contenu de la page



MILIEU DU TRAVAIL, FOYERS, LUTTE, NAVETANES : QUE CELUI QUI N’A JAMAIS USE DU MYSTIQUE LÈVE LA MAIN…





MILIEU DU TRAVAIL, FOYERS, LUTTE, NAVETANES : QUE CELUI QUI N’A JAMAIS USE DU MYSTIQUE LÈVE LA MAIN…
Une femme mariée qui blinde les quatre coins du lit et de l’armoire de gris-gris pour que son mari lui dise «tout ce qu’il sait» et donne «tout ce qu’il a», une célibataire à la quête d’époux, un élève sur la table d’examen avec un stylo magique, un lutteur qui profane la tombe de la mère de son adversaire, un politicien qui prend un bain à 3 heures du matin sur une intersection après y avoir cassé des oeufs, des rumeurs alarmantes de sacrifices humains à la veille d’une élection présidentielle, une équipe de navétanes qui change de couleur de maillot à la dernière minute sur recommandation du marabout, un prévenu, curedents suspect dans la bouche, qui se fait remonter les bretelles par la Présidente du tribunal, des émissions «guissané» à la radio et à la télé…La pratique mystique est bien ancrée dans le quotidien des Sénégalais et a de beaux jours devant elle.

Le 5 avril dernier, après avoir pris le dessus sur Balla Gaye 2, le leader de Tay Schinger Sène n’a pas savouré sa victoire comme il est de coutume dans l’arène. Au contraire, c’est un Eumeu Sène vert de colère qui s’est présenté devant le plateau de Tfm pour crier son dégoût et dénoncer la profanation de la tombe de sa défunte maman, à la vielle de son choc contre le lion de Guédiawaye, par des individus non identifiés.

Une déclaration qui constitue un véritable pavé dans la mare de l’arène polluée par des pratiques mystiques qui dépassent l’entendement. Que celui qui n’a jamais eu recours à une pratique mystique lève la main…Qu’on y croie et qu’on en use ou non, le mystique est bien présent dans le quotidien des Sénégalais et dans tous les secteurs de la vie. Le phénomène est bien ancré dans les foyers, les milieux professionnels et scolaires, la lutte, le football à l’échelle internationale, les navétanes, émissions télévisions et radios…

Surnommé le sorcier de Fass, Moussa Gningue en sait un bon bout. Sa spécialité, c’est la lutte et les navétanes. Dans ces deux domaines, soutient-il, la préparation mystique est incontournable. Lorsqu’un lutteur le sollicite, le sorcier de Fass (surnom qui lui a été donné par un journaliste) après avoir formulé des prières, lui recommande de faire des sacrifices à des moments précis de la journée ou de la nuit, à des endroits bien choisis. Parfois, il lui suggère de venir avant son adversaire, de s’asseoir à l’Est, de montrer le dos à la tribune couverte. Pour les gris-gris, on peut demander à celui qui les confectionne de ne pas porter de culotte. Il y a aussi des talismans qui se confectionnent avec un bâton d’aveugle (pour que l’autre ne voie pas) ou à partir des écailles d’un poisson «qui a du courant» (ce qui fait que quand l’adversaire tente de saisir son «client», il lui glisse entre les doigts comme une anguille). «C’est un autre monde. Il faut aussi prendre en compte, dans le public, le mauvais oeil, les mauvaises langues. On remarque aussi dans les tribunes des gens qui tiennent des cordes, attachent et détachent. Il faut parer à tout ceci», explique le sorcier de Fass.

GRACE A UN CHANGEMENT DE MAILLOT, LE SENEGAL A BATTU LE ZIMBABWE PAR 3 BUTS A 0

En foot, il n’est pas rare de voir un excellent joueur rater une occasion de but et trébucher, un bon goal laisser passer bêtement un but. «Je me souviens de la préparation mystique du match qui avait opposé le Sénégal au Zimbabwe le 1ier septembre 1985. Nous avons travaillé avec Pape Diop et feu Yérim Diagne, Abdoulaye Fofana était le Président de la Fédération sénégalaise de football (Fsf), son adjoint, El hadji Malick Sy. Les maillots du Sénégal étaient en vert, jaune, rouge, mais j’ai vu qu’il fallait changer de couleur et on a acheté des maillots blancs à Weekend sports. L’équipe qui était restée 18 ans sans aller à la couped’Afrique, a marqué 3 buts, l’autre équipe zéro», raconte le sorcier de Fass.

