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KAZU RAJAB OU LE MAGAL DE SERIGNE FALLOU :Le Chérif de Ndindy célébré dimanche



L’année 1968 est la dernière qu’il a passée dans ce bas monde. Ce fut un lourd 6 août ! Serigne Fallou, deuxième khalife de Bamba sur terre venait d’accomplir la mission à lui dévolue, par son vénéré père et guide, à la tête de la communauté musulmane. Quarante-trois ans après, cette même communauté et sa descendance se rappellent encore du Chérif de Ndindy dont l’anniversaire de la naissance sera célébré ce dimanche 17 juin 2012.



KAZU RAJAB OU LE MAGAL DE SERIGNE FALLOU :Le Chérif de Ndindy célébré dimanche
Fallou Awa Bousso ! Mbacké et Mboussobé de la régence chérifienne qui a donné ses imams à la grande mosquée de Touba, Cheikh Mohamad Fadel Mbacké, devenu Serigne Fallou pour les fidèles, est un guide de rêve. Chez ce fils et disciple de Bamba, tout est exceptionnel. Sa naissance d’abord, le 27e jour du mois lunaire de Rajab, coïncide avec l’anniversaire du voyage nocturne du Saint prophète Mouhammad (Psl). Ce fut en 1888 à Darou Salam. Pour son père Bamba, cette naissance était d’abord et surtout, un agrément du Seigneur, une infinie grâce. Pour les musulmans, mais aussi pour les autres communautés. Grand érudit dont l’éducation a été parfaite par son vénéré père, Serigne Fallou, était également un excellent poète, doublé d’un calligraphe hors pair. Voilà qui explique sans doute la quarantaine de copies du Coran à son actif, dont les vingt-huit ont directement été offertes à Serigne Touba sous forme de don pieux encore appelé « Adiya ».

Un bon talibé.

Sa naissance dorée, il l’avait littéralement « vendue » à son père pour devenir un « talibé » de celui-ci, avant de lui remettre le prix de la « transaction » en « Adiya ». Bon talibé, Serigne Fallou l’a été et l’a demeuré même après le rappel à Dieu de Serigne Touba. En effet, de son frère aîné qui fut le premier khalife de Bamba, Serigne Fallou fut également un ami, un confident et surtout un disciple. À cet égard, la tradition raconte que c’est sur le « ndigël » de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké qu’il accomplit son célèbre pèlerinage à La Mecque. Ce pèlerinage, fort de symboles et riche en enseignements, était en réalité, la concrétisation d’un vœu de Bamba lui-même. Les péripéties de ce voyage effectué en 1928 furent tellement quasi miraculeuses, que la communauté mouride n’est pas loin de croire que Serigne Fallou est en réalité une réincarnation de Serigne Touba. À juste titre sans doute ! Car, de son père et guide, Cheikh Ahmadou Bamba, Serigne Fallou n’a laissé que le grade de Khadimou Rassoul. Et encore…

Le khalifat de la providence.

En 1945, Serigne Fallou, devenu second khalife de Touba, plonge corps et âme dans la poursuite des travaux de la Grande Mosquée. Il eut l’insigne bonheur, le vendredi 7 juin 1963, d’en procéder à l’inauguration et d’y diriger la première prière. Ce fut en présence du président Léopold Sédar Senghor, de l’ingénieur Gaston Scatina, du député Lamine Guèye, de Doudou Thiam alors ministre sénégalais des Affaires Etrangères, de Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh, de Thierno Seydou Nourou Tall, de Cheikh Ibrahima Niasse, de Serigne Mouhamadou Bassirou Mbacké Khadimou Rassoul, de Serigne Cheikh Mbacké « Gaïndé Fatma » et de feu Amadou Lamine Diène (imam de Dakar), entre autres personnalités. Depuis, cette Grande Mosquée dont la première pierre fut posée en février 1932, en présence de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, ne cesse de grandir de façon exponentielle et constitue l’un des repères phares du Mouridisme. Ce premier chantier achevé, son khalifat s’étale sur une période exceptionnellement faste. Encore évoqué par la tradition Mouride, le magistère de Gallas, nom intime de Serigne Fallou, reste cette période expressive au cours de laquelle, au Sénégal et ailleurs, des hommes de toutes confessions et toutes ethnies confondues, voyaient en ce fondateur du village de Alia, un véritable homme providence, ayant reçu du Créateur des dons insondables. Intarissable versant

Quarante-trois ans après son rappel à Dieu, Serigne Fallou Mbacké est encore immortalisé par de multiples témoignages, émanant surtout d’une jeunesse qui se veut contemporaine de cette source intarissable de bonheur. Qui, continuellement et par une divine volonté, déverse encore bien des grâces. C’est que Serigne Fallou est encore présent. Assurément ! Dans les rêves, dans les esprits, l’image de ce guide charismatique, ce grand-père convivial et éternellement serviable, accompagne le quotidien des disciples de ce grand ami de Cheikh Ibrahima Fall à qui il a dédié le plus grand minaret de la Grande Mosquée de Touba.

