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LES SUJETS POLITIQUES ÉCLIPSENT LE DEUXIÈME ANNIVERSAIRE DU PSE



Les journaux reçus mercredi à l’APS traitent en priorité des sujets politiques en rapportant une vague de réactions sur le référendum du 20 mars et la demande de contrôle du fichier électoral servie à l’Etat par l’opposition, reléguant ainsi au second plan le deuxième anniversaire du Plan Sénégal émergent (PSE).



"Référendum du 20 mars : la société civile lance le front Niani Bagn-na", écrit Walfquotidien à sa Une. "Un front de contestation dénommé Niani Bagn-na qui regroupe des mouvements de la société civile et des partis politiques est en gestation pour dire+Non+ au référendum du 20 mars prochain et contrecarrer le projet de révision constitutionnelle du parti au pouvoir", rapporte le journal.

Le journal l’As qui s’intéresse au même sujet fait observer que ce front du +Non+ s’est formé sans le Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) et ses alliés. L’As annonce que ce front conduit par le mouvement citoyen et contestataire Y’en a marre va tenir ce mercredi son assemblée générale durant laquelle un single composé par plusieurs rappeurs sera présenté à l’assistance.

Le Populaire signale à sa Une les différentes organisations qui composent ce front. Le journal énumère notamment Y’en a marre, le mouvement Tekki du député Mamadou Lamine Diallo, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO), Amnesty international, la plateforme politique et citoyenne Avenir Sunugal Bu Gnu Beug de maître Mame Adama Gueye, Taxaw Tem du Professeur Ibrahima Fall, Leral Askanwi ,le COS du M23 ou encore le RND.

Dans le Témoin ,c’est l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye qui explique "ses raisons de voter non" lors du référendum du 20 mars. "La constitution de mon pays ne mérite pas d’être modifiée une énième fois dans la précipitation, en cours de période de révision des listes électorales et avec une procédure budgétaire d’exception (…)", a expliqué Abdoul Mbaye.

Pendant ce temps, le PDS, principal parti de l’opposition a saisi les pouvoirs publics pour un contrôle du système électoral. "Expiration des cartes d’électeur et vérification du fichier : le PDS a saisi le ministre de l’Intérieur", affiche Le Soleil à sa Une.

Le Populaire rapporte que les libéraux réclament leur droit de regard sur le fichier électoral et des éclairages sur les cartes d’électeur qui expirent en 2016. "Le PDS demande des explications au ministre de l’Intérieur", titre le journal.

Enquête, le Témoin, l’As et d’autres journaux ont rapporté "les exigences du PDS" pour un meilleur contrôle du fichier électoral et des explications sur l’expiration massive des cartes d’électeur au courant de l’année 2016.

Libération et Enquête ont surtout traité les deux ans de mise en œuvre du PSE. "Deux ans après la réunion du Groupe consultatif à Paris : Macky Sall surfe sur 3000,77 milliards de francs CFA", titre Libération.

Il explique que 82,5% des engagements pris par les bailleurs de fonds ont été concrétisés. Ce qui pousse le directeur général des Finances Moustapha Ba a déclaré dans Libération que "la communauté internationale a adhéré à la vision du président Sall".

Sous le titre de "Comptes et mécomptes du PSE", Enquête revient sur la mise en œuvre de ce projet lancé le 24 février 2014 à Paris. Selon le journal 3077 milliards FCFA sont déjà levés et 319 conventions de financement signées.


Mercredi 24 Février 2016 - 08:33



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