Moussa Gningue préfère ne pas travailler avec les femmes parce qu’elles gèrent trop de détails. Diplômé en comptabilité, il a fait des études jusqu’en troisième secondaire. Le boulot qu’il fait demande beaucoup d’efforts, parce que la nuit, pendant que tout le monde est dans les bras de Morphée, il égrène son chapelet. Et pour ne pas dormir, il se met une corde autour du cou et reste assis pendant cinq heures. Il lui arrive, quand il se rend aux toilettes, de pisser du sang. Certains marabouts mettent des pierres rouges sous leurs genoux pour ne pas fermer l’oeil.

Le cas qui lui a le plus posé problème est celui d’une équipe européenne qui était en compétition avec d’autres qui l’avaient devancée de 5 et 6 points. «Il ne leur restait que trois jours. C’était limite. Il fallait faire en sorte que les deux adversaires aient deux défaites. Grâce au Tout-Puissant, j’y suis arrivé et l’équipe a fini par gagner par goal différence. C’étaient des toubabs, donc il fallait les convaincre par quelque chose de palpable ».

«SI L’ON MONTRAIT A LA TELEVISION TOUT CE QUE LES LUTTEURS OU LEURS PROCHES FONT POUR GAGNER UN COMBAT, TOUT LE MONDE LES LACHERAIT»

Interpellé sur les propos d’Eumeu Sène qui a déclaré que la tombe de sa mère a été profanée avant le combat qui l’a opposé à Balla Gaye, le sorcier de Fass explique qu’il faut bien connaître le milieu de la lutte pour y évoluer. Même les lutteurs n’ont pas idée de ce qui s’y passe. L’entourage du lutteur s’occupe de beaucoup d’aspects, parfois sans aviser le principal concerné. Il arrive aussi, qu’un proche du lutteur joue double jeu. «Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé mais il est possible que quelqu’un ait raconté cela à Eumeu Sène pour le déstabiliser. S’il n’avait pas le mental solide, cela pouvait le mener à renoncer au combat. Si l’on montrait à la télévision tout ce que les lutteurs ou leurs proches font pour gagner un combat, tout le monde les lâcherait. Ceux qui croient en l’Islam ne poussent pas le bouchon jusqu’à certaines extrémités. En général, certaines pratiques mystiques faites avec de la magie noire sont importées, mais il faut reconnaître qu’il y en a qui sont prêts à tout pour gagner. Mais je pense que ce n’était pas la peine qu’Eumeu Sène tienne de tels propos à la télé. La dernière fois, il avait dit qu’on avait volé son «nguimb». Il faut qu’il évite la polémique après ses combats. On a dit qu’un lutteur a déchiré une page du Coran. J’y étais, je n’ai pas vu cela».

Le sorcier de Fass, qui faisait trembler des adversaires chaque fois qu’un combat dans cette écurie était programmé, termine en disant que ce n’est pas un hasard si des lutteurs comme Mbaye Guèye et Moustapha Guèye, avec leurs 82 kg arrivaient à terrasser des mastodontes de 130 kg.

«UNE DJINN EST BELLE, A DE GROS SEINS, DES CHEVEUX QUI ARRIVENT AUX FESSES, DES YEUX BRIDES QUI BRILLENT COMME UNE LAMPE…»

