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RELANCE DU CINÉMA SÉNÉGALAIS : L’ETAT VA DÉBLOQUER 1 MILLIARDS DE F CFA





RELANCE DU CINÉMA SÉNÉGALAIS : L’ETAT VA DÉBLOQUER 1 MILLIARDS DE F CFA
Un milliard de franc Cfa, c’est la somme importante que l’Etat va dorénavant débloquer pour le financement du cinéma sénégalais chaque année. Ce financement destiné au fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica) est une participation de l’Etat pour la réalisation des projets de films. L’annonce a été faite hier par le ministre de la Culture Mbagnick Ndiaye qui a exhorté les bénéficiaires à relever loyalement les nombreux défis pour la relance du 7e art au Sénégal.

Ce rendez-vous était très attendu par les professionnelles de l’industrie du cinéma. Les récents exploits de certains de nos cinéastes lors du festival cinématographique ont motivé l’Etat du Sénégal à investir pour la relance du septième art.

C’est dans ce contexte que le ministre de la culture a annoncé le financement d’un milliard au Fopica. Un financement qui constitue également une avance sur recette. Il s’agit d’une aide sélective à la production de film, remboursable en fonction de son exploitation et de sa rentabilité, dans le but affiché d’appuyer et d’encourager la diversité, la richesse et le renouvellement du cinéma sénégalais.

En clair, les Sénégalais vont désormais vivre de leur cinéma. C’est du moins ce que l’on peut attendre vu le potentiel énorme dont regorge notre pays. Mbagnick Ndiaye déclare à ce sujet : «Ces belles réussites du cinéma sénégalais montrent que notre pays est un vivier de talents, acteurs, auteurs, réalisateurs, techniciens, producteurs prêts á répondre à l’exigence toujours plus grande des téléspectateurs et des cinéphiles.

Mais aussi à la nouvelle donne d’un paysage audiovisuel en pleine mutation». Assez pour que l’Etat accorde une totale confiance au cinéma sénégalais pour doter le Fopica un milliard de francs tous les ans. Cependant, Mbagnick a tenu à rappeler aux lauréats les attentes du gouvernement malgré les énormes défis qui les attendent.

«L’Etat vous marque sa confiance pour relever dignement les nombreux défis qui vous attendent. Les professionnels du cinéma et de l’audiovisuel du Sénégal doivent conjuguer davantage leurs efforts pour apporter des solutions qualitatives et quantitatives endogènes à la problématique des contenus des programmes audiovisuels surtout à l’approche du passage au tout numérique en juin 1015», a-t-il dit .

Par ailleurs, sur une production audiovisuelle de 26 films, le directeur de la cinématographie et de l’administration des fonds de crédit du Fopica, Huges Dias soutient qu’il y a une parfaite équilibre du plaidoyer du cinéma sénégalais. Pour lui, il faut remarquer l’émergence que ces jeunes du cinéma nous apportent un renouveau et du sang neuf au septième art.

« C’est tout un honneur pour nous car ces jeunes même sans financement arrivent à faire des films en mutualisant leurs moyens et idées», dit-il. Pour M. Dias, ce fonds est une bouffée d’oxygène pour les professionnels du cinéma car ces montants plafonds arrivent à des niveaux assez importants.

Pour rassurer le ministre, les professionnels diront qu’ils seront à la hauteur des attentes du chef de l’Etat. Et ils promettent de lui apporter les produits du fonds en une année. Et d’après Angèle Diabang, une des bénéficiaires, ce sera des films de bonne qualité qui seront vus et appréciés par les Sénégalais.

« Avec les télévisions, les nouveaux médias et l’avènement des Tic, il y a autant de moyens pour rentabiliser ces films», dit-elle. Toutefois, pour le directeur Huges Dias avec la gestation des salles de cinéma, un espoir est permis pour booster le secteur et alimenter éventuellement les cinéphiles. Il faut noter que 7 projets ont été retenus pour le long métrage.

Il s’agit du film «le rêve de Latricia » (100 millions) « hivernage de Laurence Gavron » de l’auteur Ben Diogaye Bèye, (80 millions), du documentaire « Seex Anta Joop» de Ousam ne William Mbaye (75 millions), du documentaire «Zion Music » de Rama Thiaw (65 millions), de la fiction de Moussa Seydi «Excellence vos épouses » (65millions).

Mais aussi des films «Que le Père soit » de Clarence Thomas Delgado (55 millions) et cette même somme pour le documentaire «Elan Brisé »de Khardiata Pouye. Par ailleurs, 11 films de court métrage, 7 séries télévisuelles, une aide à la finition de Fedup d’Adams Sie et 5 au développement sont également retenus et financés.

Glandplace


Vendredi 13 Février 2015 - 07:32



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