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Afrique Magazine à la rencontre de ‘’l’homme privé’’ Tiken Jah Fakoly


Le reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly s’est livré, dans le numéro d’août-septembre d’Afrique Magazine, à d’intéressantes confidences dont chacune renseigne sur l’intimité d’un artiste qui, depuis une quinzaine d’années, a conquis les scènes du monde à coup de chansons politiquement très engagés.




Afrique Magazine à la rencontre de ‘’l’homme privé’’ Tiken Jah Fakoly
Le mensuel panafricain est allé rencontrer ‘’l’homme privé’’, ‘’une fois sorti des halos des projecteurs du show-biz’’, à son modeste hôtel dans une banlieue populaire du nord-ouest parisien, un établissement qui est, depuis une dizaine d’années, sa ‘’case’’ à Paris.

En guise d’introduction, Tiken Jah Fakoly parle, actualité oblige, de sa ‘’réconciliation’’, le 28 juin dernier dans la capitale française, avec l’autre star du reggae ivoirien Alpha Blondy, une opération ayant permis de ‘’nettoyer les commérages qui couraient sur l’un et sur l’autre’’.

Après cet apéro rendu possible par la ‘’médiation’’ du nouveau président de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, le musicien commence par parler de ce qu’il aime ou n’aime pas. On y apprend, à propos du cinéma, qu’il ‘’n’aime pas trop les fictions’’.

‘’Dans ma jeunesse, raconte-t-il, je n’allais pas au cinéma, même pour draguer les filles ; j’étais déjà trop préoccupé par ma carrière. Quoi qu’il en soit, je préfère les films historiques et les documentaires, animaliers notamment. Planète est d’ailleurs ma chaîne préférée. Le docu, c’est l’école que je n’ai pas eu les moyens de suivre jusqu’au bout.’’

Le foot n’occupe pas l’esprit de Tiken Jah Fakoly, même si, enfant, il y a joué à Odienné, sa ville natale. Il était stoppeur parce qu’il ‘’adorait défendre son camp…déjà’’. Aujourd’hui, il déplore le fait que le sport soit ‘’quantité négligeable pour la plupart des Etats africains, n’est pas choqué par les salaires faramineux des joueurs professionnels. Toutes choses qui font que c’est le système qu’il combat.

Personnellement, il fait ‘’beaucoup de jogging et de natation’’, obligatoire en vue de la scène. ‘’Quand je ne suis pas en bonne condition physique, mes concerts s’en ressentent’’, confie Tiken avant d’aborder la partie la plus personnelle de sa rencontre avec Afrique Magazine.

A propos de l’amour, il dit : ‘’C’est mon moteur, même dans mes titres les plus politiques. Quand j’évoque la Françafrique, c’est avant tout en raison de l’amour que je porte au continent’’. Il se livre à une confidence, partant de ‘’la seule véritable chanson d’amour’’ qu’il a écrite, ‘’Tata’’ (album ‘’Cours d’histoire’’, 2000) et dédiée à la mère de sa fille.

Ils se sont connus à Odienné alors qu’elle avait 18 ans, lui 17. Il n’a pas pu l’épouser, voulant d’abord percer dans la musique. Il file alors à Abidjan, la jeune femme attend son retour pendant dix ans. Tiken s’en veut encore, estimant qu’il n’a pas été à la hauteur. Elle est décédée quand la carrière de l’artiste démarrait.

Le chanteur en a tiré une leçon : ‘’L’amour est une partie de cache-cache. Quand A aime B, B ne l’aime pas, alors A se détache et B se met à l’aimer !’’. Et sur le couple, il considère qu’il est ‘’bien de construire une relation durable’’, même s’il n’a ‘’pas envie de tout partager avec une femme’’ et ne l’oblige pas à tout partager avec lui.

Tiken Jah Fakoly ferait la cuisine ou le ménage, ‘’mais ce sera un geste amoureux’’. Cette position, il l’adopte ‘’en connaissance de cause’’. ‘’J’ai échoué dans une de mes histoires de couple, car j’ai voulu m’occidentaliser’’.

Et Dieu ? ‘’Je suis musulman et croyant’’, répond l’artiste avant d’ajouter : ‘’Je vais parfois à la mosquée, mais il ne faut pas que le dieu de l’islam compte sur moi pour sa promotion. La religion est une pure affaire intérieure entre Lui et moi. Je préfère davantage construire des écoles que des mosquées car, dans une école, il y a des juifs, des musulmans, des chrétiens’’.

De la drogue, Tiken Jah Fakoly dit qu’il n’en a pas besoin. Il s’empresse d’ajouter que, de toute façon, quand bien même il aurait fumé de la ganja, il ne le dirait pas. ‘’En Jamaïque, signale-t-il, le reggae tourne autour du chanvre, pas en Afrique ; on a d’autres priorités, loin de la fumée, et je ne voudrais pas banaliser mon combat.’’

A la fin de l’entretien avec Afrique Magazine, il raconte n’avoir jamais bu une goutte d’alcool, se rappelant avoir être ‘’traumatisé’’ durant son enfance : ‘’Quand j’avais 10 ans, je traînais avec deux copains qui allaient chercher leur père dans le caniveau. Il était pourtant habituellement cool, sauf quand il buvait du vin de palme. J’en ai fait des cauchemars !’’

ADC/ASG


(APS)




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