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A.B, ETUDIANT A L'UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR : «Ma tante m’a rendu impuissant»



Alors qu’il vivait comme un Sdf à l’Université Cheikh Anta Diop où il a été orienté, A.B. est parti chercher du réconfort au domicile de son oncle à Yoff. Il n’y a récolté que mépris et brimades. Ce jeune garçon de 25 ans risque de ne pas connaître le bonheur de porter un enfant dans ses bras. Il risque de ne pas participer à la perpétuation de sa lignée. Ce qui fait qu’un homme en est vraiment un, est en panne chez lui. Par la faute de sa tante qui lui a servi un repas…miné. Récit.



A.B, ETUDIANT A L'UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR :  «Ma tante m’a rendu impuissant»

Je suis un étudiant à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. J’ai 25 ans. Je suis originaire de la région de Tambacounda où j’ai obtenu mon baccalauréat en 2007. J’ai perdu ma mère très tôt. Mon père est très vieux. Il est un ancien militaire. Je suis en 2e année. Lorsqu’on m’a orienté à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, je n’avais pas de logement. La première année, j’ai été hébergé par des amis qui étaient en année de maîtrise. Je n’avais pas de bourse. J’étais très fatigué. Heureusement, j’ai tenu bon et à la fin de l’année, j’ai réussi à mes examens. Lorsque je faisais ma deuxième année, je n’ai pas pu obtenir un logement. Je n’ai pas non plus trouvé un ami pour m’héberger. Comme j’avais un oncle qui vivait à Dakar, j’ai eu l’idée de m’en ouvrir à lui et voir comment résider chez lui. Il a été très ouvert et m’a accepté dans sa maison à Yoff. On vivait à cinq dans la amison : mon oncle, ma tante, une domestique, une cousine et moi-même. Je ne cessais de faire profil bas. J’ai essayé de tout faire pour ne pas déranger. Je faisais tout ce qu’on me demandait. Je respectais mes cinq prières quotidiennes. Mon comportement était irréprochable. 

«Elle m’a fait vivre des misères»

Mais je ne sais pourquoi, au bout de quelques mois, ma tante a commencé à me faire vivre des misères. Elle me lancçait des piques à tout moment. Elle pensait que j’étais venu du village uniquement pour squatter la maison de mon oncle parce qu’il avait réussi socialement. Elle est même allée jusqu’à penser que j’essayais de jeter un sort son mari pour l’avoir sous mon emprise. Dieu m’est témoin, je n’ai jamais pensé à cela. Je ne compte que sur moi. J’ai juste pensé que je ne pouvais pas vivre comme un sans domicile fixe (Sdf)  à l’université Cheikh Anta Diop, alors que j’avais un oncle qui possède une maison à Dakar. Mais la dame ne le comprenais pas ainsi. Elle pensait que ma présence dans cette maison allait gâcher son ménage. Alors, elle me fait des remarques très blessantes et ne cesse de m’humilier. J’ai tout mis sur le compte de la volonté de Dieu. J’ai estimé que c’est Dieu qui m’éprouvait ainsi et j’ai essayé de supporter stoïquement. A chaque fois qu’elle se comporte mal avec moi, je me fais violence et fais tout pour me rapprocher d’elle, histoire de la convaincre de ma bonne foi. Mais elle campe toujours sur sa position. Elle ne m’adresse même plus la parole. Si je la salue, elle fait comme si je n’étais pas là. La situation était finalement telle que j’ai manqué de concentration dans mes études. J’ai ainsi échoué à mes examens.

Je m’en suis ouvert à certaines connaissances, qui m’ont conseillé de faire preuve de persévérance et de prier Dieu. Une de nos domestiques était très sensible à ma situation. Elle me remontait toujours le moral. Finalement, ne pouvant plus supporter ce que je vivais dans cette maison, elle a démissionné. Une autre domestique a ainsi été recrutée. Ma tante l’utilisait pour me chercher noise. Gênée, elle racontait à ses parents tout ce qu’on me faisait vivre dans cette maison. Ces derniers lui ont conseillé de quitter, parce qu’elle n’avait pas affaire à une bonne maîtresse de maison. Il arrivait qu’elle entre dans ma chambre à 6 heures du matin sans frapper à la porte. Alors que j’étais encore au lit, elle faisait un boucan terrible pour m’obliger à me réveiller.  Elle m’a fait beaucoup de  petites choses de ce genre, uniquement pour me faire sortir de mes gonds. Mais je l’ignorais royalement pour sauver mes études. Mais du fait de ce que j’endurais dans cette maison, j’ai fini par «cartoucher». On m’a notifié que je n’avais plus ma place à l’université. J’ai entrepris des démarches et heureusement des autorités universitaires, sensibles à mon cas, ont tout fait pour qu’on m’accepte comme auditeur libre.

