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Année scolaire apaisée : LE PRÉSIDENT MACKY SALL SERT SA PAROLE





Le chef de l’Etat a pris, lors d’un déjeuner partagé avec les enseignants, des engagements «fermes» pour une année scolaire apaisée.

Le déjeuner, offert par Macky Sall aux enseignants ce samedi, a été alléchant. Les syndicalistes sont sortis, par conséquent, de la Salle des banquets de la Présidence rassurés par les promesses «fermes» du chef de l’Etat qui a décidé de s’investir dans la pacification de l’année scolaire.

Il a annoncé le rééchelonnement du délai fixé pour la formation diplomante, le paiement des rappels au 31 décembre alors qu’il était fixé au 31 juillet prochain, la validation des formations, la prise en charge des actes de Fonction publique dans le cadre de l’Opération coup de poing, le paiement des allocations indiciaires et des avancements à hauteur d’un tiers à partir de 2017, entre autres.

Ces engagements dessinent les contours d’une année scolaire apaisée. «Le président de la République a engagé son autorité et sa parole, nous sommes donc confiants. Il faut dire que le chef de l’Etat s’est rapproché des propositions des enseignants. Le non-respect des engagements a été souvent à l’origine des perturbations. Nous allons faire le compte rendu et partager avec la base», avance Mamadou Lamine Dianté, Secrétaire général du Cusems-Saems qui faisait partie des 41 syndicalistes, des parents d’élèves et des membres du Haut conseil du dialogue social reçus par Macky Sall.

Il regrette juste un point : «Il s’agit du paiement de l’indemnité de logement. Et les enseignants n’ont qu’à s’en prendre à euxmêmes et à leur manque d’entente. Chacun voulait prendre la parole.»

Et le chef de l’Etat a profité de cette «cacophonie» pour éviter de prendre des «engagements». «Il n’a fait aucune proposition sur ce point», regrette Dianté. Les ponctions sur les salaires ont aussi cristallisé les attentions. «On lui a expliqué que les ponctions n’étaient pas légales parce que les enseignants ont fait des séances de rattrapage. On a toujours soutenu que la procédure n’a pas été respectée. Pour lui, c’est légal. Mais, la sagesse l’a emporté», précise M. Dianté.

En tout cas, le pouvoir et les syndicalistes ont convenu d’une réunion de partage des résultats les 27 et 28 octobre prochains. Ce sera le moment d’étudier le schéma de mis en application de toutes ces promesses pour éviter de nouvelles tensions.

Abdoulaye Ndoye, patron du Cusems, soutient que les maux de l’école sénégalaise sont connus de tous. Selon lui, les problèmes de fond sont liés souvent au respect des engagements pris par le gouvernement.

«Le Président a pris des mesures fortes pour rassurer les enseignants, les élèves et les parents d’élèves. On ne réclame que l’équité et la justice parce qu’il y a une injustice dans le traitement des agents de l’Etat», avance Abdoulaye Ndoye.


Lundi 12 Octobre 2015 - 12:55



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