contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire



Amadou KANE, ministre de l'économie et des finances : « A 2.704 milliards de francs Cfa, le niveau de la dette publique n’est pas encore alarmant »



Le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Kane, a passé au peigne fin le bilan économique et financier du régime de Me Abdoulaye Wade, au cours des deux dernières années, lors de son pasage à l’émission «Grand jury» de la radio privée Rfm. Entre autres sujets mis en exergue, la croissance économique, l’endettement, le déficit budgétaire et l’emprunt obligataire sur les marchés financiers.



Amadou KANE, ministre de l'économie et des finances : « A 2.704 milliards de francs Cfa, le niveau de la dette publique n’est pas encore alarmant »
Amadou Kane, ministre de l’Economie et des Finances, dresse la situation économique et financière actuelle selon trois points essentiels. Il s’agit d’abord de la croissance économique en 2011 qui, selon le ministre, a été en «contraction» du fait d’une mauvaise campagne agricole en particulier, du creusement du déficit commercial, une inflation (3,4%) supérieure à la norme. Toujours sur le plan macroéconomique, ajoute Amadou Kane, on a assisté à des moins values pour le premier trimestre compte tenu du contexte politique connu au début de l’année en cours avec l’élection présidentielle.
Ensuite, il y a eu le problème de la dette qui est estimée à 2.704 milliards de francs Cfa, révèle le ministre. Rassurant qu’en soi cette dette n’est pas encore alarmante dans la mesure où elle n’est pas à 70% de notre Produit intérieur bruite (Pib). Si on la caractérise cependant, c’est sa forte croissance entre 2010 et 2011, car la dette a fortement augmenté de 25%, soit 514 milliards de francs Cfa d’endettement net qui s’est ajouté à notre encours, a-t-il souligné. C’est sa vitesse de reconstitution qui inquiète et qui doit nous amener à être très vigilants, a prévenu M. Kane. Il a relevé en outre que les normes de viabilité d’une dette fixées au maximum à 30% ont été dépassées, car le taux des services de la dette rapporté aux recettes s’élève à 37%. En moyenne, notre profil de la dette n’est pas adéquat, a-t-il dit.
Le ministre a indiqué que le déficit budgétaire est passé de 330 milliards de francs Cfa en 2010 à près de 455 milliards de francs Cfa en 2011. C’est une progression qui est significative, c’est plus de 36%, selon M. Kane. Il précise, toutefois, qu’il a regardé ces chiffres avec le Fonds monétaire international (Fmi). «C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je ne me suis pas exprimé, parce que je souhaitais que le Fmi puisse effectuer son travail avec les autres bailleurs, et que nous nous entendions sur un ensemble de chiffre», a dit Amadou Kane.
Evoquant les emprunts obligataires lancés récemment par l’État, le ministre de l’Économie et des Finances indique qu’ils obéissent à des objectifs différents. «C’est une partie de notre endettement qui concerne l’usage de nos recettes dans l’année, ce qui fait que nous pouvons emprunter ou émettre des bons de Trésor à six mois voire un an», explique-t-il. Ajoutant qu’ils avaient un programme en début d’année qui est communiqué aux marchés et à la banque centrale. Il a, à cet effet, récusé l’information relayée par la presse selon laquelle la dernière émission obligataire était un «flop».

lesoleil

Mardi 31 Juillet 2012 - 12:23



Dans la même rubrique :
< >

Samedi 14 Octobre 2017 - 11:19 Côte d'Ivoire : crash d'un avion cargo


Nouveau commentaire :
Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.