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ABDOU FATY, COORDONNATEUR DU GRAND CADRE DES SYNDICATS ENSEIGNANTS : «L’ECOLE N’EST PAS UNE PRIORITE POUR LE GOUVERNEMENT»





ABDOU FATY, COORDONNATEUR DU GRAND CADRE DES SYNDICATS ENSEIGNANTS : «L’ECOLE N’EST PAS UNE PRIORITE POUR LE GOUVERNEMENT»
Les syndicats d’enseignants sont dans tous leurs états. Pour cause, le Conseil présidentiel sur les recommandations des conclusions des Assises nationales de l’éducation qui était prévu ce jeudi a été reporté jusqu’au 6 août prochain. Une situation que dénonce le coordonnateur du Grand cadre des syndicats enseignants (Gcse), Abdou Faty.

«Cette annonce ne nous a pas surpris. C’est la preuve que le gouvernement de Macky Sall n’érige pas l’école en priorité. Parce que les Assises de l’éducation se sont déroulées en août dernier. Donc, depuis presque un an et à ce jour rien n’a été fait allant dans le sens de systématiser les recommandations et de se focaliser sur certaines demandes très fortes. Ceci pour pouvoir dérouler un plan de travail et mettre en œuvre des solutions», a pesté Abdou Faty.

Pour le syndicaliste qui dirige l’un des deux camps du Grand cadre, la déception par rapport au gouvernement de Macky Sall est relative. Car il est convaincu qu’il n’est mu par la volonté de respecter les engagements souscrits et que sa stratégie reste celle du pourrissement. «Nous savons en âme et conscience que ce gouvernement fera moins qu’Abdou Diouf qui avait fait des états généraux, moins que Senghor qui avait instauré les indemnités de logements et moins qu’Abdoulaye Wade qui avait doublé l’indice», a-t-il constaté, la mort dans l’âme.

Cependant, a précisé Abdou Faty que le Grand cadre tient à ce que l’opinion ait claire conscience que le gouvernement n’est pas dans les dispositions de résoudre les problèmes de l’éducation. «Nous n’attendons rien de ce gouvernement. Nous n’attendons non plus rien des recommandations de ces Assises», a-t-il clamé, non sans avertir que «ce qui est sûr et certain, c’est que si on ne règle pas la question du protocole d’accord du 17 février 2014, même s’ils font des recommandations allant dans ce sens, nous au niveau du Grand cadre, on va contacter l’Useq (Union syndicale pour une éducation de qualité) pour porter ensemble le combat».

«Parce que, a-t-il encore ajouté, si l’école n’est pas une priorité pour le gouvernement, pour nous, il n’est pas question de scier la branche sur laquelle nous sommes assis. Et nous sommes prêts à travailler avec l’Useq pour identifier les recommandations qui nous semble extrêmement fortes et pour les porter à l’attention de l’opinion pour qu’elle puisse elle-même juger de leur pertinence et du dilatoire du gouvernement».

Le Populaire


Jeudi 9 Juillet 2015 - 16:00



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