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5 ANS DE TRAVAUX FORCES CONTRE KHADY DIOUF La domestique avait tué son enfant avec un tesson de vitre





5 ANS DE TRAVAUX FORCES CONTRE KHADY DIOUF La domestique avait tué son enfant avec un tesson de vitre
5 ans de travaux forcés. C’est la peine retenue contre Khady Diouf par la Cour d’Assises. La domestique y a comparu hier, pour avoir tué son nourrisson de sexe masculin avec des tessons de vitre, après l’avoir mis au monde, clandestinement. Elle purgera une peine de deux ans de plus, avant de recouvrer la liberté.

Khady Diouf est une domestique qui a quitté son village pour s’installer à Kaolack où elle travaillait, moyennant 8.000 francs cfa, le mois. D’une liaison avec Moussa Sow, son premier amant, naitra son premier enfant hors mariage. Juste après le sevrage de celui-ci, elle prendra la destination de la capitale pour gagner un peu plus d’argent. A Dakar, elle pu avoir un salaire de 25000fr, avec quoi, elle réussissait à subvenir, tant bien que mal, aux besoins de sa maman, son père étant mort depuis ses 6 ans. Sa rencontre avec Badou, l’auteur de sa deuxième grossesse, lui sera fatale. De cette idylle avec l’homme dont elle ne connaissait même pas le nom de famille, naitra un enfant qu’elle tuera, dès sa naissance. Ce qui lui a valu sa comparution, hier, devant la Cour d’Assises de Dakar. Khady Diouf a, après avoir dissimulé sa grossesse, pendant neuf mois, choisi de tuer son enfant, le 5 avril 2009. A la même date, le docteur Gaye, médecin chef du district sanitaire, Roi Baudouin de Guédiawaye, informait les éléments du commissariat de la localité, d’une mort suspecte d’un nouveau-né. Khady Diouf, conduite par sa patronne, avait déclaré avoir avorté d’une grossesse de 4 mois, contrairement aux résultats de l’examen clinique. Aussi, a affirmé le docteur, deux jours après, la patronne de Khady est revenue avec le nouveau-né mort, dans une caisse. L’enfant avait été retrouvé dans le balcon du second étage de la maison où elle travaillait, à Khourounar. Les policiers avaient constaté que le corps sans vie de l’enfant, de sexe masculin, présentait des blessures à l’épaule gauche et à la cuisse gauche. Sa patronne affirme avoir été informée par sa nièce, que Khady se tordait de douleur et saignait au balcon. Le lendemain, elle découvrit le placenta et la tête de l’enfant sans vie, au lieu indiqué. La mise en cause affirmera avoir mis au monde un enfant mort-né, qu’elle a caché dans la caisse, pour éviter que l’on s’aperçoive qu’elle en était la mère. Elle finira par avouer avoir donné la mort à son nourrisson. « Je lui ai donné des coups avec des tessons de bouteille pour éviter qu’il pleure et alerte les gens, parce que je n’avais pas informé de ma grossesse », a-t-elle déclaré à la barre. Pour l’avocat général, l’intention de tuer son enfant était nourrie depuis le refus du père d’en reconnaitre la paternité. Me Mame Cor Ndour poursuivant, s’appuiera sur le fait que l’accusée est fille unique de sa mère, dont elle est le seul soutien, pour dire que 7ans de travaux forcés suffiront pour payer à la société le préjudice subi. Me Ousseynou Gueye, plaidant la correctionnalisation des infanticides, précisera : « il faut être deux pour faire un enfant, et il n’y a que les dames qui viennent comparaitre devant la barre et croupissent en prison ». Aussi, appelant à équilibrer la balance dans le déni de grossesse, a-t-il demandé à la Cour d’être clémente vis à vis de sa cliente. Après délibéré, Khady a été condamnée à 5ans de travaux forcés. Deux ans, encore à passer en prison, avant de recouvrer la liberté.

Rewmi

Vendredi 25 Mai 2012 - 08:04



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