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Un «Café avec… Modou» Sénégalais d’Italie, la vie de… Rome





Un «Café avec… Modou» Sénégalais d’Italie, la vie de… Rome
Au départ de l’aéroport Léopold Senghor ou des côtes sénégalaises à bord d’une embarcation de fortune, c’est l’enthousiasme. La matérialisation d’un rêve d’enfance. Pour un tel départ, on part pour et vers le meilleur. On va chercher des millions à ramener au pays. Mais une fois sur place, c’est la désillusion totale ! Galère, racisme, prison… Tout y passe. En Italie pour une série de reportages, L’Obs a bu «Un Café avec… Modou». Confessions de désabusés.

L’homme a une démarche chaloupée, le pas élégant. Taille moyenne, physique de meneur de jeu sur un terrain de basket, T. Sylla porte beau ses 28 ans. Moulé dans un pull-over gris assorti d’un blue-jean, il dégage la confiance de ceux qui croient ferme à leur bonne étoile. Il suit résolument le chemin qu’il s’est tracé depuis les bas quartiers sénégalais, juqu’aux places huppées de Rome. Sous le vent frisquet de cette soirée italienne, le jeune «Modou (nom donné aux émigrés sénégalais)» rejoint à table trois (3) amis, tous immigrés comme lui, à la quête d’une richesse qui serait enfouie dans ce qui fut le centre de l’Empire romain. Claquant sa langue brûlée par le café chaud qu’il a voulu avaler en vitesse, avant même de s’asseoir, le jeune homme accepte d’ouvrir un pan de sa vie au pays de Berlusconi (Silvio). Et comme chez beaucoup de jeunes émigrés sénégalais, c’est la page des regrets qui s’éjecte, en premier, de la diaphyse. «Comme moi avant mon arrivée ici, les Sénégalais ne peuvent pas croire que l’Italie n’est pas l’Eldorado qu’ils espèrent», dit-il, l’air dédaigneux devant sa vie d’expatrié. Puis, il embraie, comme un désespéré : «C’est vraiment dommage…»

«Je ne comprends pas ceux qui quittent leur boulot au Sénégal pour émigrer en Italie»

La discussion se tient à la Pizzeria Kebab baptisée «Zidane» à Cornelia, une sortie de métro hyper fréquentée par les Africains. Où beaucoup de marchands, dont des Sénégalais, vendent sacs, montres, ceintures, portefeuilles et autres gadgets. Le regard fixé sur ce mini-capharnaüm qui grouille au cœur de Rome, T. Sylla se livre d’une petite voix qui se perd dans celles des consommateurs italiens noyant leur amertume dans la bière : «Je suis originaire de Louga et j’avais 14 ans quand je suis arrivé en Italie. Quand j’étais gamin, je vendais dans la rue. C’était une vie de cache-cache avec les policiers qui, à chaque fois qu’ils procédaient à une vérification d’identité, me tiraient de la rue pour me traîner jusqu’à l’école. J’étais avec d’autres jeunes de mon âge. On ne restait jamais à l’école. Dès qu’on en avait l’occasion, on se tirait de là. Je ne voulais pas étudier, parce que pour moi, la vie se limitait au commerce.» Quelques années plus tard, T. Sylla n’a plus la même conviction. Mais il lui est impossible de faire un retour arrière, de se refaire une nouvelle vie loin du bazar italien. «J’ai fait beaucoup de villes : Rome, Milan, Rennes, mais c’est ça la vie d’un «Modou», raconte-t-il. Il n’a pas de domicile fixe. Il prend toujours le chemin où il espère trouver fortune. Aujourd’hui, je rends grâce à Dieu. Depuis 2008, j’ai un travail fixe, mais les charges sont insupportables. Les dépenses sont coûteuses dans ce pays : le gaz, le courant, l’eau etc. Rien que ma location me coûte 400 euros. A ça, s’ajoute ce que je dois envoyer à la famille au Sénégal. Mes dépenses peuvent dépasser les 800 euros par mois. Et récemment, je me suis marié avec une Ivoirienne adoptée par des Italiens. Ma vie est ainsi passée du simple au double. Au quotidien, je dépense 20 euros (environ 13 000 FCfa). C’est vrai qu’on réussit à joindre les deux bouts, mais le problème est qu’on n’arrive pas économiser. Celui qui a un salaire entre 200 et 300 000 au Sénégal est plus à l’aise que celui qui a un salaire de 1200 euros (environ 800 000 Cfa) en Italie. Le niveau de vie n’est pas le même. C’est pourquoi je ne comprends pas ceux qui quittent leur boulot au Sénégal pour venir tirer la queue du diable ici.»

