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Mbagnick Diop, président du MEDS, sur les attaques contre les Cauris d’Or : «C’est de la jalousie»





Mbagnick Diop, président du MEDS, sur les attaques contre les Cauris d’Or : «C’est de la jalousie»
Connu pour son commerce facile et sa grande courtoisie, le président du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds) a été surpris, mais pas choqué, par le lynchage médiatique qui a escorté la fin de la dixième édition des Cauris d’or. En homme serein et préoccupé par le développement du Sénégal, Mbagnick Diop répond aux Cassandre. Mais sans trop s’attarder, comme il dit, «sur ces gens-là qui ne font rien et qui tirent sur tout ce qui bouge». Entretien.

Président Mbagnick Diop, vous avez bouclé la 10ème édition des Cauris d’or. Comment appréciez-vous cette dixième nuit de célébration de l’excellence au Sénégal ?

Une totale satisfaction. Vous savez, les cauris d’or ont été appuyés et cautionnés par le chef de l’Etat, le Président Macky Sall. Il nous a fait l’honneur d’en être le parrain et devait même présider la cérémonie. Mais il a eu un empêchement de dernière minute. On a eu son apport, celui du Premier ministre, du ministre de l’Economie et des Finances et de l’ensemble du gouvernement. Je pense qu’aujourd’hui, les cauris ont atteint une dimension qui dépasse largement le cadre du Sénégal. Nous sommes en train de vendre l’image du pays. Aujourd’hui, c’est l’image du Sénégal que nous projetons à l’extérieur. A l’issue de cette dixième édition des Cauris d’or, on ne peut éprouver que de la fierté. Fierté, parce que c’est l’excellence qui est magnifiée. Vous savez, c’est important que les cauris soient, comme a suggéré le Président Hadjibou Soumaré qu’ils soient. C’est la première cérémonie de distinction dans le continent et cela est important à souligner. Mais son organisation est très difficile et c’est pourquoi j’en profite pour féliciter ceux qui, nombreux, se sont associés en amont et en aval, au travail de préparation et d’organisation. Nous sommes dans un environnement en perpétuel mouvement et un pays comme le Sénégal ne peut rester accroché à ses vieilles certitudes. C’est pourquoi devant cette lente évolution des idées, le Meds pose des actes en faveur des entreprises. D’où le concept universel des cauris d’or, qui fédère les décideurs économiques et financiers, les politiques, les scientifiques, les acteurs culturels, les leaders d’opinion, les institutions internationales.

Pourtant, des voix discordantes se sont élevées pour fustiger le fait que certains ont acheté des tickets et n’ont pas eu accès à la salle…

