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A Dakar, le plaidoyer de l'OIF pour l'investissement dans l'éducation



Dans un communiqué transmis ce jeudi, la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Michaëlle Jean, a appelé à des investissements massifs dans l'éducation. Son intervention a lieu à la veille de la Conférence mondiale du partenariat pour l'éducation qui s'ouvre ce vendredi 2 février au Sénégal.



Les investissements faits dans l'éducation sont encore très bas, c'est le constat de Michaëlle Jean, la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Selon la responsable, le secteur nécessite beaucoup plus d'investissements que ce qui est actuellement fait.
« Il faut investir beaucoup plus dans l'éducation. Les financements sont bien en-deçà du défi à relever et des enjeux. Il faut savoir que le montant de l'aide internationale allouée, chaque année, pour un enfant d'Afrique subsaharienne s'élève à moins de 5 € ou moins de 6$, soit 2% du coût de sa scolarisation, le reste étant laissé à la charge des familles et des États. Des Etats africains qui, en moyenne dans cette région, consacrent déjà 17% de leurs dépenses publiques à l'éducation », expose-t-elle dans un communiqué transmis à la presse ce jeudi 1er février.
Madame Jean estime que dans le contexte actuel où l'on assiste à un monde plus que jamais fracturé, l'investissement dans l'éducation est un gros enjeu, tout comme il est nécessaire de triompher de l'ignorance, des inégalités, et de créer des possibilités et de réaliser le dividende démographique. « L'éducation est un atout pour la cohésion sociale et un droit. Il y va de la liberté de chacune et de chacun de jouir pleinement de ses droits politiques, économiques et sociaux. Et ce qui est en jeu plus largement, c'est la sécurité et la stabilité du monde. Il faut donc investir plus, mais aussi investir mieux, pour plus de cohérence et d'efficacité sur le terrain », a-t-elle poursuivi dans le document.
A noter que cette exhortation de la secrétaire générale de l'OIF intervient en prélude à la Conférence mondiale du partenariat pour l'éducation qui démarre ce vendredi 2 février au Sénégal et à laquelle elle est attendue. A cette rencontre internationale, Michaëlle Jean appellera à des actions collégiales, des actions d'ensemble pour plus de résultats.
Agir ensemble au nom de l'intérêt général
En dehors des questions d'investissement, le message de Madame Jean est clair. Pour elle, il faut pour les Etats, franchir les barrières et travailler ensemble à travers des projets collégiaux pour atteindre les résultats escomptés.
« Trop d'éparpillement et de concurrence est contre-productif. Alors acceptons enfin de travailler mieux et plus ensemble, sur le terrain, au nom de l'intérêt général, de notre intérêt commun ! Inventons des mécanismes inédits au service d'une mutualisation et d'une mise en synergie effective et efficiente des expertises, des compétences, des moyens, des projets », a-t-elle avancé dans le communiqué.
Pour illustrer ses propos, la responsable a donné l'exemple de l'Institut de la Francophonie pour l'éducation et la formation (IFEF) dont le siège est à Dakar dans la capitale sénégalaise.
Il s'agit, d'une école née d'un partenariat entre, l'OIF, l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF, composé d'un réseau de 850 établissements d'enseignement supérieur et de recherche), les Conférences des ministres francophones de l'éducation (CONFEMEN) et des ministres de la jeunesse et des sports (CONFEJES), l'université Senghor d'Alexandrie qui dispose de campus décentralisés, le Partenariat mondial pour l'éducation, la Banque mondiale, l'Agence française de développement et plusieurs autres institutions encore. « Il y a là une approche exemplaire de partenariat, une volonté d'agir ensemble, stratégiquement, pour accomplir davantage », s'est réjouie Michaëlle Jean.
Par La Tribune Afrique

PiccMi.Com

Vendredi 2 Février 2018 - 18:36



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