«Les parents restés au Sénégal sont pires que des sangsues»

Entre amis sénégalais, l’ambiance italienne est toujours décontractée. On se chambre tout le temps pour oublier les petits meurtres auxquels ils sont constamment exposés à cause de leurs tronches de noirs émigrés. Quand on se retrouve à table, ça part dans tous les sens. On discute de tout et de rien. Et quand le sujet touche aux conditions de vie, difficile de se taire. Chacun raconte sa part d’existence. Sa part de désillusions. Evoquez la reconnaissance ou la gratitude des membres de la famille restés au Sénégal ? La réponse est unanime et se fait en chœur : «Ils sont pires que des sangsues», servent T. Sylla et sa bande d’amis. «Au Sénégal, les gens pensent que l’agent se ramasse ici dans les rues. Pour eux, si tu ne travailles pas en entreprise, tu es dans le commerce et quoi qu’il en soit, tu as de l’argent», suffoque Bouba. «Tant que les Sénégalais n’arrêteront pas de nous enfourcher, on n’arrêtera pas de galoper, enchaîne Ngom. On passe notre temps à courir. Si on décide de s’arrêter, on voit les Sénégalais derrière et on reprend la course. Notre plus grand problème, ce sont nos parents qui sont au pays. Dites leur de nous laisser économiser un peu du peu qu’on gagne ici.» Vêtu d’une chemise à carreaux de couleur verte avec des rayures noires, Ngom glisse une anecdote révélatrice de la souffrance économique des «Modou» italiens. «Un jour, raconte-t-il, ma sœur m’a demandé de lui envoyer de l’argent pour régler un problème ponctuel. Quand je lui ai dit que je n’avais plus de travail, elle ne pouvait pas me croire. Elle m’a dit que je ne voulais pas accéder à sa demande. Ça m’a fait mal» T. Sylla renchérit : «Regarde les vendeurs de Cornelia, ils peuvent rester toute une journée et se retrouver avec 20 euros (environ13 000 FCfa). Des fois, ils n’ont même pas cette modique somme, alors qu’ils doivent payer le loyer, qui est au minimum à 200 euros, en plus des autres dépenses.» Un budget mensuel auquel s’ajoutent les dépenses pour la famille restée au pays. Toute une manne financière à débourser régulièrement et qui pousse les émigrés sénégalais à emprunter le mauvais chemin italien.

«Beaucoup de Sénégalais passent la nuit à la gare de Rome»

Très en verve, T. Sylla, qui a grandi dans la botte européenne, a connu mille et une histoires de Sénégalais qui ont fait une sortie de route, avant de se retrouver dans les prisons. «Ce sont les vendeurs qui vivent le plus cette situation. Ils sont traqués, nuit et jour, par les hommes de tenue, qui les pourchassent et les arrêtent car les sacs qu’ils écoulent sont des «falses» (de la contrefaçon). Certains policiers font preuve de tolérance, mais d’autres y vont avec la manière forte et interpellent les fraudeurs. Beaucoup de nos compatriotes sont traînés devant les tribunaux pour ces délits. J’avais des copains avec qui je traînais quand j’étais vendeurs, qui sont encore en prison pour cause de vente de Cd piratés. Ce sont des gens qui sont en prison alors qu’ils ont toute une famille à nourrir au pays. Et c’est à cause de ces dépenses qui leur pèsent qu’ils finissent par tomber dans le trafic. Il faut que les gens sachent que la vie en Italie n’est plus comme avant. C’est la galère. Comme je dis à mes amis qui sont restés au pays : «Ce n’est pas parce que je suis en Italie que je roule sur l’or.» Je ne suis pas un millionnaire. Je n’ai pas tout cet argent qu’ils me prêtent. Mais je rends tout de même grâce à Dieu. L’Europe, c’est la chance. Il y en a qui s’en sortent et d’autres qui crèvent la dalle. Malheureusement, ces derniers sont mille fois plus nombreux. C’est inimaginable pour nos parents restés au pays, mais beaucoup de Sénégalais passent la nuit à la gare de Rome. Des fois, il y en a qui, ne pouvant plus supporter leur situation, versent dans la drogue. D’autres sont devenus de vrais clochards qui ont perdu tout contact avec leur famille. On ne peut pas tout dire, mais il faut que les gens comprennent que l’Italie est loin d’être un paradis.»

