lors de cette cérémonie, les festivaliers ont pu visionner un montage de films du cinéaste Italien Nanni Moretti, le président du jury.

Aucun réalisateur africain n’a reçu de Palme d’Or depuis 1975, (Chroniques des années de braise de l’Algérien Mohamed Lakhdar-Hamina), ni de Prix du Jury depuis 2010 (Un homme qui crie du Tchadien Mahamat Saleh Ha­roun). En réalité, avec Souleymane Cissé en 1987 (Yeelen), et Idrissa Oué­draogo en 1990 (Tilaï), ils ne sont que quatre Africains à avoir été récompensés à Cannes. Espé­rons que cette année, ce soit le cas !

Le Quotidien

Vendredi 18 Mai 2012 - 15:32



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