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Les Chimpanzés victimes du climat et de la deforestation : Une espèce en voie d’extinction



Les inventaires les plus récents évaluent le nombre de chimpanzés de Côte d’Ivoire entre 8 000 et 12 000 individus et montrent que leur population a diminué au niveau national depuis les inventaires de 1989 et 1990 (Herbinger et al. 2003, les chimpanzés subissent sur tout leur habitat les menaces de la déforestation, du braconnage, des maladies et de la capture pour les besoins de la recherche ou pour le commerce des animaux de compagnie. L’explosion récente de la population humaine en Afrique de l’Ouest a exacerbé ces menaces.



Les Chimpanzés victimes du climat et de la deforestation : Une espèce en voie d’extinction
Ce plan d’action se base sur les travaux effectués sur les chimpanzés d’Afrique de l’Ouest par les sommités de la recherche scientifique et de la conservation. Il présente un cadre d’action détaillé pour répondre aux besoins de la conservation des chimpanzés aux niveaux national et régional. Ce plan d’action a commencé par la mise en commun des éléments qui permettent de mettre à jour l’information sur la situation des chimpanzés en Afrique de l’Ouest et sur les menaces pesant sur eux. Sugiyama et Soumah en 1988 et Teleki au cours de l’année 1991 ont respectivement chiffré le nombre de chimpanzés en Guinée à 1 400 et 6 600, et entre 2 000 et4 000 individus.

En décembre 2006, un évènement va marquer une étape de la recherche sur les chimpanzés en Afrique. UN symposium qui se tient à Conakry. Ce Symposium visait à célébrer le 30è anniversaire de l’étude à long terme des chimpanzés de Bossou. Il a représenté également un symbole important de la collaboration entre deux pays, à savoir la Guinée et le Japon. Yukimaru Sugiyama, Professeur Emerite de l’Université de Kyoto Directeur du centre de recherche sur les Primates, a initié l’étude des chimpanzés en milieu naturel à Bossou en 1976, et depuis les recherches d’être menées sous l’égide des chercheurs japonais basés à l’Institut de Recherche en Primatologie de l’Université de Kyoto (Kupri).

Au cours des trois dernières décennies, le réseau de chercheurs s’est étendu, devenant “Kupri-International”, une équipe internationale de chercheurs et étudiants se consacrant à l’étude des chimpanzés de Bossou et des Monts Nimba. L’opinion internationale va être mise au courant de la mort programmée des chimpanzés d’Afrique victimes du braconnage et l’obstination de certains peuples à consommer pour des raisons mystiques sa chair. Kupri-International est constitué de chercheurs originaires de 8 pays différents : Japon, France, Etats Unis, Portugal, Autriche, Pays-Bas, Royaume-Uni et Mexique. Cette équipe internationale collabore étroitement avec des académiciens Guinéens à travers deux conventions de collaboration, l’une signée entre la Direction Nationale de la Recherche Scientifique (Dnrst) et Kupri, et l’autre entre l’Institut de Recherche Environnementale de Bossou (Ireb) et Kupri. Ce Symposium n’a pas été uniquement l’occasion de célébrer la bonne relation de collaboration existant entre ces deux parties. Ce fut aussi l’occasion d’en consolider les bases pour le futur. Le chimpanzé est une espèce en grand danger d’extinction et se trouve inscrit dans les annexes Cites et Uicn.

Les chimpanzés de Bossou sont connus dans le monde entier pour leurs traditions culturelles uniques au monde, telles que l’utilisation d’outils pour le cassage de noix de palme. Le Mont Nimba est le seul Site Naturel du Patrimoine Mondial de l’Humanité ( Unesco/Mab) reconnu en Guinée. En 1996, le projet nommé micro-projet de l’Ambassade du Japon en Guinée, a aidé à l’établissement d’une station de recherche à Bossou. Puis en 2001, grâce à la volonté du Gouvernement Guinéen de voir la recherche scientifique se développer à Bossou, l’Ireb fut crée, devenant ainsi un institut unique en Guinée en ce qui concerne les recherches environnementales menées sur le Site Naturel du Patrimoine Mondial de l’Humanité des Monts Nimba qui inclut Bossou.