«80% des Italiens sont racistes… »

Partager un café avec les «Modou» de Rome, c’est aussi suivre en direct le procès du peuple italien, accusé de l’éternel délit de racisme. «80% des Italiens sont racistes. Quand un Italien a besoin de toi, il se fait doux, avec tout un arsenal de séduction, mais dès qu’il obtient ce qu’il veut, il te tourne le dos. D’ailleurs, je ne cesse de le leur dire. Quand ils pensent qu’ils sont meilleurs que nous, moi je pense le contraire. Ils sont rares ceux qui sont vraiment gentils. Par exemple, quelqu’un qui travaille dans une usine, au fil du temps, il progresse, achète une voiture… Mais dès que son patron s’en rend compte, il lui met des bâtons dans les roues. Par exemple, si l’employé en question avait un contrat d’un an renouvelable, celui-ci ne sera plus jamais renouvelé, même s’il fait du bon travail. Il est remplacé automatiquement par un autre Africain ou un étranger, car ce sont des boulots comme «Bouttafuori (gardien de boutique de luxe)» que les blancs ne feront pas.» Avec dégoût, le «procureur» Ngom poursuit son réquisitoire contre l’«intolérant» peuple romain. «Ici, explique-t-il, parce que tu es noir, les policiers t’interceptent facilement. Sans aucune infraction, on te fouille, te demande des papiers et te créent des problèmes. Tu sors d’un métro, on t’intercepte et te demande tes papiers. Tu les leur donne, ils te demandent ce que tu gardes par devers toi. On te palpe, à la recherche de drogue ou de produits de ce genre. Quel est le Sénégalais qui n’a jamais été intercepté ?» La réponse, c’est T. Sylla qui la donne : «Il n’y en a pas. Le pire dans le racisme des Italiens, c’est la suspicion ambiante dans les métros. Dès qu’un noir entre dans le métro, tous les blancs retiennent leur souffle, ils veillent sur leurs bagages, comme si le gars était un voleur.» «Ou bien, la personne se lève, dès que tu t’approches, poursuit T. Sylla. Là, tu sais nettement que tu es la cause de sa fuite. Tu entres dans un bus, tout le monde se braque et vérifie ses poches pour voir s’il n’a rien perdu. Seulement, je ne suis pas d’accord avec certains Sénégalais. Quelle que soit ta situation, tu dois être propre et soigner ta mise. Mais quand on est sale, puant et incorrect, c’est normal d’attirer le regard des gens.»

«Il pleure et supplie son logeur»

Dans cette vie de galère, il y en a qui épousent le système D, et en deviennent même des symboles vivants. «Les seuls qui peuvent économiser de l’argent, ce sont les gens comme Bogua, taquine T. Sylla. Il ne mange pas et ne s’habille pas bien, malgré tout ce qu’il gagne. Souvent, il lui arrive de payer tardivement son loyer. Alors, son logeur ferme la porte de l’appartement en lui disant que s’il ne paie pas, il n’en sortira pas. Là, il pleure et le supplie de le laisser aller travailler.» Très drôle, l’ami Bogua réplique : «Si je fonctionne comme ça, c’est que je pense beaucoup à ma famille.» En Italie depuis 2 ans, l’ancien chauffeur de taxi a tout le temps les pensées vers le Sénégal et sa petite maisonnée de Mbao (Dakar). «Quand je commande du poulet, explique-t-il, je pense automatiquement à ma femme et mes enfants. Je me dis : est-ce qu’ils sont dans de bonnes conditions ? Dois-je me permettre cela, alors qu’eux, trinquent à Dakar ? J’économise juste pour aider ma famille. Si j’ai 5 euros, je dépense 1 euro. Je ne mange pas, je ne bois pas. Je joue parfois au clodo pour mieux économiser. «Lima sol sakh damaka boudjou» (Même ce que je porte, je le tire des poubelles). J’étais en Italie pour découvrir et j’y suis resté. Mais honnêtement, il y a un énorme décalage entre ce que j’imaginais et ce qui se passe ici. C’est vraiment difficile.» Et triste aussi, surtout quand tombe la nuit et que Rome rejette ses «Modou», obligés de dormir sur des cartons… à la gare de Termini.


Galère des sénégalais d’Italie :

Modou, le Sdf de la gare de Termini

Plus grande gare de la ville de Rome, Termini accueille tous les soirs des Sans domicile fixe (Sdf) qui n’ont pas où dormir. Parmi eux, des Sénégalais qui, chaque nuit, déposent leur sac sur le trottoir, avant de se confectionner une… chambre en carton. Abri provisoire et dérisoire d’un soir. Pour oublier les tracasseries de la journée. Reportage !

En Italie, payer le loyer, ça coûte la peau des f… Et si certains, par manque de moyens, s’entassent à six (6) dans une chambre avec douche, qu’ils paient à 150 euros par personne, d’autres sont dans la rue. Tout simplement. «Il suffit d’aller à la gare de Termini, vers 08 heures, pour le constater. Beaucoup de Sénégalais y passent la nuit, avant de reprendre leur commerce le lendemain», a soufflé Bouba, un des membres de la bande à T. Sylla (lire par ailleurs). On tente le coup.