 

 «Un marabout m’avait demandé de faire attention aux repas qu’on me sert»

Comme ma tante a tout fait pour me décourager, mais quand elle s’est rendue compte que je ne baissais pas les bras, elle a fini par changer de fusil d’épaule. Elle s’est mise à raconter que je faisais les yeux doux aux domestiques et que j’étais un violeur en puissance. Dieu sait que je ne suis pas intéressé par ces genres de choses. Je n’ai même pas de copine. Vu que ma mère est morte et que mon père est  souffrant, mon seul souci c’est de tout faire pour subvenir aux besoins de ma famille. Lorsque je suis allé à mon village natal, des gens m’ont conseillé d’aller consulter un marabout pour voir si la dame ne m’avait rien fait. J’étais en compagnie d’un cousin. Le marabout m’a dit de faire très attention et de bien surveiller mon alimentation, parce qu’on pourrait y mettre quelque chose qui pourrait nuire à ma santé. Etant un intellectuel, je n’ai pas cru un seul instant à ce que le marabout m’a dit. J’ai estimé que ma tante pouvait être mauvaise, mais pas au point de vouloir nuire à ma santé. Une fois à Dakar, j’ai fait comme si de rien n’était.

Alors que j’avais complètement oublié les recommandations du marabout, un jour, la dame m’a servi du couscous. Quelques minutes après, j’ai eu des douleurs au niveau du ventre. J’ai essayé de positiver en me disant que c’était juste une intoxication alimentaire qui allait vite passer.  Il y a à peine un mois, elle m’a encore servi de la bouillie et les douleurs ont repris de plus belle. C’est alors que je me suis mis à réfléchir. Je me suis alors remémoré les paroles du marabout. J’ai appelé à une émission de voyance et on m’a dit qu’il y avait quelque chose en moi. Si je ne m’en occupais pas, cela me serait dommageable. Les jours qui ont suivi, j’ai constaté que mon sexe ne réagissait plus, même quand je me réveille le matin. J’ai fait des consultations et on m’a dit que j’étais impuissant. Pourtant, mon sexe fonctionnait normalement, même si je n’ai jusque-là connu aucune femme. Je n’ai même pas de copine.  Je sais que tout ceci est de la faute de ma tante.

 

«Ma cousine est stérile après avoir eu des problèmes avec ma tante»

En tant que  musulman, je  ne vais pas faire de mal à qui que ce soit, mais je ne vais pas rester les bras croisés sans rien faire. Je vais tout faire pour me soigner. Maintenant, si on me dit que mon mal est inguérissable, je vais parler directement à ma tante, parce que c’est elle la concernée. Elle va enlever ce qu’elle m’a fait, sinon je vais prendre les mesures qui s’imposent. Je n’ai encore rien dit à mon oncle, parce qu’au début, sa femme lui racontait des contrevérités sur mon compte et il y croyait. Je ne suis jamais allé le voir pour lui dire ce que son épouse me faisait endurer dans la maison parce que je n’ai pas voulu détériorer leurs relations.

Et puis, ce n’est pas la première fois que ma tante agit de la sorte. Une cousine qui vivait dans la maison comme moi, avait souvent de petits problèmes avec ma tante. Elle en est aujourd’hui à sa treizième année de mariage et jusqu’à présent, elle ne parvient pas à avoir d’enfant. Elle a eu une coépouse. Laquelle en est  à son cinquième enfant. Je soupçonne ma tante d’être à l’origine de cela, même si je n’ai pas la preuve de ce que j’avance. Mais les coïncidences sont troublantes.

Je ne peux comprendre une méchanceté si gratuite. Qu’est-ce que j’ai fait à ma tante pour qu’elle veuille ainsi gâcher ma vie. Dieu sait que je n’ai jamais cessé de prier pour eux, (ma tante et mon oncle). Malheureusement, ils se trompent sur mon compte. Ai-je intérêt à aller «marabouter» des gens qui m’ont offert un gîte ? 

Je sais que Dieu est juste et que tôt ou tard, chacun de nous répondra de ses actes. Mais cette affaire m’affecte tellement que j’ai décidé d’en parler pour me libérer.



Mercredi 17 Août 2011 - 11:59



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1.Posté par DIA le 19/08/2011 17:21

thiey adouna

2.Posté par abdouramane diouf le 26/08/2011 00:47

yalla geumoule nélawoule lou waye déf bopam

3.Posté par abdouramane diouf le 26/08/2011 00:48


yalla geumoule nélawoule lou waye déf bopam

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