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Le «Paradis» des sinistrés de… Marième Faye «Laissez-nous ici, nous ne voulons plus rentrer à Guinaw-Rails»





Le «Paradis» des sinistrés de… Marième Faye «Laissez-nous ici, nous ne voulons plus rentrer à Guinaw-Rails»
Les pluies diluviennes du 26 août dernier ont expulsé des centaines de familles de leur domicile. Certaines dorment à la belle étoile, d’autres sont relogées dans les écoles où les conditions d’existence sont difficiles. Mais, les sinistrés relogés au Centre international de commerce et d’échanges au Sénégal (Cices) ne se plaignent pas. Pris en charge par la Fondation «Servir le Sénégal» de la Première dame, Marième Faye Sall, ces sinistrés vivent comme des pachas et sont entretenus comme des princes. Reportage au cœur de ce «Paradis» au cœur du Cices.

2.000 pains pour le petit-déj, 15 marmites de 25kg pour le déjeuner


De la nourriture, les sinistrés n’en manquent pas. La preuve, interrogés sur leurs conditions de vie, ils mettent souvent l’accent sur la pitance. «Nous sommes bien ici, nous mangeons à notre faim», «On s’occupe bien de nous, on nous donne à manger», c’est la sempiternelle rengaine qui revient dans leurs propos. La Première dame dont la Fondation entretient le camp ne lésine pas sur les moyens pour les satisfaire. Les préposés à la cuisine achètent tous les jours 2.000 miches de pain pour le petit-déjeuner et préparent 15 marmites de 25 kilogrammes chacune pour le déjeuner. «Pour le petit-déjeuner, on commence dès 6h du matin à tartiner les pains de beurre ou de chocolat, on fait chauffer deux grandes marmites de lait et de café», indique Daba Ndiaye, responsable de la cuisine et coordonnatrice du site également. «On prépare aussi de la bouillie de mil et de la soupe pour les femmes enceintes ou qui viennent d’accoucher». Pour ce qui est des autres repas, les menus varient. «Parfois, on prépare du riz à la viande ou au poulet, du riz au poisson… Pour le dîner, c’est soit du couscous, des spaghettis, des macaronis ou des vermicelles». Mais la responsable de la cuisine se refuse à toute quantification. A l’en croire, tout est disponible sur place. «A part le pain, on n’achète presque rien. Pratiquement tous les ingrédients sont disponibles, grâce aux dons de bonnes volontés : lait, sucre, chocolat, riz, huile, tomate, pâtes alimentaires…, tout est sur place», renseigne-t-elle. «Maintenant s’il manque quelque chose ou si un stock est épuisé, on achète en attendant.» La cuisine est assurée par une équipe de 80 personnes, parmi lesquelles des disciples de Serigne Modou Kara dont Cheikh Touba, affectueusement appelé Ndiaye Boye, est le chef attitré : «Nous n’achetons que les légumes, car nous disposons d’un stock important de riz, d’huile. Généralement, on commence à servir le dîner à partir de 19h, les derniers repas sont servis au plus tard à 22h.»

Bien organisée, l’équipe est divisée en petits groupes, certains chargés d’éplucher les légumes, d’autres de découper les oignons, d’autres encore d’évider les poissons ou de nettoyer la viande. «Ainsi, on travaille efficacement et rapidement», explique Daba Ndiaye.

Vers 15h, le déjeuner commence à être servi. Des plats de «Thiébou Dieun ( riz au poisson)» bien garnis sont distribués, sous la supervision de la Commission «Cuisine». Pendant que les sinistrés se régalent dans l’enceinte du site, d’autres personnes, venues demander de l’aide et retranchées sous des tentes à l’extérieur, se contentent des restes de plat. Preuve que tout se passe bien dans le «meilleur des mondes de la Foire», après le repas, l’écrasante majorité des sinistrés, par groupe de 3, 5 voire plus, enchaîne avec la prise traditionnelle des «trois normaux». Certaines personnes âgées s’autorisent même une sieste, sous le regard bienveillant des femmes qui n’hésitent pas à les éventer à la main, en cas de défaillance des ventilateurs.


