Maraîchage dans les périmètres bananiers : 15 mille tonnes pour la phase-test à Tamba



Le ministre de l’Agriculture Khadim Guèye a délivré un satisfecit en constatant à Laboya, dans les périmètres bananiers du président national du syndicat Japandon et président du collectif des producteurs de bananes, la réplique locale face aux inondations cycliques dans ces périmètres.



Maraîchage dans les périmètres bananiers : 15 mille tonnes pour la phase-test à Tamba
A la place des bananiers rabougris par les eaux, une production maraîchère sur quelques 100 ha d’oignons, des plans de maïs, gombo et piment sont sortis de terre.

Une reconversion dans la diversité qui, selon le ministre, doit permettre de s’acheminer vers des productions pour combler le gap de 8 mois d’exportation d’oignons du pays. Déjà pour la phase test, plus de 15 mille tonnes d’oignons sont attendues. A la place des espaces qui sont détruits par les dernières remontées des eaux de la Gambie, des tuyaux aspergent et charrient l’eau sur les pousses d’oignon. Un tour en véhicule sur plus de trois cent hectares permet de mesurer les prouesses faites dans ce domaine. Il est loisible d’observer les bananiers à coté des plans de maraîchage, des cultures irriguées de maïs. Ce qui fera dire au maître des lieux, le président Mamadou Sall « que c’est une initiative des producteurs de bananes qui, au lendemain des inondations, ont, après concertation au niveau de la section locale de Japandon, déclaré en finir avec les espaces qui sont la proie des eaux après chaque remontée. Comme c’était le cas en 2003 2004 ». Cette année, le cap est mis sur l’oignon, le diakhatou, le gombo, le piment etc. Ces spéculations peuvent être produites en 6 mois et être écoulées sur le marché. Il s’agit de laisser la banane dans les zones non inondables en hauteur et le maraîchage dans le bas fond en mettant l’accent sur l’oignon. Notre choix, selon Mamadou Sall, repose sur un constat : l’oignon est le produit le plus protégé du pays. Dès le début des récoltes, c’est l’arrêt des importations. Cette considération et ce privilège doivent toucher toutes les spéculations afin de permettre aux populations de consommer local pour accompagner l’autosuffisance agricole. Ces résultats sont obtenus, selon M Sall, grâce à la sollicitude du ministre de l’Agriculture, le Pmia, (projet de modernisation et intensification agricole), l’Admas, (l’agence pour le développement des marchés agricoles) dans les domaines techniques et des fertilisants.

Après les récoltes prévues vers le mois d’avril, il s’agit selon M Sall, de voir comment avec les autres producteurs doubler les superficies. Se félicitant des efforts et décisions prises au niveau local par des concertations et foras, le ministre a plaidé pour une société ou un projet d’aménagement de la vallée de la Gambie avec la mise en place de stations de pompage et de cultiver la banane au niveau des hauteurs. Toutes ces propositions seront, selon lui, transmises au Premier ministre et au chef de l’Etat. Il a exhorté les producteurs des régions de Tambacounda et Kolda de se lancer dans le maraîchage, surtout l’oignon et les pommes de terre, entre autres, afin de combler un vide qui fait exporter ces produits pendant au moins huit mois de l’année.

Source: LeSoleil


Mr.Cmr - PiccMi.com

Samedi 19 Février 2011 - 10:31




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