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AU LENDEMAIN DU «JEUDI NOIR» CONTRE LE TICKET EN 2012 : L’avenir de Wade et du Pds en question



PiccMi.com- «Touche pas à ma Constitution». C’est autour de ce cri de ralliement que le Sopi a été terriblement secoué, avant-hier, dans ses fondements. En attendant le speech annoncé de Me Abdoulaye Wade au peuple souverain, des responsables du Parti démocratique sénégalais (Pds) estiment que l’avenir se fera, désormais, sans leur charismatique leader qui a accédé, après un héroïque combat de 26 ans dans l’opposition, au pouvoir le 19 mars 2000.



AU LENDEMAIN DU «JEUDI NOIR» CONTRE LE TICKET EN 2012 : L’avenir de Wade et du Pds en question
«Wade a voulu poser un acte politique sans acteurs politiques». Ainsi s’est exprimé au milieu de la fatidique et mémorable journée du jeudi 23 juin 2011, le porte-parole du Parti démocratique sénégalais (Pds), Babacar Gaye. Fort en thème et grand rhéteur devant l’Eternel, le président du conseil régional de Kaffrine déplorait «le profil bas adopté par ces responsables libéraux qui ne montent au front que quand il s’agit de réclamer des postes». C’était tout juste après le retrait suite à la pression populaire et aux médiations tous azimuts, du «ticket» par le président de la République.

«Une erreur politique qui doit se payer cash»

Perçu par de larges franges du corps social comme «une erreur politique qui doit se payer cash», ce repli du gouvernement, allez savoir s’il est tactique ou stratégique, ne sera pas sans conséquence pour la mouvance présidentielle. Car il ne fait plus l’ombre d’un doute, maintenant que le vin est tiré, que l’Alliance Sopi pour toujours (Ast) qui doit soutenir la candidature (?) de Me Abdoulaye Wade et la Cap 21 qui regroupe ses alliés politiques, ont montré leurs limites objectives. Dès lors, croient savoir des sources proches de «l’homme du 19 mars 2000», l’option est retenue de «crever l’abcès ici et maintenant». En langage décodé et dépouillé de toutes les convenances diplomatiques, cela signifie que «des têtes vont tomber». Aussi, nous signale-t-on : «Il faut s’attendre incessamment à des actions d’envergure de la part du chef de l’Etat, qui compte reprendre la main et redonner confiance à ses troupes qui ont été très secouées par la reculade de jeudi face à l’opposition».

Reprendre une main chancelante

D’ailleurs, mentionnent nos interlocuteurs, «tout indique que le gouvernement doit être allégé des ministres encombrants et sans base politique. Et le palais doit mettre de l’ordre dans ses nombreux mégaphones qui prouvent à souhait un cafouillage déplorable au sommet de l’Etat». Et notre source de revenir sur «le démenti en direct» de Babacar Gaye contre Serigne Mbacké Ndiaye à propos de l’adoption de l’amendement qui a consacré le retour à la case-départ sur le quart bloquant. C’est dans cette volonté de «lancer l’offensive médiatique» que s’inscrit le déploiement inhabituel noté dans la soirée du jeudi de responsables du Pds et de ses souteneurs. Du Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye à Doudou Wade, en passant par Aliou Sow, Thierno Lô et Mamadou Lamine Keïta, ils ont tenté de prouver que le Sopi est toujours debout. Dans un laborieux exercice, aux forts relents de médecine après la mort, «la jeune garde bleue a voulu prendre date afin que nul n’en ignore pour la suite des événements».

Impitoyable bataille des héritiers

En effet, les conjectures vont bon train avec ce qu’il est convenu d’appeler «la dérobade des anciens». Car ils ont été nombreux à s’émouvoir du «silence bavard» des militants Pds de la première heure dans la bataille d’opinion sur l’instauration de l’élection simultanée du président et du vice-président de la République en 2012. «Une telle posture ne doit pas surprendre les observateurs qui suivent - après les départs d’Idrissa Seck, Macky Sall et Aminata Tall - l’évolution de notre parti. Désormais, il doit faire face à son avenir sous la forme d’un leadership éclaté des idéaux du Sopi. En vérité, nous devons penser notre avenir politique sans Me Wade, qui a atteint aujourd’hui son plafond de verre», confie, l’air hébété, un responsable de premier plan du Pds. Et c’est pour faire dans la confidence : «Presque tous les libéraux ont pris des contacts avec nos frères qui sont partis, si ce n’est avec l’opposition et les mouvements citoyens». Si ce ne sont pas les signes annonciateurs d’une impitoyable bataille des héritiers …


Samedi 25 Juin 2011 - 08:14



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