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DIATOU CISSE BADIANE, SECRETAIRE GENERAL DU SYNPICS «La presse sénégalaise jouit d’une grande liberté… »





DIATOU CISSE BADIANE, SECRETAIRE GENERAL DU SYNPICS «La presse sénégalaise jouit d’une grande liberté… »
La presse sénégalaise jouit d’une «grande liberté» comparée à celle d’autres pays d’Afrique. Toutefois, cette liberté de la presse est parfois menacée voire violentée. Diatou Cissé Badiane dixit. Le Secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal s’exprimait à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse hier jeudi 3 mai à Dakar.

«Je pense qu’on peut être d’accord sur le constat suivant : la presse sénégalaise jouit quand même d’une grande liberté», comparée à celle d’autres pays africains. C’est le constat de la Secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics).

Diatou Cissé Badiane qui s’exprimait hier, jeudi 3 mai 2012 à Dakar, en marge de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse dont le thème est «Les nouvelles voix : la liberté des médias aide à transformer les sociétés», en veut pour preuve ce qui se passe chez des voisins immédiats du Sénégal. «Comparaison n’est pas raison, c’est vrai, mais si vous voyez ce qui se passe à côté en Gambie, je pense comme on le dit, il n’y a pas de comparaison possible».

Toutefois, la Secrétaire générale du Synpics reconnait des manquements, à savoir les menaces et violences qui entament cette liberté de presse dans notre pays. «Maintenant, cette liberté de la presse est parfois menacée, parfois violentée. Mais, je pense que ça, c’est dans l’ordre normal des choses. Nous faisons un métier qui ne plait pas toujours à tout le monde et il est normal qu’il y ait des mécontentements face à une production médiatique», précise Diatou Cissé Badiane.

Selon elle, ces menaces à la liberté de presse ne proviennent pas toujours de l’extérieur, mais elles peuvent être internes notamment la perte de crédibilité, le non respect de l’éthique et la déontologie, etc. «La menace, ce n’est pas toujours les autres, elle peut venir aussi de nous. Lorsque nous avons des pratiques professionnelles qui sont en conflit entre l’éthique et la déontologie, lorsque nous perdons de la crédibilité, nous générons également une fragilité de la liberté de la presse», souligne-t-elle.

Malgré toutes ces entraves, souligne la Secrétaire général du Synpics, le «plus important», c’est qu’au Sénégal, les journalistes ont «encore au moins la possibilité de titrer et d’écrire comme ils veulent». Et d’ajouter: «Maintenant, cela dit, toutes les libertés sont fragiles, sont précieuses et il faut en prendre soin». C’est pourquoi «il est temps que la liberté de la presse soit perçue non pas seulement en fonction des menaces exogènes venant des autres, mais également aux menaces endogènes liées un peu aux pratiques professionnelles», conseille Diatou Cissé Badiane.

La journée mondiale de la Journée de la presse est organisée au Sénégal par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), en collaboration avec le ministère sénégalais de la Communication et des TIC. La manifestation est marquée par une conférence /débat sur deux thèmes : «Le rôle de la presse dans la consolidation de la démocratie», «La presse en ligne et les réseaux sociaux face au défis de la déontologie et de l’éthique journalistique».

Sud Quotidien

Vendredi 4 Mai 2012 - 08:53



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