Cependant, les résultats plus récents d’un inventaire de 15 mois sur tout le pays montrent que le nombre de chimpanzés en Guinée est d’environ 17 600 (entre 8 100 et 29 000 ; Ham 1998). Ainsi, les plus importantes populations de chimpanzés d’Afrique occidentale se trouvent en Guinée et en Côte d’Ivoire. L’estimation du nombre total de chimpanzés d’Afrique occidentale en 1989 se situe entre 8 000 et 13 000 (Teleki 1991). En 1997, le Fonds Mondial pour la Nature (Wwf) a évalué le nombre de chimpanzés d’Afrique occidentale à 12 000 (Kemf et Wilson 1997). Des études plus récentes montrent que cette estimation est bien en dessous de la réalité et qu’aujourd’hui, la population de chimpanzés d’Afrique occidentale est certainement entre 21 000 et 56 000.

Les premiers réfugiés climatiques


Dans la seule république de Guinée, par suite à la disparition progressive des habitats, de petites populations de chimpanzés se retrouvent isolées les unes des autres rendant ainsi leurs conditions de vie assez précaires La guerre civile dans les pays limitrophes n’a fait qu’aggraver cette la situation, la pression démographique en conjugaison avec la diminution de la production agricole encouragent la chasse. Les produits dérivés du chimpanzé sont vendus sur les marchés locaux et régionaux et l’on observe que la chasse des adultes, destinés au commerce de la viande, est souvent associée à la capture de bébés pour être vendus vivants et élevés comme animaux de compagnie. Un document, résultat d’un processus qui a commencé depuis l’atelier national à Conakry (sept. 2002) et celui régional à Abidjan sur la conservation des chimpanzés en septembre 2002 a permis de mettre sur pied un programme de protection des chimpanzés dans la sous-région ouest africaine à partir des sites identifiés en Guinée.

Les principaux résultats attendus de ce plan d’action pour la conservation des chimpanzés sont les suivants :
- Le braconnage est réduit
- L’habitat des chimpanzés est amélioré
- D’autres habitats sont identifiés et préservés
- Le nombre des chimpanzés est connu
- L’écotourisme est développé
- Les capacités institutionnelles de conservation des chimpanzés sont améliorées
- La législation en matière de la gestion des chimpanzés est renforcée et appliquée
- Une stratégie de collaboration sous régionale est développée et mise en œuvre.

Un habitat constamment perturbé


Les chimpanzés se réfugient chaque nuit, dans les arbres. Pour construire leur nid, ils préparent une fondation faite de rameaux solides ou de fourches qu’ils courbent, cassent et entrelacent en croix (Fruth et Hohmann 1996). Ils terminent cette construction en courbant la plupart des petites brindilles en cercle sur le bord du nid. Les brindilles qui se sont détachées sont parfois utilisées comme revêtement (Goodall 1968).

Les chimpanzés peuvent parfois construire des nids pendant la journée pour se reposer. Ces nids sont en général dans les arbres, mais l’utilisation de nids au sol a été constatée dans plusieurs communautés (voir ci-dessous). Goodall toujours au cours de l’année 1968 a constaté que les jeunes commencent à construire des nids rudimentaires en jouant dès l’âge de huit mois. La structure des nids varie du niveau rudimentaire et superficiel, ce qui est généralement le cas des nids du jour, au très élaboré pour les nids nocturnes. Les chimpanzés n’utilisent généralement qu’un seul arbre pour la nidification mais n’hésitent pas à intégrer plusieurs arbres qui s’entremêlent.

