contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire



Bouna Alboury N’Diaye



Né à Yang-Yang, royaume du Djolof, en 1877 (ou 1878) et capturé à 13 ans par le colonel Dodds, lors d’une bataille qui oppose son père aux Français, Bouna N’Diaye est conduit à Saint-Louis, et fréquente l'école des fils de chefs et des interprètes.



Bouna Alboury  N’Diaye
En 1895, à 18 ans, Bouna est investi comme le plus jeune Burba (roi) N’Diaye de l'histoire du Djolof, nomination confirmée par le président de la République française en janvier 1896.

Dès le début de la Grande Guerre, Bouna N’Diaye se porte volontaire pour aller combattre en France. Après un premier versement de 400 francs, et «désespérant de pouvoir partir » pour le front, le 30 août 1914, il établit une souscription mensuelle : «Je soussigné Bouna N’Diaye, chef de la province du Djoloff, déclare autoriser monsieur le receveur régional du cercle de Louga à prélever mensuellement de ma solde une somme de cent (100) francs au profit des blessés français de la guerre. Je déclare que ce prélèvement ne devra être cessé que trois (3) mois après la cessation complète de la guerre en Europe. Yang-Yang le 30 août 1914. Signé Bouna N’Diaye ».

En fait, par arrêté du gouverneur général du 5 septembre 1914, Bouna N’Diaye est mis à la disposition des autorités militaires, comme adjudant interprète au régiment de marche du 1er régiment des tirailleurs sénégalais. La souscription est donc annulée par le commandant de cercle, qui, le 9 septembre 1914, envoie le précieux document à Aly Boury, son fils, accompagné de ce commentaire : «Il n’a plus besoin de donner de l’argent puisque peut-être il versera son sang généreux pour la mère Patrie. Il m’a prié de te donner ce papier pour qu’il te serve de leçon plus tard, tu verras ainsi combien le cœur de ton père était bon pour les Français ».

Sur le front, Bouna N’Diaye se fait remarquer par sa «superbe bravoure» et de«beaux exemples de courage personnel». Promu adjudant-chef, croix de guerre 1914-1918, il est rapatrié au Sénégal en 1917.
En 1922, délégué des rois et chefs de province de l'Afrique occidentale française (AOF) à Paris, Bouna N’Diaye remonte les Champs-Élysées à cheval, aux côtés d’Alexandre Millerand, président de la République, et il dépose une palme sur la tombe du soldat inconnu à l'Arc de triomphe, en présence d’André Maginot, ministre de la Guerre, et du député Blaise Diagne.

Membre du conseil du gouvernement de l'AOF et chef de province honoraire au Djolof, Bouna N’Diaye est le premier Africain promu grand officier de la Légion d'honneur. Il est décédé à Louga le 28 juillet 1952.


Lundi 24 Mai 2010 - 22:52



Réagissez à cet Article

1.Posté par yacine gaye massar le 02/06/2011 11:10

je suis issu de cette famille coté parternelle yacine gaye massar mere de coumba deme mere du president abdou diouf

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.