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[Bilan Mondial 2010 ] On Retiendra !



Le rideau est tombé sur cette dix-neuvième édition de la coupe du monde de football, la première du genre à se tenir sur le sol africain. L'heure est aux bilans en tout genre. Qu'est-ce retiendra sur le plan strictement sportifs ?



Ils ont déçu

[Bilan Mondial 2010 ] On Retiendra !
Le Brésil, une énigme

Pour la deuxième fois de suite, le Brésil a échoué en quarts de finale du Mondial. Sous la houlette de Carlos Dunga, la Seleçao n'a pas trouvé sa vitesse de croisière en Afrique du Sud. Voulant une équipe à son image, c'est à dire dure au mal, défensive, l'ancien milieu auriverde a laissé Pato, Ronaldinho ou Adriano à la maison. Et s'est appuyé sur les obscurs Gilberto Silva, Melo ou Elano (même si ce dernier a fait un bon début de compétition). Robinho et Kaka n'ont pas créé beaucoup de décalages. Contre le futur finaliste néerlandais, les Brésiliens ont largement maîtrisé les débats avant la pause... puis ils ont craqué inexplicablement. Le Brésil de Dunga au Mondial 2010 ? Une énigme.

L'Italie, du jamais vu

Aucune victoire en trois matches de préparation (contre la Suisse, le Mexique et le Cameroun). La Nazionale, championne du monde en titre, n'arrivait donc pas avec le costume de favorite en Afrique du Sud mais avait, comme souvent, une sérieuse carte à abattre. Dans un groupe largement à sa portée, l'Italie, sur sa lancée des matches amicaux, n'aura pas remporté la moindre rencontre. Incapables de se montrer dangereux et de développer un jeu léché, les hommes de Marcello Lippi termineront même derniers du groupe F. La France aussi éliminée, c'est la première fois que les finalistes d'une Coupe du monde de l'édition précédente sont éliminés dès la phase de poules.

La France, un champ de ruines

Qualifiée in extremis en barrages contre l'Irlande grâce à un but très controversé suite à une "grosse mimine" de Thierry Henry, la France n'a pas fait fructifier ce coup de main du destin en Afrique du Sud. Minés par les conflits internes, et surtout par la cassure entre le groupe et Raymond Domenech, les Bleus ont été éliminés en terminant à la dernière place du groupe A. Un point, un petit but marqué : le bilan est catastrophique. Plus que le résultat sportif, c'est l'image de la France renvoyée par son équipe qui est accablante. Coupés de tout à Knysna, en guerre contre le reste du monde, les Français se sont tirés une balle dans le pied. Ou plutôt dans les deux. Laurent Blanc récupère une équipe de France en ruines.

L'Angleterre, malgré Capello

Fabio Capello devait enfin redonner son lustre d'antan à la sélection aux Trois Lions. Forte d'une campagne de qualifications réussie, l'Angleterre allait effectuer une belle Coupe du monde, avec à sa tête un technicien aguerri, un véritable faiseur de miracles, c'est sûr ! Enfin, en théorie parce que l'Italien avait oublié une chose : il n'est pas sur le terrain. Et de miracles, il n'y en a pas eu. Des joueurs fatigués, un manque de confiance flagrant, des erreurs grossières et la chance qui s'envole, tout s'est lié contre Wayne Rooney et consorts. Le but des Américains à la dernière seconde de la phase de poules a eu raison de toute la bonne volonté anglaise. La réussite et le talent allemands ont douché ses derniers espoirs en huitièmes.

Le Portugal, la poudre aux yeux

Le forfait de dernière minute du Mancunien Nani, conjugué à la blessure du défenseur Pepe, n'auront pas arrangé les affaires de la Selecçao. Emmené par un Cristiano Ronaldo peu inspiré et monopolisant le ballon, le Portugal n'a pas réussi à développer le jeu qui avait fait sa force à l'Euro 2004. Les hommes de Carlos Queiroz ont certes inscrit sept buts mais ce n'était que face à la modeste équipe de la Corée du Nord. Lors des trois autres rencontres, les joueurs portugais sont restés muets, symbole de l'inefficacité et l'impuissance de la Selecçao dans cette Coupe du monde. On attendait mieux qu'un huitième de finale pour le Portugal, après avoir fini quatrième en 2006.

Le Cameroun, l'explosion

Des équipes africaines en lice, le Cameroun présentait l'effectif le plus cohérent. Des joueurs de classe internationale dans chaque ligne, notamment Stéphane Mbia, Alexandre Song ou Samuel Eto'o, un entraîneur qui avait bien mené sa barque jusque-là. Et tout s'est effondré. Les choix de Paul Le Guen ont été discutables (Mbia à droite, Song et Emana sur le banc, Eto'o relégué sur un côté) et discutés par ses joueurs. La première des trois défaites contre le Japon (0-1) a fait très mal au groupe qui, à l'instar des Français, a explosé.