1.322 personnes, 186 enfants, 69 femmes enceintes…

Le site de la Foire accueille 302 familles, soit 1.322 personnes, réparties dans 369 box. Ils viennent pour la plupart de la lointaine banlieue, Guinaw-Rails, Yeumbeul, ou alors des Parcelles Assainies. Mais le gros du lot est originaire de Guinaw-Rails. Un tour dans le pavillon orange qui a été aménagé permet de se faire une idée sur les conditions d’installation des sinistrés. Les box qui ressemblent à des cantines sont fermés par des rideaux de fortune. A l’intérieur, on peut entrevoir un matelas à même le sol, des bouteilles d’eau minérale de 10 litres, un seau, une bouilloire, quelques vêtements nonchalamment accrochés sur les cloisons des box, d’autres entassés dans un coin. Assise sur une chaise devant sa «chambre», Ndèye Bineta Diagne allaite son bébé. Leurs conditions d’hébergement sont optimales, assure-t-elle. «Nous vivons dans de très bonnes conditions ici, nous ne manquons de rien, on mange à notre faim et on prend bien soin de nous», témoigne-t-elle. Selon cette mère de 4 enfants, ce sont les agents de la Fondation qui sont venus les chercher chez eux pour les amener sur le site. «Ils nous ont fait sortir des eaux pour nous installer ici, je suis venue avec mes quatre enfants, tandis que mon mari est resté là-bas, explique-t-elle. Nous avons des matelas, les toilettes sont propres. Chaque jour, ils nous donnent du savon et de l’eau de javel.»

Outre l’hébergement, les agents de la Fondation «Servir le Sénégal» s’occupent de la remise en état des maisons des sinistrés. Ainsi, des équipes sont dépêchées pour aller pomper les eaux, désinfecter et rendre à nouveau habitables les maisons. A ce jour, 99 familles ont pu regagner leurs demeures respectives, dont 30 pour la seule nuit de lundi dernier. Parfois, ces retours sont appréhendés par les sinistrés qui vivent ces moments comme de véritables déchirements : «Je ne sais pas ce que je vais trouver sur place. J’ai un peu perdu l’habitude de prendre en charge ma famille et mes enfants ont commencé à prendre goût à leur nouvelle vie. «Ce retour sonne un peu pour moi comme un saut dans l’inconnu», tente de se convaincre le vieux Mamadou Ndiaye.


Huit accouchements, deux bébés portent le nom de Macky Sall


Au Cices, les malades ne se plaignent pas de la cherté de la santé au Sénégal. Le temps d’un séjour dans le camp des sinistrés, les hôtes de la Première dame bénéficient de soins gratuits. Si ce n’est dans la salle de soins aménagée sur les lieux, ils sont acheminés dans un autre hôpital. A l’image de Ndèye Bineta qui, tombée malade à deux reprises, a été conduite à l’hôpital Philippe Maguilène Senghor aux frais de la Fondation. Les femmes enceintes ne sont pas en reste, elles bénéficient d’une attention particulière. Au nombre de 69 au départ, huit d’entre elles ont déjà accouché. Le chef de l’Etat compte déjà deux homonymes parmi ces nouveau-nés. Son épouse aussi a été récompensée pour ses bienfaits. «C’est la Première dame elle-même qui s’occupe des valises pour les bébés, elle leur procure tout ce dont ils ont besoin», confie le chargé de la communication Adama Fall. Les femmes en état de grossesse font l’objet d’une protection rapprochée, pourrait-on dire. Une dame a spécialement été désignée pour s’enquérir de leurs besoins et les médecins passent les voir quotidiennement. La dame en question, Seune Diop, casquette vissée sur la tête, revient justement de l’Hôpital Nabil Choucair, où une des sinistrées vient d’accoucher. «Nous prenons en charge tous les frais d’accouchement, même si c’est une césarienne, nous les suivons de près, elles peuvent même faire leur échographie sur place», affirme-t-elle. Les médecins bénévoles ont effectivement prêté un échographe à la Fondation et quand cela s’impose les parturientes sont acheminées à l’hôpital.

