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CHEIKH GUEYE MINISTRE EN CHARGE DES ELECTIONS « Duma Yak sama woyou tool (je ne vais pas ternir mon image) »



PiccMi.Com- En réunion Samedi avec la classe politique pour recueillir leurs avis sur le montant de la caution pour la présidentielle, le ministre en charge des élections Cheikh Guèye a apporté des mises au point.



CHEIKH GUEYE MINISTRE EN CHARGE DES ELECTIONS « Duma Yak sama woyou tool (je ne vais pas ternir mon image) »
Les propositions pour la caution varient entre une attestation bancaire à 100 millions

«On a dit que le ministre n’a pas fait de proposition avant sur le montant de la caution. Il ne propose pas, mais applique la loi selon les textes. Donc, je prends tous les avis des partis politiques. Les avis que nous avons reçu sur la caution partent d’une attestation bancaire qu’il faut déposer jusqu’à 100 millions. Dans cette fourchette, il y a quatre positions que j’ai relevées. La 1er position, c’est absence totale de caution, c’est-à-dire déposer une attestation bancaire. La seconde c’est garder le statuquo, c’est-à-dire les 25 millions comme à la présidentielle de 2007. La troisième position c’est diminuer le statu quo les 25 millions selon les interventions. Cela passe de 10 à 5 millions. La quatrième, c’est d’augmenter la caution de 35 millions à 100 millions. Nous avons recueilli les avis et le ministère a créé une commission pour réfléchir sur la question et essayer de trouver une position médiane. Parce qu’on ne peut pas satisfaire tout le monde. Mais il s’agit d’avoir une position raisonnable par rapport aux avis de la classe politique. Dans l’esprit de la loi, la caution n’est pas de participation mais de représentativité. Cela veut dire que tout candidat qui aura 5% des votants, la caution lui sera remboursée dans les 15 jours après la proclamation des résultats »

Duma yak sama woyu tool

«Je suis le ministre des Elections je vais terminer ma carrière et vous pouvez compter sur moi. J’ai l’habitude de dire que duma yak sama woyu tool (je ne vais pas ternir mon image Ndlr). Ceci dit, je veux avant d’entrer dans le débat, apporter des éclaircissements. C’est tout à fait normal que des gens s’inquiètent sur certains points. Les gouverneurs et préfets ne sont pas rattachés au ministère chargé des Elections. Alors si on étudie l’administration, cela fait 43 ans que je suis dans l’administration, si on renvoie à la loi 72 02 qui réglemente l’administration cette loi dit : le gouverneur, le préfet et le sous-préfet représente dans sa circonscription le président, le Premier ministre et tous les membres du gouvernement. C’est ce qui explique que le ministère de la Santé donne des ordres aux gouverneurs dans le cadre de la santé, le ministère de l’agriculture donne des ordres aux gouverneurs, envoie des circulaires à appliquer dans le cadre de l’agriculture et c’est dans cette même logique que le ministère chargé des Elections donne des ordres et des instructions aux gouverneurs et préfets dans le cadre des élections. Parce que le gouverneur ne fait pas que les élections. Il est donc antinomique de mettre le gouverneur sous la coupole du ministère chargé des élections et après les élections qu’est ce qu’ils vont faire ? Ils ont autre chose à faire et le système administratif sénégalais dans la loi de 72 dit que chaque gouverneur est un répondant de chaque ministre qui dans le cadre des ses activités donne ses instructions et l’oriente dans un sens.

Cependant, les gouverneurs sont des fonctionnaires, il faut qu’ils avancent dans leur carrière, il faut qu’ils aient des avances d’échelon. Dans ces conditions il faut les loger quelque part. C’est pour cela qu’ils sont placés sous la coupole du ministre de l’Intérieur qui gère leur carrière, leur avancement d’ancienneté. C’est la loi de 72. Par contre ce n’est pas gênant que le ministère chargé des Elections n’a pas sous sa coupole les gouverneurs, Préfets comme le ministre de l’agriculture etc. Ça ne pose pas de problème. Si cela devait poser de problèmes, je serai le premier à dire non. Je connais l’administration parce que j’y suis depuis 43 ans. »

La question du bulletin unique a été agitée, mais ce n’est pas le lieu d’en parler. Elle en train d’être traité par la revue du code électoral

« Deuxièmement, la question du bulletin unique a été agitée, mais ce n’est pas le lieu d’en parler parce que ce n’est pas l’objet de la réunion mais je comprends ceux qui ont parlé parce que cela est lié avec le budget des élections. Cette question est actuellement en train d’être traité par la revue du code électoral depuis un mois à l’hôtel Savana. Dans un premier temps, je participais à cette revue du compte électoral, en tant que directeur général des élections, mais une fois nommé, la loi ne me permet plus d’y participer. C’est le directeur général qui me remplace mais il est prévu après la revue du code électoral de remettre ce travail au ministre chargé des Elections pour qu’il le présente au Conseil des ministres. Mais d’après les échos que j’ai eus, cette question est train d’être traitée. Qu’est ce que ça va donner ? J’attends les résultats.
La convocation d’aujourd’hui repose sur l’application de la loi. Si le bulletin unique sera adopté ? Je ne sais pas. Aujourd’hui, dans la situation où le code m’impose d’appliquer l’article L73 je dois ignorer ce bulletin unique jusqu’à ce que la loi soit en vigueur. Une fois la loi en vigueur, rien ne m’empêche de prendre un arrêté rectificatif. Mais pour le moment nous sommes dans une situation d’application de ce code qui est vigueur. »

Le ministère des élections va déménager après la korité

« Le déménagement du ministère des élections va se faire incessamment après la korité pour des raisons de commodités et que les acteurs politiques y accèdent facilement».

Propos rassemblés par la rédaction de PiccMi.Com


Lundi 29 Août 2011 - 12:52



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