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Financement de l’audiovisuel public en Afrique : Le Sénégal à la traîne ( VIDEO )





Financement de l’audiovisuel public en Afrique : Le Sénégal à la traîne ( VIDEO )
La question du financement de l’audiovisuel public suscite encore des débats. Car, pour les journalistes participant à la table ronde organisée par le groupe Futurs médias samedi, c’est un paradoxe pour un pays réputé très démocratique d’être devancé par le Cameroun, le Bénin, la Côte d’Ivoire et même la Gambie sur le financement de l’audiovisuel public.

Le Sénégal est dépassé par beaucoup de pays africains dans le domaine de la communication pour un pays cité en exemple en matière de démocratie. C’est le paradoxe soulevé par le journaliste, Mactar Sylla. Pour l’ancien directeur général de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (Rts), «Le Sénégal a une histoire dans tous les domaines, sauf dans la communication, il y a un gap qui fait que nous sommes dépassés par beaucoup de pays africains». Selon lui, le secteur des médias doit être pris en considération, au même titre que la santé, l’énergie ou l’habitat. Parce que, renseigne-t-il au cours d’une table ronde, «la communication est une activité économique essentielle dans un pays. La presse est fondamentale et transversale». Le Sénégal est à la traîne en matière de financement de l’audiovisuel tant public que privé par rapport aux autres pays africains.

«Au Cameroun, la télévision publique a un budget annuel de 21 milliards de francs Cfa, en Côte d’Ivoire, la Radio-télévision ivoirienne fonctionne avec un budget de 16 milliards de francs Cfa, au Bénin, c’est 12 milliards alors que la Rts ne se contente que d'un maigre budget de trois milliards, au maximum», fait savoir Madiambal Diagne, Pdg du groupe Avenir communication et président du Collectif des éditeurs et diffuseurs de presse du Sénégal. Il a participé à la table ronde sur le thème «Projet de code de la presse : Quel financement pour le secteur audiovisuel au Sénégal», organisée par le groupe Futurs médias dans le cadre de son dixième anniversaire. «Même la Gambie dépasse le Sénégal en matière de financement de l’audiovisuel public», révèle la directrice de la télévision nationale, Gnagna Sidibé sans pour autant donner le montant du financement de ce pays voisin. Selon Les participants, la presse est considérée au Sénégal comme un accessoire qui vient couvrir les évènements, au gré des circonstances.

Ils invitent à un investissement soutenu pour avoir une presse de qualité au Sénégal. «La Rts tire 70 % de ses ressources dans le marché publicitaire, ce qui est totalement en déphasage avec sa mission de service public», a estimé le directeur de la communication, Pape Atou Diaw. Des propositions sont contenues dans le projet du Code de la presse que l’ancienne législature a refusé d’examiner. Dans le document, le financement de l’audiovisuel public se ferait à partir des flux dynamiques provenant des télécommunications ce qui permettrait aux médias privés de capter les ressources du marché publicitaire. Certains participants ont préconisé un toilettage juridique pour donner un nouveau souffle aux entreprises de presse, notamment le Code de la publicité qui date de 1984.


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Jeudi 6 Septembre 2012 - 17:43



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