ABDOULAYE KANE, MEDECIN RESPONSABLE DU SITE DU CICES
«Les sinistrés consomment 300.000FCfa de médicaments par jour»


«Depuis trois semaines environ, on a eu à consulter environ 950 personnes, dont plus de 400 en Pédiatrie, 400 en Chirurgie dentaire, 50 en Gynécologie. A ce jour, on a évacué une vingtaine de femmes enceintes, de personnes victimes de pathologies chroniques. Quatre personnes ont été opérées, 70 hospitalisées. Les pathologies les plus fréquentes sont le paludisme, la dermatose chez les enfants. A un moindre niveau, on note l’hypertension artérielle chez les personnes âgées. Il y a eu six accouchements dont un par Césarienne, deux avortements. Une journée médicale est prévue le samedi 22 septembre avec la présence de tous les spécialistes. Les diabétiques ont un traitement spécial. Une centaine de personnes sont consultées par jour. La prise en charge des malades est très coûteuse, on achète au minimum 300.000F Cfa de médicaments par jour. Cela est dû au fait que les patients viennent de partout et on s’occupe de malades qui ne sont pas des sinistrés. La Première dame est généreuse, elle me demande de tout gérer malgré les difficultés.»

MODOU SARR, INSTRUMENTISTE DE BLOC OPERATOIRE
«207 enfants circoncis contre 80 initialement prévus»


«L’opération de circoncision des enfants a débuté depuis le 13 dernier. Sous la coordination du Dr Cheikh Tidiane Diop, tout s’est bien passé. Le nombre d’enfants à circoncire était de 80, finalement 207 ont été circoncis. Malgré tout, des demandes continuent à affluer. C’est la Fondation «Servir le Sénégal» qui a financé l’ensemble de l’opération. Conformément à nos prévisions, la durée maximale de guérison est de deux semaines, Avec le pansement qu’on a fait aujourd’hui, (Avant-hier), le délai peut être ramené à 10 jours. Nous n’avons constaté que quelques cas dérisoires d’inflammation, soignés par des anti- inflammatoires par voie rectale. D’ici samedi ou dimanche, les enfants seront libérés.»

«Laissez-nous ici, nous ne voulons plus rentrer à Guinaw-Rails»

La vie des sinistrés est belle. Elle est agréable au pavillon «Orange» du Cices, au point que la plupart des occupants n’envisagent pas de retourner sur les lieux de leur cauchemar. Parmi eux, Aïssatou Fall, habitante de Guinaw-Rails, plus précisément du quartier Daouda Fam, âgée de 21 ans, mariée et mère de 2 enfants. «Nous n’avons aucun problème ici. Nous mangeons à notre faim, nous buvons à satiété et nous sommes soignés gratuitement. On ne peut pas trouver mieux ailleurs. Si l’on nous avait laissés dans l’eau, on ne serait pas en mesure de subvenir correctement à nos besoins», témoigne-t-elle, les yeux scintillants de bonheur. Reconnaissante, cette jeune mère de famille, plaide : «Comme la Fondation de la Première dame nous a amenés ici pour nous aider, c’est à nous de lui rendre la monnaie de la pièce par un comportement exemplaire et une coopération irréprochable.» Ne tarissant pas d’éloges à l’égard de sa bienfaitrice, elle poursuit : «Il y a 2 jours de cela, mes deux enfants étaient tombés malades, ils ont été pris en charge jusqu’à leur guérison et je n’ai rien payé. Un de mes enfants a été même circoncis, son papa et moi n’avons pas les moyens. Sans la Fondation, il n’allait pas être circoncis de sitôt, car il a déjà 6 ans.» Très enthousiaste, Aïssatou Fall tient à rester au Cices, comme elle tient à la prunelle de ses yeux : «Nous sommes en paix ici, nous nous lavons tous les jours, les toilettes sont propres et nous regardons la télévision. Nous dormons sur de bons matelas et sous moustiquaire, ce qui n’est pas le cas à Guinaw-Rails où les moustiques nous mènent la vie dure. Laissez-nous ici, nous ne voulons pas rentrer à Guinaw-Rails», supplie-t-elle.
Mais bien que mis dans des conditions remarquables, certains sinistrés, nostalgiques, se languissent de leurs demeures respectives. «C’est vrai que nous sommes dans de bonnes conditions ici, mais on aimerait tout de même regagner nos maisons», soutient la vieille Diaga. «La mienne est à Yeumbeul et elle est pleine d’eau, mais j’espère que je pourrai y retourner bientôt, parce qu’on est jamais autant à l’aise que chez soi». Très reconnaissante, elle termine par ces mots : «C’est bien pour cela que nous avons voté pour Macky Sall, pour qu’il prenne soin de nous.»
La pleine vie du Cices commence à 9 heures du matin. Les sinistrés sortent peu à peu de leur torpeur matinale. L’heure est au petit-déjeuner. Les agents de la Fondation, reconnaissables à leur tee-shirt estampillés «Servir le Sénégal» s’activent à tartiner les pains et à distribuer des tasses de café et de lait. Des enfants courent ça et là, dépenaillés et les yeux encore embués, le tout dans une gaie insouciance.