Ecoutez ce que raconte un spécialiste des chimpanzés, Tetsuro Matsuzawa, primatologue, raconte vingt ans d’apprentissage avec la guenon Aï. En laboratoire, dit-il, « les chimpanzés sont intelligents. On se demande donc comment ils utilisent cette intelligence dans la nature. Quand je suis arrivé en Guinée en 1986, le directeur de l’Institut, Yukimaru Sugiyama, savait que les chimpanzés utilisaient des pierres pour casser les noix des palmiers à huile. Il les entendait, mais les chimpanzés se sauvent si vous approchez. Alors, j’ai trouvé une colline un peu dégagée dans la forêt, j’y ai apporté des noix et des pierres, de différentes formes et numérotées, et je me suis caché dans les branches d’un arbre. J’ai observé et pris des photos. » Testuro Matsuzawa de poursuivre, « J’ai vu qu’ils utilisaient deux pierres soigneusement choisies : l’une, plate, sert d’enclume, l’autre de marteau pour taper sur la noix, l’ouvrir, et manger l’intérieur. Nous avons pu suivre l’apprentissage des chimpanzés : c’est entre 3 ans et demi et 5 ans qu’ils apprennent par imitation. Après, il est trop tard. Nous l’avons constaté avec une jeune femelle de 6 ans. Accidentée dans son enfance, elle n’a pu apprendre. Mais, les chimpanzés n’utilisent pas que des pierres : nous les avons vus ramasser des algues dans une mare, ou cueillir une fougère, en enlever les feuilles et en faire un bâton flexible et pratique. »

Le nombre le plus important jamais constaté est de sept (7) arbres intégrés dans un seul nid, à Seringbara en Guinée. Jane Goodall, déjà en 1962 a relevé dix nids dans un seul arbre, dans la réserve de la rivière Gombe en Tanzanie. Les chimpanzés choisissent leur site de nidification de manière sélective. En effet, la majorité des études sur la nidification indique une concentration des nids sur des zones spécifiques en fonction du type de forêt et de la proximité de l’eau et des sources de nourriture. Des préférences ont été constatées pour les matières utilisées pour la construction et pour la hauteur de l’emplacement des nids.

Lors du recensement des chimpanzés réalisé par Ham en Guinée de 1995 à 1997, les espèces d’arbres utilisés pour 523 nids ont été identifiées. Les espèces que les chimpanzés préfèrent varient selon les régions. Par exemple, au Fouta Djallon, l’espèce préférée est Erythrophleum suaveolens et a été utilisée pour 26% des nids. En Guinée Maritime, 44% des nids inventoriés ont été construits dans des palmiers à huile Elaeis guineensis (c’est à dire 75 nids). Cette région a une forte densité de palmiers à huile, surtout sur les zones côtières, ce qui est un élément d’explication. Cependant, même à des endroits où d’autres espèces d’arbres sont présentes, les chimpanzés accordent leur préférence aux palmiers à huile pour nidifier.

Spartaco Gippoliti et Giacomo Dell’Omo, deux autres primatologues chevronnés ont par ailleurs constaté au cours de leurs travaux de recherche que la majorité des nids observés en Guinée-Bissau près de la frontière avec la Guinée, sont également construits dans des palmiers à huile. Cependant, De Bournonville, primatologue grand connaisseur de l’Afrique occidentale a, en 1967 parcouru la Guinée Maritime et les résultats de ses études ne rapportent qu’un seul cas de nidification dans un palmier à huile. Ce qui signifierait, à l’en croire, que « la nidification dans les palmiers à huile est récente dans cette partie de la Guinée. » Ce phénomène pourrait être lié à l’augmentation de la déforestation.

Les palmiers sont souvent mieux préservés car ils rapportent des revenus aux villageois locaux grâce à la production de l’huile de palme. Les deux auteurs ont d’ailleurs séjourné en Guinée Bissau pour surveiller les primates de la forêt de Cantanhez et du bassin de Cacine en Guinée Bissau.

Ils ont fait le constat suivant dans le Cambridge Journal. Dans une enquête sur le terrain de 4 semaines des primats de la Guinée-Bissau, une enquête de 10 jours a été effectuée le long de la Rivière Cacine et dans la Forêt Cantanhez pour rassembler des informations sur la présence de primats et d’autres mammifères. Aucune information biologique n’était disponible pour ces secteurs. L’enquête a révélé la présence d’au moins sept espèces de primates, dont quatre figures sur la Liste Rouge des Animaux Menacés de l’Uicn. Un intérêt particulier a été porté au cas du chimpanzé de l’Afrique occidentale Pan troglodytes verus. On l’a considéré comme probablement éteint en Guinée-Bissau, mais il a été trouvé pour être localement commun. Toute l’espèce est particulièrement vulnérable à cause de l’exploitation non contrôlée de la forêt, tandis que la chasse est responsable du déclin de l’espèce dans le secteur. D’autres espèces rares arrivent dans le secteur et fait du Bassin Cacine et de la Forêt Cantanhez ; il s’agit d’un secteur prioritaire pour la conservation de la faune et la flore au niveau national et régional.

