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FESTIVAL « NJOTTONDIREN » : La culture poular magnifiée



La salle de cinéma Awa, à Pikine, a abrité le festival « Njottondiren » le week-end dernier. Les organisateurs ont tiré un bilan satisfaisant de cette dixième édition. Ils invitent les partenaires à s’intéresser davantage à l’événement pour une meilleure promotion de la langue et de la culture poular.



FESTIVAL « NJOTTONDIREN » : La culture poular magnifiée
La foule des grands jours s’est massée devant le cinéma Awa de Pikine dès les premières heures de l’après-midi du samedi 17 juillet dernier. Un public disparate qui tient à assister au festival « Njottondiren, sept heures de musique tradi-moderne en pulaar », un événement qui fête ses dix ans d’existence. Les festivaliers ont quitté les quartiers lointains de Dakar pour témoigner leur attachement à ces retrouvailles culturelles initiées par Oumar Doro Koumé, animateur à la radio Top Fm. L’événement, riche en symboles et en images, est une occasion pour les jeunes musiciens de monnayer leurs talents. Au programme, il y avait une trentaine d’artistes. Diverses sonorités poular ont marqué cette édition, des prestations musicales aux récitals de poèmes, en passant par des sketches portant sur des thèmes d’actualités comme la cherté de la vie et la parité. Les parrains de cette année étaient Abdoulaye Elimane Dia et la responsable politique du Parti socialiste, Aïssata Tall Sall.

L’idée du festival est née du premier anniversaire de l’émission « Dounial e déhré » qu’Oumar D. Koumé animait à la radio Oxy-Jeunes de Pikine. Et après dix éditions, les objectifs sont atteints. « Il était question de faire la promotion de notre langue et de notre culture, de permettre aux jeunes artistes de s’exprimer, de se rappeler les pionniers de la musique poular, de se familiariser avec les acteurs du théâtre et de trouver un cadre d’échange avec les animateurs de radio. Nous nous réjouissons des acquis », explique l’initiateur. Il compte décentraliser la manifestation pour en faire bénéficier les autres régions du pays. « Le festival a eu lieu dans presque tous les départements de Dakar, dans des lieux comme le Complexe Léopold Sédar Senghor, le Théâtre de Verdure, etc. Et il est bien possible de l’organiser dans les autres régions », explique-t-il.

M. Koumé déplore juste le manque de moyens auquel lui et ses collègues sont confrontés. « L’argent est à la base de la réussite de toute manifestation, notamment culturelle. Au début c’était très difficile, mais nous essayons de nous débrouiller. De plus en plus de personnes commencent à comprendre nos objectifs et nous soutiennent financièrement », se réjouit-il, tout en s’indignant du manque d’intérêt de la part des sponsors. Sur le choix du nom « Njottondiren », il indique que le succès de tout événement est lié à la qualité des relations humaines qu’entretiennent les différents acteurs. « Il faut qu’il y ait un partage, un échange et une solidarité entre les individus pour qu’ils puissent relever les véritables défis », poursuit-il. Selon lui, le festival a permis à de nombreux artistes de réaliser leur première production.

SOULEYMANE DIAM SY

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Vendredi 23 Juillet 2010 - 07:51



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