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Aliou Gningue, porte-parole du Saes : « SERIGNE MBAYE THIAM RAME À CONTRE-COURANT DE LA VOLONTÉ DU PRÉSIDENT,MACKY SALL »





Aliou Gningue, porte-parole du Saes : « SERIGNE MBAYE THIAM RAME À CONTRE-COURANT DE LA VOLONTÉ DU PRÉSIDENT,MACKY SALL »
Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) poursuit son mouvement de grève de 72 heures. Il continue de protester contre la loi-cadre sur les universités, votée le 26 décembre dernier. Ces derniers, s’inscrivant dans une logique de radicalisation du mouvement, avaient entrepris de tenir un sit-in, hier, devant le Ministère de la Fonction publique. Un vaste rassemblement, interdit par les autorités étatiques, oblige le syndicat à manifester un désir de mettre sur pied un front unitaire pour la défense de l’école sénégalaise.

Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur(Saes) décide de durcir le ton. Ses membres veulent, dans les prochains jours, mettre sur pied un « Front uni pour la défense de l’école sénégalaise ».

Hier, le Saes avait manifesté le désir de tenir un sit-in, devant le ministère de la Fonction publique. Un vaste rassemblement interdit par les autorités étatiques du pays. Les syndicalistes, qui voulaient faire une démonstration de force et, par ricochet, étaler les multiples revendications, dénonçant la loicadre des universités.

Ainsi, le syndicat, comptant faire une marche nationale de protestation, promet d’adresser une lettre ouverte au président de la République, Macky Sall. « Nous constatons que le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, rame à contre-courant des aspirations du président, Macky Sall.

Il ne l’aide pas dans sa volonté de dérouler son programme de Séné- gal émergent », dénonce, le porte-parole du jour du syndicat autonome de l’enseignement supérieur, Aliou Gningue, qui reste d’avis que ce ministre manque de volonté pour résoudre la question de l’éducation nationale.

Pour rappel, le Saes, qui poursuit son mouvement de 72 heures de grève, dans ses plans de lutte, avait tenu, récemment, des cérémonies d’incinération de cette loi-cadre dans les cinq universités du pays, dont les universités de Dakar, de Thiès, de Bambey, de Saint-Louis et de Ziguinchor.

Et, le syndicat avait aussi, engagés des séances d’explication en direction des étudiants, des personnels administratifs, techniques et de service (Pats). Mais aussi, d’autres activités d’information destinées à toute la société, se trouvant hors des campus, dans l’optique de les imprégner des réalités de cette loi-cadre des universités.

Les syndicalistes, considérant que le texte de la loi-cadre porte atteinte à la liberté des universités, veulent rencontrer tous les autres syndicats de l’espace universitaire et scolaire du pays. A cet effet, la visite des éléments de la rédaction de Grand-Place, dans le campus universitaire de Dakar, avait permis de constater que le mouvement a été bien suivi par les enseignants du supérieur.

A en croire GlandPlace, sur ce, les rares étudiants, croisés sur les chemins des amphis, disaient être là, juste pour réviser le peu de cours reçus depuis le début de l’année. Les professeurs devant dispenser les cours étaient absents des salles de classe Loin de désarmer, les syndicalistes accroissent l’intensité de la lutte pour faire fléchir l’Etat qui semble observer une latence dans la diligence de ses engagements.


Samedi 28 Février 2015 - 07:50



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