Logés, nourris et soignés, les sinistrés du site de la Foire vivent comme des privilégiés. Si dans les autres zones de recasement la prise en charge se limite au logement, ceux qui sont recasés au Cices semblent prendre leur revanche sur le destin. Aux frais de la Fondation «Servir le Sénégal», ils sont totalement pris en charge, avec l’inestimable aide de bonnes volontés qui apportent tous les jours des dons en nature comme en espèces. «Nous recevons des dons pratiquement tous les jours, ça peut-être du riz, du sucre, des bœufs, du poisson, de l’huile…, renseigne Adama Fall, un des chargés de la communication du site. On nous offre même du gaz et de l’eau minérale.» Et, de l’avis de M. Alioune Fall, administrateur général de la Fondation «Servir le Sénégal», certaines personnes sont promptes à réagir quand ils savent que la Première dame du pays est impliquée, bien que d’autres agissent par pure générosité. Avec ces nombreux dons, les agents de la Fondation arrivent ainsi à faire face aux nombreuses dépenses liées à la prise en charge des centaines de personnes installées à la Foire. Ils peuvent aussi répondre aux nombreuses sollicitations des nécessiteux qui prennent d’assaut le Cices tous les matins. «Avec ce que nous recevons, nous prenons en charge les sinistrés qui sont installés ici, les personnes qui ne sont pas forcément des sinistrés mais qui ont besoin d’aide et on envoie aussi une partie des dons dans les autres sites de recasement», soutient Alioune Fall.

Ateliers didactiques, cours de Coran et de français pour les mômes

On compte beaucoup d’enfants parmi les recasés du Cices. Pour les occuper un tant soit peu, des cours de Coran et d’éducation islamique, de même que des cours de français sont organisés. Des maîtres coraniques se sont généreusement proposés pour initier les gamins. On pouvait les voir dans la matinée, agglutinés sur des nattes, écouter religieusement leur «Oustaz» de circonstance et répéter allégrement ses paroles. Ce dernier, micro à la main, s’efforce de leur inculquer les rudiments de l’Islam. Après le Coran, place au français. Pour cette matière, c’est l’un des sinistrés relogés dans le site qui s’est porté volontaire. Enseignant de son état, Amadou Demba Mballo s’est généreusement proposé pour dispenser des cours aux jeunes. «J’habite Guinaw-Rails et je suis installé ici avec sept membres de ma famille. En tant qu’éducateur, j’ai voulu apporter ma contribution à ce que fait la Fondation «Servir le Sénégal», explique-t-il. Nous sommes logés et nourris gratuitement, la moindre des choses, c’est de participer à hauteur de nos moyens. Moi j’ai choisi de donner des cours aux enfants.» Très chouchoutés, les enfants bénéficient aussi de cours de peinture, de théâtre et de travaux manuels, grâce à un atelier organisé par Mme Ngoné Owens Ndiaye, responsable des affaires culturelles au Parc zoologique de Hann, dans le cadre d’un projet appelé «Sinistre-village». Mme Ndiaye a aussi initié un atelier de micro jardinage pour les femmes, dans le but de leur apprendre un métier avant qu’elles ne regagnent leurs demeures respectives.


