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RAMADAN CHEZ LES APPRENTIS CHAUFFEURS : Le respect strict du jeûne fait débat



Le travail d’apprenti chauffeur de transport en commun n’est pas chose aisée en cette période du mois du ramadan. Entre remplir ce pilier de l’Islam et le travail d’apprenti, les avis sont partagés. Si d’aucuns pensent qu’il est incompatible avec le jeûne, d’autres en voient une exigence. Un tour à l’arrêt de Castor et celui de l’avenue Cheikh Anta Diop permet de faire le constat.



RAMADAN CHEZ LES APPRENTIS CHAUFFEURS : Le respect strict du jeûne fait débat
Il est 17h 30mn, à l’arrêt de Castor. Nombreux sont les transports en commun qui affluent vers la banlieue dakaroise. Des apprentis très actifs à la recherche des clients, destination Pikine, Yarakh, entre autres, sont bien dans leur rôle. En cette période du mois de ramadan et de forte canicule, le travail d’apprenti est très dur et certains vont même jusqu’à réduire le temps de travail.

« Le travail d’apprenti, en cette période de ramadan, est très dur. Il y’a des apprentis qui jeûnent, d’autres non. Le fait de crier en plus du jeûne, c’est très dur. En cette période, les clients nous posent beaucoup de problèmes, mais nous essayons de les comprendre. Avec le ramadan, nous sommes obligés de réduire le temps de travail. Au lieu des 72h habituelles, nous nous contentons de », soutient Babacar Mbaye, apprenti jeûneur. Idem pour ce « coxeur » (rabatteur) pour qui, travailler en cette période, n’est pas chose aisée. Mais qu’à cela ne tienne, il observe rigoureusement ce pilier de l’Islam. « Je travaille depuis longtemps dans cet arrêt, chaque année je suis là en ce mois de ramadan. Dès le bas âge, j’ai commencé à jeûner, donc ça ne pose pas de problème, je fais avec. Il y a des gens qui ne jeûnent pas mais moi, cela ne m’empêche pas d’accomplir le jeûne. La majorité de mes camarades jeûnent », explique Ousmane Ann « coxeur » à l’arrêt de Castor. Et d’ajouter : « le plus dur ce sont les apprentis, ils ne payent pas. Tout à l’heure même j’ai eu un cas ».

Pour d’autres, le travail et le jeûne sont incompatibles. Ils fondent leur argumentation sur l’épuisement des forces et la rigueur des tâches inhérentes à leur travail. Si pour certains, le fait de crier assèche la gorge d’autres trouvent très difficile les acrobaties sur les marches des « car rapides ». De surcroît, cela demande beaucoup d’énergie pour l’ajouter au jeûne

« On ne peut pas jeûner à cause des cris que nous faisons durant toutes la journée pour avoir des clients. Ce ne sont pas les malades seulement qui sont dispensés de jeûne, il y a certains durs travaux qui ne font pas bon ménage avec le jeûne », explique ce jeune apprenti sous couvert de l’anonymat.

En cette période d’abstinence, l’ambiance est toutefois des plus calmes au niveau de l’arrêt de l’avenue Cheikh Anta Diop. Les « Ndiaga Ndiaye » défilent et transportent des clients à tour de rôle. Ici le problème est tout autre, s’insurge l’apprenti.

« Les clients nous fatiguent, ils ne payent pas les tarifs normaux. Ils nous rendent le travail dur. Il faut être conscient, savoir qu’on est dans une période où les nerfs s’échauffent vite », déclare Mbaye Fall, apprenti à l’avenue Cheikh Anta Diop

Les querelles sont en effet le lot quotidien de leur travail. C’est du moins l’avis du chef de l’arrêt de l’avenue Cheikh Anta Diop.

« Il y a toujours de querelles dans les arrêts. C’est le travail. Mais les apprentis musulmans doivent obligatoirement jeûner. Cela fait partie des piliers de l’islam », a soutenu Amadou Ba. Comme quoi, le jeûne n’est pas la chose la mieux partagée dans ce secteur des transports.


Ibrahima BALDE
Sudonline.Sn

PiccMi.Com

Mercredi 25 Août 2010 - 10:55



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