Tacko Camara a donc commencé à recevoir du monde. Des chômeurs à la recherche de travail, une femme ou un homme qui ne peut pas se marier à cause d’un amant ou d’une amante djinn, des équipes de foot, des politiciens, des personnes paralysées par des djinns… C’est pour ces dernières qu’elle a construit sa clinique sur fonds propres. «Pour les débarrasser de leur mauvaise compagnie, j’attachais mes patientes dehors. Elles étaient exposées au vent, à la poussière et j’avais pitié d’elles. C’est donc pour les mettre à l’abri que j’ai fait construire la clinique», confie la guérisseuse. Sa particularité, c’est l’obligation de résultat. Chaque patient a une fiche, des photos et des cassettes (si possible). «Si je vois que je ne peux pas te guérir ou réaliser tes voeux, je me débrouille pour ne pas te faire revenir. Je prends l’entière responsabilité de mon traitement et je fixe un tarif pour mes prestations. Je demande à mes clients de me payer après avoir obtenu un résultat», précise-t-elle. Sa maison, confie-t-elle, est peuplée de djinns. De 3 heures du matin à la prière de l’aube, ils prennent possession des lieux. Elle les entend piler le mil, discuter, prendre des bains…» Son époux ne passe jamais la nuit dans leur chambre conjugale. «J’ai eu deux filles que les djinns ont récupérées sans que je puisse faire quelque chose. Une djinn est belle, a de gros seins, des cheveux qui arrivent aux fesses, des yeux bridés… »

Dès qu’on quitte le salon, les chiens, chats, moutons, chèvres (dont une qui n’a pas d’os) s’engouffrent dans la pièce.

COIN DES ANECDOTES «CHERIE, TU AS FORCE SUR LA DOSE DE SAFARA…»

Après avoir bu une bonne gorgée de lait caillé dont il raffole, agrémenté de tranches d’ananas, de lait concentré et d’essence de vanille, un homme lance taquin à son épouse : «Chérie, tu as forcé sur la dose de safara aujourd’hui». Un large sourire barre le visage de la dame qui rétorque : «C’est juste pour qu’on s’entende mieux». Il paraît que quand on nie, le truc ne fait plus d’effet…

UN MINISTRE TRAHI PAR SON GRIS-GRIS

Il y a une vingtaine d’années, à l’Assemblée nationale, le ministre M. K. D. a été trahi par son talisman à l’intérieur de l’hémicycle, au vu et au su de tous. Fourrant sa main dans sa poche, il en a sorti un grisgris et s’est confondu en excuses mais le fait insolite a fait le tour du Sénégal.

LA PRESIDENTE ET LE CUREDENTS MAGIQUE DU PREVENU

Il y a une dizaine d’années, lorsque le palais de Justice était au bloc des Madeleines, une magistrate, qui présidait souvent le flagrant délit, a lancé à l’endroit d’un prévenu : «Je ne sais pas ce que vous faites avec un cure-dents. Je ne veux pas être atteinte par vos missiles, enlevez- le tout de suite de votre bouche». Elle avait systématiquement la même réaction quand il s’agissait d’un chapelet…

DES TALISMANS SOUS LES TABLES DE LA CREI ?

De fortes rumeurs de gris-gris qui seraient dissimulés sous la table du Président de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), Henri Grégoire Diop, à la salle 4 du palais de Justice Lat Dior où se tenait le procès de Karim Wade ont circulé. L’on raconte aussi qu’un marabout de Yayah Jammeh, expressément venu de la Gambie a prié pour le président de la Crei et son équipe. L’on murmurait, en voyant les gardes du corps vérifier chaque coin et recoin de la pièce, que c’était pour voir s’il n’y avait pas de gris-gris.

CIMETIERE ABATTOIRS DE LA CORNICHE

Juste de la cola sur des tombes et des oeufs cassés à des intersections Un quotidien de la place dans la main droite, assis en face de la dernière demeure de Lamine Guèye, sise juste à l’entrée, du côté gauche du cimetière «Abattoirs» de la Corniche (fermé depuis 1974), Thiaw, gardien de jour des lieux depuis douze ans, n’a pas grandchose à dire sur le sujet. Les yeux rivés sur le sol comme s’il ne voulait pas croiser notre regard, dans sa main gauche, il retourne une tige dans tous les sens pour se donner de la contenance. «Sincèrement, je n’ai rien vu d’extraordinaire ici. Il est vrai que parfois, le matin, je découvre sur un croisement des oeufs ou des colas sur une tombe, mais ce n’est rien par rapport à ce qu’on m’a raconté et qui se serait passé il y a une trentaine d’années». Lorsqu’on l’invite à donner plus de détails, Thiaw refuse poliment et suggère d’aller voir le veilleur de nuit, Sow. Ce dernier est malheureusement absent.
Aux cimetières de Yoff et Pikine, les gardiens se sont passé le mot pour ne rien dire, estimant qu’il s’agit d’un sujet sensible.