Kazu Rajab, célébration d’une naissance sublimée Tout est en cette 27e nuit du mois lunaire de Rajab où, en compagnie de l’ange Gabriel, le prophète Mouhammad (Psl) ramena de son voyage nocturne auprès du Seigneur, le rituel des cinq prières. La tradition révèle que cette célébration du Kazu Rajab a débuté en 1963 quand, le jour de son anniversaire, Serigne Fallou quitte la ville sainte de Touba, quelques temps avant le coucher du soleil pour se rendre à Darou Salam, son lieu de naissance, afin d’y passer la nuit en prières. Le lendemain, au sortir de sa retraite, il se rend au domicile de Serigne Affia Niang. Avenant, l’accueil a été empreint de piété. Le premier repas servi à l’occasion d’une célébration été préparé par Sokhna Asta Wâlo Niang, la mère de Serigne Abdourahmane Bousso. Pour donner à l’événement un caractère festif, à la dimension de l’immense honneur que Serigne Fallou venait de faire à Serigne Affia Niang, du thé, des biscuits, et d’autres friandises ont été servis. Toutefois, pour cette première édition, tout s’est passé dans la plus stricte intimité familiale. Seuls participaient à la fête Serigne Affia, Serigne Abdourahmane Bousso, Serigne Abdou Chakor Fall. Trois années durant, la même formule de célébration été consacrée. La cérémonie été alors organisée sous l’appellation de « Ngan-gui » ou la réception.

L’élargissement

Petit à petit, l’événement a commencé à avoir un certain retentissement parmi les disciples. Lorsque Serigne Affia fut rappelé à Dieu, après avoir vécu trois éditions du Kazu Rajab, Serigne Fallou maintient la tradition de se rendre dans sa famille chaque fois qu’il sortait de sa retraite à Darou Salam. Cette année, on fut obligé de dresser une tente, richement pavoisée de drapeaux, devant le domicile de la famille de Serigne Affia. L’événement avait pris une ampleur et une solennité telles, qu’on déroula sous les pas de Serigne Fallou un tapis d’honneur fait de pagnes traditionnels, depuis la célèbre route « 28 » jusqu’à la résidence de la famille Niang. Cette année marque réellement une rupture dans le cérémonial de la célébration. Les autorités du Mouridisme commencent à participer aux festivités. A cette occasion, Serigne Fallou fut accompagné d’une délégation de dignitaires religieux avec au moins quelques 28 voitures. C’est ainsi que, de 1965 à 1968, se déroulèrent les choses qui prirent d’ailleurs tellement d’ampleur que Radio Sénégal prit l’habitude de leur consacrer des reportages très élaborés. Serigne Fallou vécut sa dernière célébration en 1968. C’était un vendredi.

La continuité

Serigne Fallou rappelé à Dieu, l’événement continue son expansion. Serigne Modou Bousso Dieng, son premier khalife, perpétue l’œuvre devant ses frères. Il maintient haut le flambeau jusqu’à son rappel à Dieu, en 2000. En ce moment, l’œuvre initiée par le premier khalife de Serigne Fallou devait être poursuivie par son frère cadet, Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké Fallilou. Lequel hisse le Kazu Rajab à la même hauteur que son frère d’abord, avant de le propulser encore plus haut. El Hadj Bara a également ouvert l’ère du khalifat des petits-fils de Bamba sur terre. Depuis le rappel à Dieu de Serigne Bara, en juillet 2010, Serigne Abo Mbacké Fallilou assure le khalifat de son père et organise annuellement le Magal du Kazu Rajab. Cette année encore, il compte perpétuer cet événement de plus en plus grandiose qui fait converger des millions de fidèles vers la sainte ville de Touba. Ailleurs également, le Kazu Rajab est célébré avec la même ferveur et la même dévotion, en l’honneur de Cheikh Mouhammad Fadilou Mbacké, le Chérif de Ndindy.

L'Office

Dimanche 17 Juin 2012 - 12:36



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