Ils ont surpris

[Bilan Mondial 2010 ] On Retiendra !
Le Ghana, si près du dernier carré

En 2006, déjà, les Black Stars avaient créé la surprise en étant les seuls représentants du continent africain en huitièmes de finale. Quatre ans plus tard, les coéquipiers de John Mensah ont fait encore mieux, puisqu'ils sont devenus la troisième équipe africaine à atteindre les quarts de finale, après le Cameroun (1990) et le Sénégal (2002). En l'absence d'Essien, blessé depuis janvier, Kevin-Prince Boateng a pris le jeu de l'équipe à son compte, ce qui a profité à Gyan, 3 buts, ou à Ayew. Le penalty à la dernière seconde contre l'Uruguay, qui a terminé sur la barre, doit hanter les nuits de l'attaquant rennais.

Le Japon, le jeu comme moteur

Une victoire et douze buts encaissés en huit matches de préparation. Le moins que l'on puisse dire, c'est que pour sa quatrième participation en Coupe du monde, le Japon n'arrivait pas avec une confiance à toute épreuve. Dans un match couperet face au Danemark, les Samouraïs Blues ont éclaboussé la rencontre de leur classe et de leur maîtrise collective (3-1), se qualifiant ainsi pour la deuxième fois de leur histoire en huitièmes de finale, après 2002. Sous l'impulsion de Keisuke Honda, le Japon est sorti de la compétition aux tirs aux buts face au Paraguay, en ayant fait bonne impression avec sa volonté de créer du jeu et de se projeter rapidement vers l'avant.

La Nouvelle-Zélande, l'autre invaincue

Vingt-huit ans après l'unique expérience des Néo-Zélandais en Coupe du monde, qui s'était soldée par trois défaites, on ne donnait pas cher de la peau des All Whites. Ce curieux attelage, constitué de quelques pros, d'amateurs et même de chômeurs, est à ce jour avec les Pays-Bas la seule équipe invaincue du Mondial. Les hommes de Ricki Herbert ont en effet concédé trois matches nuls, contre la Slovaquie (1-1), l'Italie (1-1), et le Paraguay (0-0). La solidarité des joueurs a été exemplaire.

Le Paraguay, une muraille

Troisième des éliminatoires de la zone AmSud, le Paraguay arrivait en Afrique du Sud avec le statut d'équipe difficile à bouger (16 buts encaissés en 18 matches). Loin de tourner le dos à ses principes, le sélectionneur Gerardo Martino s'est appuyé sur cette force tout au long du Mondial. Avec seulement deux buts encaissés en cinq matches, les Guarani ont avant tout verrouillé derrière. Dommage que leur efficacité offensive n'ait pas été aussi impressionnante malgré les présences de Nelson Valdez, Santa Cruz ou encore Lucas Barrios. Malgré la défaite contre l'Espagne, le Paraguay a réussi sa Coupe du monde, atteignant pour la première fois de son histoire les quarts de finale.

La Slovaquie, le scalp du tenant du titre

Victorieux de l'Italie dans un match au scénario fou (3-2), les hommes de Wladimir Weiss ont arraché, pour leur première participation, leur qualification pour les huitièmes de finale de Coupe du monde. Emmenés par leur colonne vertébrale Martin Skrtel, Marek Hamsik, Robert Vittek, les Slovaques ont démontré de belles choses au cours de ce Mondial et notamment face à l'Italie en faisant preuve d'un réalisme à toute épreuve. Contrairement à Hamsik, discret, l'ancien attaquant lillois, Robert Vittek, a été une des révélations de ce Mondial en inscrivant la bagatelle de quatre buts en autant de rencontres.

L'Uruguay, la renaissance

Trente-deuxième et dernier qualifié pour le Mondial sud-africain, la Celeste s'est finalement hissée dans le dernier carré. Emmené par un Diego Forlan en état de grâce, les hommes d'Oscar Tabarez ont fait preuve d'une solidarité à toute épreuve. Cet état d'esprit irréprochable leur a permis de se sortir de situations fâcheuses, notamment face à la Corée du Sud en huitième et contre le Ghana en quart. A chaque fois, un homme a été l'acteur majeur de ces rencontres : Luis Suarez. Respectivement par son talent puis par sa roublardise. Même si son absence a fait défaut en demi-finale, ce Mondial restera comme le plus réussi de l'Uruguay depuis la Coupe du monde 1950. Une éternité.