UNE PERSONNALITE QUI N’Y CROIT PAS DU TOUT

«Je suis contre cette négation de l’effort personnel» Cette personnalité connue et grand journaliste qui ne croit pas aux pratiques mystiques, souhaite, pour ne pas heurter ses proches, donner son opinion sous X. «La pratique mystique en elle-même est une sorte d’exorcisme et peut avoir un aspect auto- thérapique.
La personne veut se protéger, vaincre ses faiblesses. On apprend en psychopathologie que la pratique mystique n’est pas juste une chimère. Tant que la personne y croit, elle peut y trouver une force, un système d’explication du monde. La personne se dit que ce qui lui est arrivé, arrive et arrivera, c’est une chose sur laquelle elle n’a pas d’emprise. Le plus souvent, le fait de s’adonner à cette pratique relève de moments de faiblesse de l’individu. Si l’on pense que ce à quoi on aspire ne dépend pas de soi-même, on a recours à la pratique mystique. Elle a cependant un aspect négatif lorsqu’on jette un mauvais sort à quelqu’un. Chez nous, on n’est pas responsable de son destin qui dépend de forces extérieures qu’elles soient mystiques ou non. L’enfant qui réussit est la fille de tel et tel… Il y a une négation de l’effort personnel. C’est pour ces raisons que je n’adhère pas à ces théories»

AU DOMICILE DE TACKO CAMARA : Dans la cour, des chiens, chats, un mouton à 4 cornes, une chèvre sans os…

Au bout d’une ruelle sablonneuse dans le quartier populaire de Pikine rue 10, se trouve le domicile de la fameuse Tacko Camara, guérisseuse. Il est 16 heures. La marmaille, insouciante, joue avec le sable, ignorant le danger des rares véhicules qui empruntent ce chemin. L’inscription «Clinique traditionnelle Madinatoul Aqsa, Pikine rue 10» sur un tableau indique le lieu. À gauche, sont garés deux véhicules. L’un bâché, l’autre couvert de poussière. Ils n’ont probablement pas servi depuis belle lurette. Des dessins d’oiseaux de race égaient les murs de la cour. Un mouton à quatre cornes, impressionnant fait face à la porte. Chiens, chèvres, chats, moutons, traînent ou se prélassent çà et là. À droite, est installé un long banc pour les patients. La soixantaine, une femme, en compagnie de deux dames et d’un homme qui sont probablement ses enfants, sort d’un endroit à l’arrière cour, quelques gouttes d’eau sur des parties de son corps. Elle prend place sur le banc, arrange son foulard. Son téléphone dernier cri sonne. Elle le retire de son sac à main et s’exprime dans un français impeccable. «Je veux du jus, hein, pas du réchauffé, du frais», dit-elle à son interlocuteur. De la case de la maîtresse des lieux qui trône au milieu de la cour, sortent des dizaines de chats. «Cela me donne la chair de poule», lance l’une des «filles» de la dame. Une phrase qui fait rire une patiente assise sur une brique qui lance : «Vous n’avez jamais vu les serpents ? On les sort de temps en temps pour leur permettre de se promener». Elle appelle tout le monde par son prénom et vient tous les lundis et jeudis pour des bains mystiques ou des médicaments. Cela tisse des liens. «Zale», dit-elle en s’adressant au fils de Tacko qui filtre l’accès à la case, «je veux juste la voir. Je suis arrivée avant la prière de Tisbar et il est bientôt Timis, j’habite à Yeumbeul», commence-t-elle par s’impatienter.

