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OFFICE NATIONALE ANTI CORRUPTION ET COMMISSION DE RESTITUTION DES BIENS ET DE RECOUVREMENT DES AVOIRS MAL ACQUIS : Deux nouveaux instruments de Macky pour instaurer une meilleure gouvernance





OFFICE NATIONALE ANTI CORRUPTION ET COMMISSION DE RESTITUTION DES BIENS ET DE RECOUVREMENT DES AVOIRS MAL ACQUIS : Deux nouveaux instruments de Macky pour instaurer une meilleure gouvernance
Après la réactivation de la Cour sur l’enrichissement illicite, le président de la République, Macky Sall envisage de mettre sur pied deux autres instruments pour renforcer le dispositif stratégique de sa gouvernance. «Il y a deux autres instruments supplémentaires que je vais mettre en place immédiatement pour renforcer le dispositif stratégique de notre gouvernance», a déclaré hier Macky Sall à l’occasion du conseil sur la suppression des agences et des directions. «Le premier instrument qui est l’Office nationale anticorruption (Ofnac) est une autorité administrative indépendante qui aura pour mission la prévention et la lutte contre la corruption et les infractions connexes », a expliqué le président de la République. L’Ofnac sera chargée de promouvoir l’intégrité, la probité dans la gouvernance publique. Elle sera dotée de pouvoirs, notamment d’auto-saisine pour toutes interrogations ou investigations qu’elle jugera utile. Elle pourra saisir la justice et publier ses rapports. Le second instrument sera la commission nationale de restitution des biens et de recouvrements des avoirs mal acquis. Cette commission va être instituée pour rechercher partout où besoin sera et dans le respect des droits des personnes et des conventions internationales, les biens et avoirs dissimulés.

Migration de la Cour de l’enrichissement illicite à la Cour de répression des crimes économiques et financiers
«Il est donc question d’une démarche cohérente pour donner à la puissance publique les moyens de sécuriser ce qui appartient à tous les Sénégalais. C’est dans ce cadre que des propositions de rationalisation des structures ont été faites», a précisé Macky Sall qui envisage de proposer très prochainement au Parlement la possibilité de faire migrer la Cour de l’enrichissement illicite vers une Cour de répression des crimes économiques et financiers. «J’ai aussi décidé dans cet esprit de la création d’une Commission nationale d’évaluation et de suivie des politiques et programmes publics. Cette structure a pour mission spécifique la formulation d’avis sur nos choix de politique publique et leur mise en oeuvre», a-t-il fait savoir.

Macky rassure sur la tenue des audits

Par rapport au nombre de ministres conseillers, objet de polémiques, le président de la République a tenu à préciser qu’«il appartient au Premier ministre et ses ministres de prendre les décisions. Cependant, Le président a besoin de collaborateurs pour les conseils par rapport aux décisions à prendre concernant un dossier. Ces derniers ont un rang de ministre mais ils ne gagnent que 1 000 000 Fcfa. Les ministres conseillers n’ont rien en commun avec le gouvernement, il n’ont pas de cabinets, ils sont à la présidence». Avant d’ajouter : «ceux qui s’agitent autour de ce sujet doivent se taire, car les Sénégalais ont voulu ce changement. Je ne compte pas changer ma vision, j’ai une mission à accomplir et les audits auront bien lieu, le pays sera sur le droit chemin». L’objectif étant la construction d’un «Etat émergent, moderne et transparent», le président de la République a déclaré que son ambition est «de définir et de recentrer l’Etat dans de nouvelles missions
bâties, des enjeux liés à la création des richesses, au rétablissement de l’équilibre macro économique ainsi qu’à une bonne politique de l’équilibre social et de solidarité nationale». Dans ce cadre, Macky Sall de soutenir, «le Premier ministre et son gouvernement devront prendre en charge, dans le cadre d’une gouvernance vertueuse, sobre, intégrée et performante, une gouvernance fondée sur l’Etat de droit».

Le populaire

Mardi 22 Mai 2012 - 19:07



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