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Amsatou Sow Sidibé, Car/Lénénne sur la réaction de l’Ue concernant le parrainage : "Moi, j’ai un petit pincement au cœur"



Candidate recalée par “Les 7 Sages“ à cause du système de filtre du parrainage citoyen, le Professeur Amsatou Sow Sidibé du mouvement politique “Caar Lénéne“ se dit «navrée» pas la sortie tant soit peu tardive de la Mission d’observation des élections de l’Union européenne. Pour autant, l’ancienne Ministre conseillère, joint au téléphone, est pour la suppression dudit système de filtre pour les locales.



La recommandation faite par la Mission d’observation des élections de l’Union européenne portant sur le parrainage continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Si du côté du régime, l’on semble vouloir limiter ladite entité européenne sur ses missions d’observations de l’élection présidentielle de février dernier, du côté de certains candidats victimes du système de parrainage citoyen, l’heure est aux regrets. En effet, pour avoir bataillé «bec et ongle» en vain, contre le parrainage dans les réseaux sociaux, dans la presse, au niveau des télévisions, et aussi au sein du Collectif des 23 candidats (C23) de l’opposition, le Professeur Amsatou Sow Sidibé, présidente du mouvement politique Caar Lénéne avoue avoir «un petit pincement au cœur». Elle qui a toujours considéré ledit système comme «un recul démocratique» aurait «tellement souhaité que l’UE réagisse beaucoup plus tôt», dit-elle. Elle estime, en fait, que «ça nous aurait permis d’avoir une élection présidentielle transparente, qui correspond davantage aux vœux des populations. Parce que le parrainage s’est très mal passé».
Toutefois, «il n’est jamais trop tard pour bien faire», semble-t-elle se consoler. En effet, elle rame dans le même sens que la recommandation faite par les observateurs de l’UE, qui estiment qu’il faut supprimer le parrainage citoyen lors des locales. Elle dira à cet effet que «nous sommes favorables à cette recommandation». Pour cause, elle reste persuadée que ledit système «a été à l’origine d’une cassure socio-politique du pays». D’ailleurs, Amsatou Sow Sidibé pense qu’à l’état actuel ladite loi de filtre n’est pas applicable, car, il lui faudra des mesures d’accompagnement. Ce qui nécessite, selon elle, «une concertation beaucoup plus approfondie et inclusive pour voir quels sont les tenants et les aboutissants». Dans tous les cas, soutient-elle, «à cause du parrainage, il n’est pas possible d’organiser les locales en décembre, parce qu’il y a la convention de la Cedeao qui interdit les réformes non consensuelles 6 mois avant l’élection».
L’ancienne ministre conseillère n’a, cependant, pas apprécié la sortie du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye qui refuse que l’UE s’immisce dans les affaires intérieures du Sénégal. Même si elle admet la souveraineté de l’Etat, elle brandit pour autant le principe sacrosaint des Droits humains qui mettent en œuvre une règle : «c’est le devoir d’ingérence», défend-t-elle. Donc, elle pense que «quand dans un Etat, les droits fondamentaux ne sont pas respectés, alors que cet Etat avait ratifié et mis en application les conventions internationales, tous les Etats ont un droit de regard sur ce que fait cet Etat-là». (Sud Quotidien)

PiccMi.Com

Jeudi 20 Juin 2019 - 14:39



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