Domiciliée aux Hlm, une jeune fille, la vingtaine, du rouge foncé sur les lèvres, semble elle aussi familière aux membres de la maison. «Il y a un mois, quand je venais ici pour la première fois, la dame qui distribuait le thé tout à l’heure ne pouvait même pas marcher. Cela me fait chaud au coeur de la voir sur ses deux pieds», témoigne-t-elle. Quelques minutes après, son bain pris, elle sort avec un morceau de tissu
rouge qu’elle suspend sur les rampes des escaliers du bâtiment en construction. Au bout de quelques minutes, elle le retire, le plie et le range soigneusement dans son sac en bandoulière, avant de prendre congé. Vers 20 heures, après avoir reçu toutes ses patientes, la guérisseuse nous consacre quelques minutes dans son salon, en présence de son époux. La pièce est sombre. Les djinns n’aiment pas la lumière. Seule celle du téléviseur écran plat est admise. Il y a des dizaines et des dizaines d’années, raconte Tacko Camara, des kilogrammes de gris-gris et de bagues autour du cou et des doigts, (qu’elle n’échangerait pas contre tous les milliards du monde), son arrière-grand-mère a rendu un service à un djinn en l’aidant à accoucher. Pour récompenser Coumba Diop et toute sa lignée, le djinn a promis de lui léguer une partie de son pouvoir.

Une histoire qui a l’air d’être tirée d’un conte de fée mais Tacko Camara, très attachée au rouge (rideaux de la porte et de la fenêtre de sa case, des gris-gris suspendus au-dessus de la pièce mystérieuse, son foulard, son écharpe…) y croit dur comme fer. En 2006, elle tenait un restaurant à Km 10 et était loin de s’imaginer ce qui allait lui arriver. De temps en temps, des chèvres lui apparaissaient dans ses rêves et le lendemain, elle faisait des sacrifices. Un jour, au cour d’une cérémonie familiale, un de ses proches lui a demandé pourquoi elle n’aidait pas les autres avec ses dons de voyance. La première fois qu’elle a sacrifié un veau, un cheval à une patte est apparu.
Twitter iconFacebook iconGoogle iconPinterest icone-mail icon

L'As

PiccMi.Com

Mardi 14 Avril 2015 - 17:00



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.










TWITTER
SENEGAL | VIDEO - Thierno Madani Tall reçu par le Khalif des Mourides;Cheikh... | PICCMI https://t.co/pZwHZX5tnN https://t.co/17iabZTm9w
SENEGAL | BARTHELEMY DIAS S’EXPLIQUE, CE MARDI: A peine installée en début de... | PICCMI https://t.co/PqwpvrLqp9 https://t.co/0m6JyAU8g7
SENEGAL | HAUT CONSEIL DES COLLECTIVITES TERRITORIALES: TANOR, LES MAINS LIEES:... | PICCMI https://t.co/VV2cQjULaT https://t.co/wZIfpUWEEU
SENEGAL | MISSIONS DE PAIX DE L’ONU : LE SÉNÉGAL POUR UN RÉAJUSTEMENT DES... | PICCMI https://t.co/XvLaiZPAoG https://t.co/ldK6JzK6UL
SENEGAL | Panne de la chaloupe en pleine mer : GOREE ECHAPPE AU NAUFRAGE -... | PICCMI https://t.co/zLHP61XGsN https://t.co/p0MCryEI5l
SENEGAL | 114ème Gamou de Pire : El Hadj Moustapha Cissé relève les pires tares... | PICCMI https://t.co/7nH27hDgM9 https://t.co/MS9UMT9Fsz
SENEGAL | COMMÉMORATION DU CINQUANTENAIRE DU 1ER FESTIVAL MONDIAL DES ARTS... | PICCMI https://t.co/0jJd7Jvgam https://t.co/LQcWO2wsb9
SENEGAL | LIGUE 1 : LE STADE DE MBOUR BATTU (0-1) À DOMICILE PAR GORÉE: Le... | PICCMI https://t.co/T3em6qhkEf https://t.co/YKWg3zF3PS
SENEGAL | LIGUE 2 : LE DUC PREMIER LEADER: Le Dakar université club (DUC) a... | PICCMI https://t.co/PwvMrdrPEi https://t.co/kro3wWWdsa
SENEGAL | SAHARA OCCIDENTAL : MOHAMMED VI SALUE "LE SOUTIEN INÉBRANLABLE" DE... | PICCMI https://t.co/Gsk6y8uRpW https://t.co/RX7Nzf7CN9