Ils sont à leur place

[Bilan Mondial 2010 ] On Retiendra !
Espagne : au presque parfait

Arrivés en Afrique du Sud auréolés du statut de favoris, les champions d'Europe ont très mal démarré leur tournoi, s'inclinant à la surprise générale face à la Suisse (0-1). Plus de peur que de mal, finalement, pour la Roja qui s'est bien reprise pour décrocher le premier sacre mondial de son histoire et faire mentir les statistiques (aucune équipe n'avait été couronnée après un revers lors de son entrée en lice). Pas aussi spectaculaire qu'à l'Euro, la Seleccion possède toujours cette maîtrise technique au milieu. Laissez le ballon à Xavi, Iniesta ou Busquets et vous ne le reverrez plus. Ajoutez à cela une arme fatale en attaque, David Villa, et une défense infranchissable depuis les 8es, et vous obtenez une équipe d'Espagne quelque peu différente mais aussi forte qu'en 2008. De quoi sauter du toit de l'Europe au sommet du monde.

Allemagne : l'avenir est à elle

Finaliste en 2002, troisième en 2006, la Nationalmannschaft n'a pu faire mieux en AfSud, la faute à la fatigue - notamment - et à l'absence de son meilleur joueur Thomas Müller en demie, mais elle a encore tenu son rang. Meilleure attaque à domicile il y a quatre ans, elle a de nouveau fait le spectacle (16 buts inscrits pour l'équipe la plus prolifique du tournoi), s'offrant le luxe de passer quatre pions à l'Australie et surtout à l'Angleterre puis à l'Argentine, deux matches qui ont marqué le tournoi. Sans Ballack au milieu, "Schweini" a confirmé et Khedira s'est révélé. Offensivement, la jeune triplette Müller-Özil-Podolski a offert son lot de réjouissances et l'incroyable Klose s'est réveillé. Jeune (24,9 ans de moyenne) et rafraîchissante, l'Allemagne est belle à voir. L'avenir lui appartient.

Argentine : trop de limites

Après un parcours laborieux en éliminatoires, ponctué par un revers en Bolivie (1-6), l'Argentine s'était rassurée avant le début du Mondial. Grâce à des matches amicaux remportés face à des équipes mineures (Haïti et Canada) et un premier tour bien négocié, l'Albiceleste s'était prise à rêver d'un troisième titre mondial. Mais l'Allemagne a mis en exergue les limites tactiques de l'équipe mise en place par Diego Maradona. Handicapée par les non-convocations de Zanetti et Cambiasso, conjuguées à la faiblesse criante de son arrière-garde, l'Argentine ne pouvait guère espérer mieux qu'une place de quart-de-finaliste.

Etats-Unis : la belle image

En quarts en 2002, les Etats-Unis n'ont pas réussi à faire aussi bien en Afrique du Sud. Mais les Américains de Bob Bradley sont sortis du Mondial la tête haute face au Ghana. Ils ont d'ailleurs été l'une des équipes les plus appréciées de la compétition. Un jeu chatoyant et un état d'esprit irréprochable malgré de nombreuses décisions arbitrales discutables à leur encontre : les Yankees ont laissé une superbe image. Les larmes de leur star Landon Donovan, auteur du but de la qualification pour les huitièmes à la 93e minute contre l'Algérie, resteront dans les mémoires. Au pays, les audiences du soccer masculin ont décollé. L'image des champions Donovan ou Dempsey aussi.

Mexique : rendez-vous en 2014

Deuxième du groupe de la France au premier tour, le Mexique s'est arrêté au stade des huitièmes de finale pour la cinquième fois consécutive. Portée par une nouvelle génération de jeunes pousses talentueuses (Vela, Giovani, Hernandez notamment), El Tri semble promise à un bel avenir... pour 2014. Malgré des phases de jeu parfois flamboyantes, les Mexicains manquent encore d'efficacité dans le dernier geste pour rivaliser avec les grandes puissances de ce monde. En témoigne leur défaite en huitièmes face à l'Argentine mais également leurs deux revers en préparation contre l'Angleterre et les Pays-Bas.

Pays-Bas : encore raté

Avant de virer leur cuti, les Oranje avaient la réputation de proposer un jeu léché et plaisant mais souvent inefficace. Désormais, ce n'est pas tout le contraire mais presque. Victorieux de leurs huit matches de qualif', les Néerlandais ont gardé leur vitesse de croisière en AfSud avant de tomber sur l'os espagnol en finale et de vérifier l'adage "jamais deux sans trois" (troisième défaite en finale d'un Mondial). Danemark, Japon, Cameroun, Slovaquie, Brésil et Uruguay leur ont posé des problèmes mais tous se sont inclinés. Sans vraiment saisir le pourquoi du comment. Eclairons-les. L'abattage et l'engagement du duo Van Bommel-De Jong, protecteur de l'axe défensif, et l'efficacité du trio magique Robben-Sneijder-Kuyt, impliqué dans 75% des buts marqués, en sont une première explication. Assurément pas la seule.

M.S.

Lundi 12 Juillet 2010 - 22:49



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