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VIDÉO - Le pathétique sort du comédien Thierno Ndiaye Doss



Le président des artistes comédiens du théâtre sénégalais (Arcots), Thierno Ndiaye Doss lutte contre la mort. On l’a vu pour la dernière fois au Fest’rire, bien portant. C’était en mai dernier. Quelques mois après, il tombe malade. Une pathologie qu’il peine à expliquer. De toute façon, sa voix rauque a disparu. Moustapha, pour les téléspectateurs de la série Goorgorlu, est presque aphone. Ses propos ne sont pas audibles. D’ailleurs, il essaie de marcher à l’aide d’une canne. Ainsi, il est retourné à Kaolack auprès de sa famille guettant avec impatience la venue d’un bienfaiteur qui lui offrirait 2,5 millions francs pour s’acquitter de ses frais médicaux. Pathétique reportage chez un comédien qui a marqué son époque grâce son talent et sa carrure.



VIDÉO - Le pathétique sort du comédien Thierno Ndiaye Doss
Quelques semaines après le décès de la comédienne Aïda Camara, morte des suites d'une longue maladie, voilà qu'un autre artiste lutte contre la mort. Cette fois-ci, il s'agit d'un professionnel du 7e art qui sert son pays depuis 1963. Thierno Ndiaye Doss, qui s'est réfugié dans son Kaolack natal, guette avec impatience la venue d'un prodigue qui lui tendrait une enveloppe de ... 2 millions afin qu'il puisse se soigner. Aux autorités, le président national des Artistes comédiens sénégalais (Arcots) leur en veut puisqu'il soutient qu'elles ne lui ont pas rendu l'ascenseur.

On est loin des années où, incarnant le rôle du personnage principal dans le célèbre film de Ousmane Sembène, Guélewar, le guerrier, à la voix rauque s'insurgeait contre l'ingérence occidentale. À la place, on a trouvé un homme presque aphone. Visiblement alité, Ndiaye Doss comme on le surnomme affectueusement lutte contre son mal. Au quartier Ndargou Ndaw où nous l’avons déniché, il est vêtu d’un tee-shirt blanc et d’un pantalon noir. Dans cette maison où il a vu le jour, le père de famille trouve un énorme réconfort. Timbre faible, il assure : «Je suis malade depuis l’hivernage passé.» Avec enthousiasme, Moustapha, pour les férus de la série Goorgoorlu, confie : «Mon médecin traitant est optimiste bien que le mal demeure toujours inconnu. Je pense que la fatigue a beaucoup influé sur mon état. Fébar yu bari ño nekk ci sama yaram wi (je suis atteint de beaucoup de pathologies). Mais, je me porte mieux». Ce que confirme son entourage.


La voix du président d’Arcots émeut. Mieux, elle suscite de la pitié tant elle a changé. L'interprète de Guélewar est presque privé de son «arme». C’est avec beaucoup de difficultés qu’il s’exprime dans son discours mélangeant le Français et le Wolof. Son propos est à peine audible.

«Il fut un temps où je ne pouvais même pas me lever ni parler»

C’est suite à la bande-annonce de l’émission Sur scène de Walf Tv, animée par Mouhamadou Bitèye, que nous avons pris l’initiative de faire un tour chez Doss. Interrogé sur sa maladie, le patient se contente de dire : «Il fut un temps où je ne pouvais même pas me lever du lit ni parler. Aujourd’hui, je rends grâce à Dieu. C’était bien plus difficile pour ma famille et moi.»

Malgré tout ce qu’il a fait pour le théâtre sénégalais, le comédien ne parvient pas à se faire soigner. L’artiste peine à rassembler ses frais médicaux s’élevant à 2,5 millions. D’après ce père de famille, ce sont ses enfants qui se démènent pour le tirer d’affaire. D’ailleurs, il désigne l’un d’entre eux. Ousmane de son prénom sera le successeur de son papa. «Il a choisi mon métier. Je ne me fais pas de soucis là-dessus.»
Si les autorités ont fait fi de son cas, les artistes, eux, se souviennent de leur président. Ils passent souvent lui rendre visite pour lui remonter le moral. Mais aussi, participer financièrement à ses charges. Revenant sur la question, Ndiaye Doss témoigne : «Les comédiens viennent de partout dans le pays et ils ne viennent pas les mains vides.»

Cependant, le patient révèle qu’au début de son malaise, le ministre de la Jeunesse lui avait donné 500 mille francs, la patronne du bureau sénégalais du droit d’auteur, Abibatou Diaby Siby, 150 mille francs. Le promoteur Guédel Mbodj aussi avait mis la main à la poche. À l’en croire, Pape Massène Sène a fait des mains et des pieds pour lui trouver une aide auprès des autorités. En vain. «J’aurai souhaité que les autorités me rendent la monnaie, martèle-t-il. Parce ce que depuis 63, je travaille dans la culture. Mais, si elles refusent, mes enfants me prendront en charge. Combien de temps ai-je passé dans les cliniques de Kaolack et de Dakar ? Ma famille s’est débrouillée pour payer. Que l’on m’aide. Je pense que je le mérite. J’ai travaillé pour ce pays depuis les Indépendances.»

Revenant sur son parcours, Thierno Ndiaye Doss explique avoir commencé dans les troupes de ballet, avant de déposer ses baluchons dans les salles de théâtre. À 70 ans, il rêve de retrouver les planches et les caméras puisqu’il précise : «J’ai l’art dans le sans, je ne connais que ce métier. Je mourrai artiste.» Doss a joué plusieurs rôles notamment dans Camp de Thiaroye, Guélewar, Tableau Ferraille du cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, Afrance d’Allain Gomis, les Caprices du fleuve de Bernard Giraudeau…

(Source : Walf Grand-Place via Setal )

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Mercredi 14 Mars 2012 - 09:51



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