Dix commissions pour satisfaire les sinistrés

Pour plus d’efficacité, les agents de la Fondation «Servir le Sénégal» sont organisés en commissions au sein du site de recasement de la Foire. Sous la coordination du directeur des opérations M. Daouda Faye, dix commissions ont été mises en place pour mieux prendre en charge les besoins des sinistrés. Il s’agit de la commission «Accueil et réception des dons», qui filtre les entrées et les sorties et fait le listing de toutes les donations. Il y a ensuite la commission «Recensement des sinistrés», la commission «Finances», la commission «Logistique» qui fait le tri des habits avant de les répartir en sachets, l’ «Intendance», la commission «Santé», la commission «Education et encadrement», la commission «Hygiène», la commission «Cuisine» et la commission «Information et communication». Pour accéder au pavillon «Orange», lieu de résidence des sinistrés, il faut montrer patte blanche en déposant une pièce d’identité à l’entrée. Du côté des sinistrés, des badges permettent de les identifier, et un bon de sortie leur est délivré pour aller vaquer à leurs occupations. Une vraie administration en miniature.

VISITES QUOTIDIENNES DE LA PREMIERE DAME
Les flashs réconfortants de Marième Faye aux sinistrés


La vie au pavillon «Orange» s’anime de plus en plus à l’approche du crépuscule. 19h est généralement l’heure choisie par la Première dame pour venir s’enquérir quotidiennement des conditions de vie des sinistrés et booster le moral des quelque 300 personnes qui travaillent bénévolement pour sa Fondation. Ce lundi, Marième Faye Sall est passée aux environs de 19h10, vêtue d’un ensemble chiffon vert menthe, assorti d’un foulard de la même couleur, qu’elle ne cessait de rabattre sur son visage, comme pour fuir les regards indiscrets. Accompagnée de généreux donateurs, elle se renseigne sur l’état de santé des 207 circoncis sortis de leurs tentes (2) isolées pour la circonstance. Après un bref passage au niveau de l’intendance où elle a constaté de visu l’importance du stock disponible, la Première dame est repartie trente minutes plus tard, sur la pointe des pieds.
Pourtant, sa visite avait été bien préparée par les sinistrés. Ceux-ci se sont rués vers les 16 toilettes mobiles réservées un peu avant 18 heures. Il faut suivre la queue pour accéder aux box des toilettes. Chacun veut se laver et se parer de ses plus beaux atours pour ne pas rater le passage remarqué de la Présidente de la Fondation «Servir le Sénégal».



BABACAR NDIAYE LO, MEMBRE DU STAFF DE COMMUNICATION DE «SERVIR LE SENEGAL»
«J’ai pleuré en voyant un vieillard se soulager dans l’eau à Guinaw-Rails»


La mission de Babacar Ndiaye Lô consiste à repérer les maisons inondées, à en rendre compte à la commission de recensement, qui procède au délogement des familles et à leur installation au Cices. C’est au cours d’une de ces détections, qu’il est tombé sur un fait qui le marquera à jamais. N’en revenant toujours pas de cette découverte ignoble, Ndiaye Lô témoigne, sous le choc : «J’ai pleuré en voyant un vieillard se soulager dans l’eau à Guinaw-Rails.» Cette expérience l’a rendu plus humain : «Les inondations ont démultiplié le sentiment de pitié que je pouvais ressentir envers des compatriotes.» Conscient qu’il y a des situations que la décence lui interdit de révéler, il demande aux Sénégalais qui ont des milliards d’aider leurs compatriotes qui sont dans la souffrance, plutôt que d’investir leur argent dans des futilités.

LES SINISTRES EN CHIFFRE

Nombre de familles : 302
Nombre total de sinistrés : 1.322
Enfants de 0 à 5 ans : 186
Enfants circoncis : 207
Femmes enceintes : 53
Accouchements : 08
Avortements : 02
Nombre de box : 369
Toilettes mobiles : 24
Nombre de familles ayant déjà regagné leur domicile : 99

PiccMi.Com

Jeudi 20 Septembre 2012 - 18:44



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