Les chimpanzés de Bossou semblent généralement préférer construire leurs nids au sommet des palmiers à huile, qui sont aussi une importante source de nourriture pour eux et leur fournit graines, fruits, frondes et cœur du palmier (Yamakoshi et Sugiyama 1995 ; Yamakoshi (1998). A Seringbara, à 6km seulement de Bossou, les palmiers à huile n’ont jamais été utilisés comme bases de nidification ou comme sources de nourriture, alors qu’ils sont présents à la limite du domaine des chimpanzés (Humle 2003a). Aux monts Assirik, il n’y a pas de palmiers à huile sur les 50 km2 de l’aire d’étude principale à l’intérieur du parc qui a été exploré dans les années 1970 (McGrew 1992).

Des palmiers à huile sont présents ailleurs dans le parc dans des forêts galeries qui sont accessibles aux chimpanzés par des chemins riverains. Il n’y a cependant aucune indication d’utilisation de ces arbres pour la nidification (McGrew 1992). Goodall a également rapporté une tendance temporaire de nidification dans des palmiers à huile à Gombe en Tanzanie depuis l’année 1968. Sur plusieurs sites en Guinée, les chimpanzés s’abritent dans des palmiers à huile Elaeis guineensis. La République de Guinée est désignée comme le pays ayant le plus grand nombre de chimpanzés parmi tous les pays de l’aire de répartition de l’espèce. Cet atout découle du fait de la capacité de conservation traditionnelle de nos populations et de l’effort de l’administration en matière de gestion de nos ressources fauniques. En effet depuis 1986, la délivrance des permis de la grande chasse est suspendue.

Cela a permis une quiétude, favorisant ainsi l’accroissement de la faune en général et celui des chimpanzés en particulier. Il faut par contre noter, que les activités socio-économiques, l’afflux des réfugiés par suite des guerres dans les pays voisins ont contribué dans les cinq dernières années à la destruction drastique de leur habitat, rendant ainsi leur vie précaire et très menacée. Aussi, des habitudes de capture des petits pour les apprivoiser comme animaux de compagnie, a porté un préjudice à l’espèce. Des efforts ont été réalisés par les autorités pour la récupération de 39 bébés Chimpanzés orphelins et adultes en vue de leur regroupement dans un centre de conservation, de rééducation pour leur réintroduction dans la nature.

Aussi, de nombreuses difficultés se posent pour la protection de ces primates très vulnérables et dont la solution ne peut être durable que dans la mise en œuvre d’un Plan d’Action National, qui tienne en compte non seulement des conditions du pays, mais aussi celles des autres pays de l’Aire de Répartition de la sous région et plus particulièrement ceux avec lesquels la Guinée partage des frontières et des populations de grands singes. C’est le cas du Sénégal, de la Guinée Bissau, et encore d’une partie de la Côte d’Ivoire, du Liberia et de la Sierra Leone. Le constat a été fait par Jean Paul SARR, à l’époque Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage, des Eaux et Forêts de la République de Guinée. « C’est pourquoi, a dit le ministre guinéen, « l’élaboration de ce plan d’action national a largement bénéficié de l’expertise des éminents spécialistes en la matière tant au plan national qu’international. Mon département, comme toujours, initiera une large concertation avec tous les acteurs intéressés en vue de la pleine réalisation de notre politique. Pour cela, nous nous investirons pour nous permettre de faciliter la concertation entre les secteurs publics, de renforcer le partenariat avec les institutions responsables de la gestion des chimpanzés, d’approfondir entre autres, la connaissance sur les chimpanzés et de leurs habitats. »

On peut aussi greffer à ce dispositif, d’autres mesures visant à encourager les communautés locales à participer pleinement à la conservation des chimpanzés en vue de promouvoir l’écotourisme ; à impliquer d’avantage le secteur privé dans le financement des activités et faciliter l’acquisition du financement par la mise en place d’un mécanisme approprié.


Mame Aly KONTE
Sudonline.sn

© PiccMi.Com - Le Magazine du Web Sénégalais

Jeudi 21 Octobre 2010 - 10:07



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