Sourire ou rictus ? On ne sait pas. Le regard fuyant, les gestes lents, un carton pour servir de couchette, un sac et un sachet qui traînent sur un des trottoirs de la gare de Termini, éclairée par les lampes de la rue. Dans la fraîcheur de cette nuit de dimanche à Rome, les trains passent, se croisent et embarquent des passagers qui, après une longue journée, se hâtent, s’élancent et courent pour ne pas rater le wagon qui leur permet de rejoindre le confort douillet de leur chambre. Les autres, eux, restent. Ils ne bougent pas. Ils finissent par rester à quai. Le spectacle est pareil et dure depuis des années. Chaque soir, vers 20 heures, après une journée de tracasseries, les Sdf de Rome rejoignent leur piaule géante, qu’ils doivent quitter aux premières heures de la matinée.

Ce dimanche, les premiers Sdf arrivent. Il ne fait pas trop froid, mais ils sont emmitouflés dans des vestes et couvertures qui leur permettent de combattre les démons des nuits étoilées de Rome. Leurs prénoms, il est difficile de les connaître. Le peuple de Termini ne parle pas. Et le jour où l’un d’eux se détermine à le faire, comprenez que c’est contre quelques euros. A l’approche des gens, ces nombreux squatteurs de la plus grande gare d’Italie jettent un regard courroucé, méfiant. Leur seule préoccupation, c’est de trouver quelques heures de sommeil, de répit. De nationalités diverses, ces Sdf sont Erythréens, Roumains, Maliens … Sénégalais. Venus à l’aventure en Italie, sans le sou et sans aucune connaissance, ils ont rejoint le melting-pot de Termini. Comme les autres, les Sénégalais ont épousé le code d’honneur de Termini : omerta totale. N’insistez pas, vous vous ferez insulter.

Le Mc Donald de Termini, point de rencontre des Sénégalais

Le constat fait, direction le Mac Donald de Termini. «Beaucoup de Sénégalais y donnent rendez-vous aux compatriotes qui viennent de débarquer en Italie. C’est un point stratégique», souffle notre guide. La preuve s’offre à nos yeux quelques minutes plus tard. Debout à un coin de la gare, le mannequin et acteur sénégalais, Souleymane Ndiaye alias Julio, qui figure dans le clip «Rétane» de la reine du «Djolof Band», Vivianne Ndour, téléphone collé à l’oreille gauche, attend l’arrivée d’un ami qui doit venir le chercher. L’homme, qui a quitté le Sénégal la veille, sillonne le monde suivant un agenda précis. «Mais je suis basé en Italie», dit-il, avec son éternel sourire charmeur.

Quelques rues plus loin, se dresse l’avenue Victorio Emmanuel. Sur cette grande allée commerçante de Rome, des «Modou», après une longue journée, retournent chez eux, les épaules chargées de marchandises. Certains lâchent un sourire las, avant de poursuivre leur chemin, à grandes enjambées. D’autres jettent des regards sans expression, au moment où d’autres prennent le soin de saluer de manière évasive. «Je vais vous dire une chose, tous les Sénégalais se reconnaissent. Des fois tu peux croiser quelqu’un qui fait semblant de ne pas te reconnaître, mais tu sauras que c’est un Sénégalais», lance notre guide, qui est passé de la vente à la sauvette au gardiennage dans les boutiques de luxe (Gucci, Georgio Armani…), avant d’atterrir dans la restauration, après une formation dans ce domaine.

Le Pape et les billets de 50 euros distribués aux Sdf

A Victor Emmanuel, les Nigérians en ont littéralement élu domicile. Sur le trottoir, on dépasse un Sdf dans les bras de Morphée, au moment où d’autres Africains, un grand chien de compagnie en laisse comme compagnon, mettent la musique à fond. Plus loin, des Africains d’un âge avancé, entre 50 et 55 ans, discutent sur un ton violent. Ils parlent anglais et ne sont pas des Sénégalais. Assis à gauche d’un bazar où l’on vend des produits typiquement sénégalais (Nététou, poissons séchés, poivre, bissap…)», ils se disputent, échangent énergiquement et perdent les pédales, à cause des flots d’alcool, dont ils abusent. La violence est dans l’air. Et Termini est moins électrique que Victor Emmanuel, où l’odeur de l’alcool pue à 50 mètres à la ronde. Une situation qui indispose jusqu’au plus haut sommet de l’Etat italien. Et même du Vatican. «Il y a trois mois, le Pape (François) est passé à Termini, raconte notre guide. Il a vu les Sdf et dès le lendemain, il a, à la même heure, envoyé quelqu’un donner à chacun un billet de 50 euros (32 500 FCfa).» Un souvenir qui a marqué les esprits à Rome. Mais qui n’a changé en rien la face hideuse de Termini.

L'Observateur

PiccMi.Com

Mercredi 15 Octobre 2014 - 19:00



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