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APRES LE DECES DU MILLIARDAIRE KADER MBACKE : LA GENDARMERIE MET LA MAIN SUR UNE MALETTE DE 200 MILLIONS



Cinq jours après le décès du richissime homme d’affaires Kader Mbacké, la gendarmerie de la Foire a procédé à l’arrestation de son chauffeur. Selon des informations provenant de sources sûres, ce dernier avait voulu dérober une mallette contenant 200 millions de francs Cfa et appartenant au défunt milliardaire. Pendant ce temps, «Dalal-bi Presta» qui veille sur l’entreprise Dangote affirme qu’elle n’a rien à se reprocher dans cette affaire et qu’elle ne s’est limitée qu’à son rôle d’agence de sécurité.



APRES LE DECES DU MILLIARDAIRE KADER MBACKE : LA GENDARMERIE MET LA MAIN SUR UNE MALETTE DE 200 MILLIONS
Des rebondissements, il risque d’y en avoir beaucoup dans la gestion de la fortune laissée par le milliardaire Kader Mbacké. Et pour cause, avant de passer de vie à trépas, l’ex-conseiller du président de la République a eu à accumuler de l’argent, beaucoup d’argent même. Une grosse manne financière qui a toujours suscité l’appétit de beaucoup de chasseurs de primes. Parmi eux, son chauffeur qui vient d’être cueilli par les hommes en bleu. Pour démêler l’écheveau de cette rocambolesque affaire de la mallette disparue quelques heures seulement après la mort de Kader Mbacké, nous nous sommes rapproché de l’agence de sécurité «Dalal-bi Presta» qui gardait l’œil sur les bureaux du milliardaire à Thiès, sur la Direction générale de Dangote située sur l’avenue Léopold Sédar Senghor à Dakar, ainsi que sur la maison du défunt, sise à Ouest-Foire.

L’étau se resserre autour du chauffeur


Le Directeur général, Mame Massiry Ndiaye, entouré de ses collaborateurs - Aliou Ndiaye (chargé de communication) et Ameth Tidiane Dème (chef d’antenne de Dakar) - nous a expliqué, hier, vers 15 heures, comment les pandores de la Foire sont parvenus à arrêter le fameux chauffeur. A l’en croire, quelques heures seulement après le dernier soupir de M. Kader Mbacké, dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 septembre 2010, son chauffeur est entré dans ses bureaux, à Dakar, pour s’emparer de la mallette qui s’y trouvait. «Pour pouvoir accéder aux locaux, il a dit au vigile qu’il était envoyé par Kader, lui-même.» Et notre interlocuteur de préciser que c’est le même chauffeur qui a acheminé la dépouille mortelle de Kader Mbacké à Touba. Puis, le Directeur général Massiry Ndiaye de souligner qu’il n’a pas voulu, une fois informé de la disparition de la mallette, quitter le chauffeur d’une semelle. Le pressant de questions, il parviendra à le faire craquer. «Après avoir voulu jouer à cache-cache avec moi, il a fini par me dire qu’il avait caché la mallette dans une maison inhabitée», narre-t-il. C’est ainsi que, dans la nuit du samedi au dimanche, les responsables de l’entreprise de sécurité ont conduit le chauffeur à la gendarmerie de la Foire.

«Dalal-bi Presta» dit n’avoir rien à se reprocher

«Sur place, nous avons ouvert la mallette, nous avons compté l’argent en billet de dollars et la somme avoisinait les 200 millions de francs Cfa», explique-le Directeur Ndiaye. Hier, nous avons appris que la gendarmerie de la Foire, qui mène l’enquête dans cette affaire, a procédé à l’arrestation du chauffeur. Mais, pendant que l’enquête se poursuit sur ce dossier, en attendant d’autres développements qui vont inéluctablement surgir, les responsables de l’agence chargée de la sécurité de Dangote veulent donner les gages de leur bonne volonté dans cette affaire. Leur patron, Massiry Ndiaye, commence par nous relater les mesures qu’il a prises dès l’annonce du décès de Kader Mbacké. «Lorsqu’on m’a informé de la triste nouvelle, j’ai immédiatement demandé au vigile qui était en poste devant ses bureaux sis à Dakar, de ne pas quitter les lieux et d’en empêcher l’accès aux tiers.» Ce qui n’a pas contrarié le chauffeur qui y est entré, avant de s’emparer de la mallette. Poursuivant ses explications, il affirme avoir remis la valise d’argent aux pandores, en présence du frère et du cousin de feu Kader Mbacké. «Nous avons même refusé de prendre le prix du transport qu’on voulait nous remettre», jure notre interlocuteur. Qui martèle, en présence de ses collaborateurs, que son agence de sécurité n’a rien à se reprocher dans cette affaire.

Serigne Saliou Samb | l'obs

Mercredi 15 Septembre 2010 - 17:02



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