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Agression mortelle d’un étudiant de l’Ism : Yankhoba Sima et ses lieutenants devant la Cour d’assises, lundi





Agression mortelle d’un étudiant de l’Ism : Yankhoba Sima et ses lieutenants devant la Cour d’assises, lundi
Le cerveau présumé de la bande, Yankhoba Sima, et ses deux acolytes vont ouvrir le bal de la deuxième session 2012 de la Cour d’assises, lundi. Ces accusés se seraient rendus coupables de l’agression suivie de la mort d’un étudiant de l’Ism, en 2007.





Cinq ans après l’agression suivie de la mort de l’étudiant Aurélien Savi de Tové de l’Institut supérieur de management (Ism) en 2007, voici venu le moment de rendre justice à la victime et à sa famille. Les présumés meurtriers comparaîtront devant la Cour d’assises de Dakar qui s’ouvre lundi, au palais de justice de Dakar. Trois personnes sont au banc des accusés à savoir le chef de gang, Yankhoba Sima (29 ans, mécanicien domicilié à l’unité 21 des Parcelles assainies) et ses deux lieutenants Mballo Dieng (23 ans, maçon vivant à Cambérène) et Houda Mbaye. Mais ce dernier est toujours en cavale. Les recherches de la police en vue de l’interpeller se sont révélées vaines, jusqu’à ce jour.

Le 29 juin 2007, le commissaire du Point E transmettait à son homologue de la Sûreté urbaine la procédure ouverte, suite à l’agression perpétrée dans la nuit du 25 au 26 juin de cette année, à la rue Aimé Césaire de Fann Résidence, par un groupe d’individus, sur trois étudiants de l’Ism. C’est à l’issue de cette expédition nocturne que le nommé Aurelien Savi de Tové est décédé après son évacuation à une clinique où il devait subir une intervention chirurgicale. Venu faire sa déposition devant les enquêteurs, son père Yao Marcel Savi de Tivé déclarait avoir été informé par deux des camarades de classe de son défunt fils, Mariétou Traoré et Khadija Tongorogobo. Il faisait également remarquer que, en dehors des lunettes correctrices de la victime qui lui avaient été restituées, son téléphone portable et un sac de couleur noire qu’il avait sur lui, au moment des faits, avaient disparu.

A l’enquête préliminaire, entendues à leur tour, Mariétou Traoré et Khadija Tongorogobo, revenant sur le déroulement des faits, précisaient que c’est à la suite d’une séance de révision et alors qu’ils se raccompagnaient mutuellement qu’ils ont été attaqués à hauteur du ministère de la Santé par un groupe d’individus porteurs d’armes blanches. Et que, après les avoir dépouillés de leurs biens, deux des agresseurs se sont rués sur Aurélien et lui ont porté plusieurs coups de couteaux avant de prendre son sac, le laissant affalé sur le sol et baignant dans une marre de sang.

Comment le gang a été démantelé par la police

Ainsi, à la faveur des réquisitions faites à la Sonatel, les investigations menées par les enquêteurs aboutissaient à l’arrestation de Yankhoba Sima qui détenait le téléphone portable de marque Panasonic de la victime. Interrogé une première fois, il niait toute participation aux faits en déclarant avoir acheté le téléphone au prix de 25 mille francs. Entendu une seconde fois, il passait aux aveux en expliquant que l’appareil provenait, effectivement, d’un vol avec violences qu’il a commis sur trois individus à Fann Résidence la nuit du 25 au 26 juin, en compagnie de ses acolytes. Il ira même jusqu’à mouiller ses compagnons en soutenant que c’est Mballo qui a émis l’idée de s’attaquer aux victimes et de les dépouiller de leurs biens et qu’il s’en est, lui-même, pris au garçon en lui assénant un coup de couteau au niveau des côtes, avant que ses camarades ne viennent en aide. Enfin, il concluait en disant que, au moment du partage du butin, il a hérité du téléphone portable, après avoir remis à chacun des membres du gang la somme de cinq mille francs.

Le plan d’arrestation des seconds couteaux

Sur la base de ces informations, les enquêteurs, poursuivant leurs investigations, interpellaient Mballo Dieng et Sadibou Aïdara tandis que Houda Mbaye était toujours en cavale. Mballo abondait dans le même sens que son dénonciateur en précisant avoir commis le forfait en compagnie de celui-ci, de Houda et de Sadibou Aïdara, après avoir ingurgité des comprimés barbituriques que Sima leur avait distribués avant de passer à l’action. Quant à Sadibou, il réfutait avoir utilisé son arme au moment du forfait en expliquant que c’est Yankhoba Sima et Mballo qui ont porté les coups de couteaux qui ont été fatals au jeune étudiant.

Walf Quotidien

Jeudi 10 Mai 2012 - 12:30



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