contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire



ABSENCE DU SéNéGAL AU CONCOURS OFFICIEL DU FESPACO : Le cinéaste Mansour Sora Wade pousse son cri d’étalon



Professionnel de l’art qu’il est, Mansour Sora Wade avoue sa désolation depuis la publication des films retenus pour la compétition officielle du Fespaco de cette année. Aucune œuvre sénégalaise n’y figure. Le réalisateur comprend tout de même les raisons de cette absence liée à un problème financier. Le déclin du cinéma sénégalais est de plus en plus visible à travers les grands festivals. Le dernier acte : aucun film sénégalais ne figure sur la liste de ceux qui entreront en compétition officielle pour remporter le Grand prix Etalon de Yennenga du Festival panafricain de cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).



ABSENCE DU SéNéGAL AU CONCOURS OFFICIEL DU FESPACO : Le cinéaste Mansour Sora Wade pousse son cri d’étalon
La 22e édition aura lieu du 26 février au 5 mars prochain. Cette absence choque le cinéaste Mansour Sora Wade. «C’est dommage et c’est triste», a-t-il affirmé, justifiant son cri de désolation par le fait que «le cinéma africain est né au Sénégal». Notre pays, dit-il, avait toujours joué de grands rôles avec de grands cinéastes comme Ousmane Sembène. Même si le Sénégal n’a jamais gagné l’Etalon de Yennenga, il n’empêche que des œuvres cinématographiques sénégalaises ont eu à figurer sur la liste officielle de certaines éditions précédentes. C’était le cas, en 2009, avec Les feux de Mansaré, film réalisé par Mansour Sora Wade lui-même.

«Le fait de prendre part au concours officiel du Fespaco symbolise un dynamisme de l’industrie cinématographique des pays participants», confie Mansour Sora Wade. Il poursuit : «Cette année, on a manqué la compétition officielle la plus importante du Fespaco. On est présents dans le domaine de la vidéo ou en documentaire. Mais cela est secondaire.» Sur les raisons de cette absence d’une production cinématographique de long métrage sénégalais pour cette édition, le cinéaste indexe surtout le manque de moyens financiers que vit le septième art au pays de la téranga. «Ce n’est pas un problème d’homme ou de créativité, mais de moyens financiers», indique-t-il. Car, pour produire un long métrage de qualité, lui et ses camarades recourent à des financements étrangers. Il explique : «On est en train de se battre. Mais on ne peut pas tout chercher à l’extérieur.» Toutefois, l’auteur du film Fari l’ânesse garde espoir d’un nouvel élan cinématographique.

«Il faudra que la problématique du financement soit résolue. Cela, grâce à une volonté politique affirmée. Le président de la République avait promis un fonds de promotion du cinéma. Je pense qu’il a été voté», souligne-t-il, avant de plaider pour que cette enveloppe soit maintenant effective. Sous un autre angle, le réalisateur observe la décadence du cinéma sénégalais à partir de la fermeture successive des salles. C’est la raison pour laquelle, il sera heureux d’assister à la réalisation du complexe cinématographique promis par le chef de l’Etat. Toutes ces initiatives doivent s’inscrire selon lui, dans une dynamique de réorganisation du secteur. Et pour que «le Sénégal retrouve son cinéma». Il préconise également la formation des acteurs. Puisque pense-t-il, «ce n’est qu’à ce prix que ces derniers pourront produire des films de qualité en mesure de remporter l’Etalon de Yennenga».

Là où le Sénégal est disqualifié pour la compétition officielle «Long métrage» pour décrocher l’Etalon de Yennenga, Grand Prix du festival au Fespaco 2011, le Mali, le Burkina Faso, le Maroc, le Nigéria, le Bénin, l’Algérie, le Tchad, l’Egypte, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire et le Mozambique sont en lice. Les cinéastes sénégalais peuvent néanmoins se consoler d’être présents en court métrage. En effet, à cette Biennale du cinéma, Les amants de l’ombre de Philippe Niang, Ismaël le gaffeur de Mamadou Ndiaye, Blissi Ndiaye ou la visite de la dame de Nicolas Sawalo Cissé et Transport en commun de Dyana Gaye et Tirailleur Marc Guèye représenteront le Sénégal. Il y aura également le documentaire Ma plume mon combat de Mariama Sylla Faye. Des productions qui, en définitive chercheront les prix de consolation dans la cour des petits.

Source : LeQuotidien

PiccMi.Com

Vendredi 28 Janvier 2011 - 08:13



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.