C’est bien de me donner l’occasion d’y répondre. Vous savez au Sénégal, comme je dis souvent, on a tendance à étouffer les audaces et les talents. Lorsqu’on fait une organisation sans faute, comme avec les Cauris d’or, il y a toujours quelques snipeurs pour tirer sur tout ce qui bouge. Sur ceux qui disent qu’ils ont acheté leurs cartons et n’ont pas eu accès à la salle, j’ai constaté depuis l’année dernière que malgré les cartons d’invitation, avec trois étoiles rouges, la mise en place se termine à 20 h et il y a des gens qui débarquent à 22h ou à 23h. C’est incorrect déjà. Ensuite, 90% des gens qui détiennent des cartons, ce sont des invités, des personnes qui n’ont pas déboursé un rond. Il n’y a que 10 % des cartons qui sont tarifiés et ce sont nos partenaires techniques et financiers qui les achètent. C’est-à-dire que ces cartons ne sont donnés qu’aux personnes (morales et physiques) qui nous soutiennent financièrement. Donc 90% des cartons qui sont produits pour la soirée sont gratuits et la majeure partie des gens qui sont là, qui rodent à gauche et à droite, sont des invités et qui ne sont pas venus à l’heure. Je ne peux pas faire plus. On a essayé de réagir, on a essayé d’impliquer tout le monde, parce que la soirée des Cauris d’or, depuis le début, est faite pour récompenser les entreprises les plus performantes, les plus innovantes, les entreprisses émergentes, les meilleurs managers, hommes et femmes. Donc, c’est une cérémonie élitiste. On a voulu ouvrir un peu, c’est pourquoi on lance énormément d’invitations. Malheureusement, ce sont ces invités qui viennent, ou qui revendent leurs cartons, qui vont devant les caméras pour dire qu’ils ont acheté leurs cartons et n’ont pas eu accès à la salle. Je mets au défi une seule personne qui a un carton tarifé et qui n’a pas accédé à la salle. Cela n’existe pas. On tente de jeter le discrédit sur un succès, sur une organisation que le tout Sénégal devait soutenir. Si les Américains ont réussi à faire des Oscars, c’est parce qu’ils sont solidaires. C’est pareil en France avec le Festival de Cannes et au Burkina avec le Fespaco à Ouaga. Mais au Sénégal… Pourtant, on a réussi a installé les Cauris d’or dans l’agenda du monde et cela est prouvé partout. On a eu la star planétaire, Youssou Ndour, le président de la République. On a eu les plus grandes sommités du monde économique et financier. Mais au lieu d’être fier, en se disant que c’est un Sénégalais qui a réussi à instaurer ce concept qui depuis dix ans fédère l’excellence, on essaie de nous mettre des bâtons dans les roues. C’est de la jalousie. Et quand on s’attarde sur ces gens-là, on n’a plus envie de travailler. C’est pourquoi j’ai décidé qu’on revienne au calendrier initial des Cauris d’or, qui se tenaient le premier samedi du mois de mai. Je vais aussi faire en sorte que le prix des cartons soit triplé. On va multiplier par trois le tarif des couverts pour exclure tout ce monde-là. Comme ça, cela va rester une affaire privée pour les entreprises qui font des résultats, les managers qui sont des exemples. Et on va diffuser l’événement partout dans le monde, comme nous savons le faire et pour donner des exemples, des symboles, des références aux jeunes générations. Cette cérémonie, on ne l’organise pas pour gagner de l’argent, mais pour célébrer l’excellence. Pour vendre l’image du Sénégal.

«Entre le discours du Premier ministre et le discours du secteur privé, il y a une synergie»

Président Magnick, l’actualité, c’est aussi le discours de politique général du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, que vous avez sûrement suivi. Comment appréciez-vous ce grand oral du troisième Premier ministre du Président Macky Sall?

Je pense qu’il a réussi son grand oral. Maintenant, il faudrait qu’on passe de la théorie à l’action. Mais a priori, il a rassuré, parce qu’il a fait un discours de technocrate. Son discours est très technique et il a réussi à donner des orientations par rapport à la politique générale du gouvernement.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans le discours du Premier ministre?

Le ton et la méthode et je pense que c’est important, parce que pour l’essentiel, il invite à produire plus, à transformer plus, à plus de création de valeur ajoutée, à plus d’emplois etc. Je pense qu’aujourd’hui, entre le discours du Premier ministre et le discours du secteur privé, il y a une synergie. Tout ce que nous demandons, c’est plus d’implication dans la politique économique et financière du gouvernement. Et je pense qu’ils l’ont compris. C’est important, parce que tous les pays qui sont dits émergents, l’ont été grâce à leur secteur privé local, qui a porté les projets de cette émergence. On ne peut pas se développer si le secteur privé n’est pas impliqué en amont et en aval dans tous les projets du Plan Sénégal émergent (Pse).

Mais au-delà des projets dont a fait cas le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale, vous du Secteur privé, avez-vous des projets à élaborer avec l’Etat pour le développement du Sénégal ?

Oui ! Déjà avant son discours, le Premier ministre a eu à nous recevoir. On a beaucoup échangé, sur instruction du Président de la République. On a échangé sur le Pse, les grands projets du chef de l’Etat etc. Ensuite, nous avons rencontré le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Bâ. Actuellement, nous sommes en train de lister les grands projets du chef de l’Etat pour voir comment nous impliquer en tant que secteur privé. Au début, on n’a pas été impliqué(s) et le Président a été sensibilisé. Il a rectifié le tir et aujourd’hui, le Premier ministre est en train d’appliquer les instructions du président de la République. Et aujourd’hui, le secteur privé est impliqué dans tout qui touche l’assainissement, l’hydraulique, les travaux publics comme les infrastructures routières, les forages, la construction de salles classe etc. l’Etat a revu sa démarche vis-à-vis du secteur privé et nous ne pouvons qu’applaudir. Mais, on attend de voir si tout ce qui a été dit sera appliqué à la lettre.

L'Observateur

PiccMi.Com

Jeudi 13 Novembre 2014 - 21:00



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