contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire


CINEMA : Saint-Louis, la cité du documentaire


Les rencontres internationales du documentaire africain se sont déroulées à Saint-Louis du Sénégal du 02 au 10 juin 2010. Louma ou marché du documentaire, Tenk ou bourse des projets ; atelier d’écriture, colloque, festival de film documentaire ; pour la huitième édition, les rencontres ont attiré plus de monde que les années passées avec l’arrivée des Sud africains.




CINEMA : Saint-Louis, la cité du documentaire
Une bande de terre au sable fin entre fleuve et océan. A l’entrée de l’hôtel campement, une tente maure avec cet écriteau : « Bienvenue. A partir de 14 heures thé gratuit » et dans la vaste cour, d’autres tentes, éloignées des cases bungalows. Le cadre est enchanteur et inspire plus au farniente qu’au travail sauf qu’ici grouille une fourmilière de passionnés du documentaire, attentifs à l’évolution de ce genre cinématographique sur le continent. Une évolution portée par une nouvelle génération qui s’inscrit dans le documentaire créatif. Les rencontres internationales du documentaire africain prennent depuis bientôt cinq ans leurs quartiers sur la Langue de Barbarie à Saint louis du Sénégal. On propose des projets de films, on achète des films, on discute d’organisation, on élabore des stratégies visant à un meilleur ancrage du documentaire dans le champ filmique. Et quand se termine la semaine, elle laisse des poches sous les yeux des participants.

Le TENK. Ce mot wolof qui signifie, dans le contexte de l’écriture ou de la prise de parole, « faire l’économie de ou faire la synthèse de… » est le nom donné à cette bourse de projet. Dans cet espace s’y croisent les porteurs de projets, qui sollicitent un engagement de la part des diffuseurs que sont les télévisions du Nord et du Sud. Cette année, 32 projets étaient sélectionnés dont 8 proposés par des étudiants du master 2 de documentaire créatif de l’université Gaston Berger, 6 projets lusophones (Guinée Bissau, Cap Vert). L’Afrique du Sud qui participait pour la première fois est arrivée avec 3 projets. Les francophones (Mauritanie, Mali, Benin,Burkina, Togo, Congo RDC) , plus nombreux, proposaient 12 projets de films développés dans le cadre des ateliers résidence d’Africadoc. Le reste (3 projets individuels) fermait la liste. Pendant trois jours, les jeunes devaient défendre leur projets de films devant une cinquantaines de responsables de télévisions africaines et européennes et de producteurs de films.

Le LOUMA tire son nom du même mot wolof qui se traduit par Marché hebdomadaire. Depuis quelques années , les films nés de ces rencontres professionnelles trouvent leur économie dans des coproductions régies selon Africadoc , la structure qui regroupe « Dakar Image » de Mati Gueye et « Ardèche Image » de Jean Marie Barbe « par une charte équitable qui vise à valoriser les apports indéniables des producteurs africains, même s’ils ne sont pas numéraires » Certain de ces films ayant connu un développement dans les résidences d’écriture et les rencontres Tenk depuis une huitaine d’année constituent le catalogue de la vidéo d’acquisition du Louma. Au total, 150 films proposés à des acheteurs. Des films de jeunes réalisateurs et dans des thématiques qui embrassent l’agriculture, les arts, le cinéma, les conflits et la guerre, la danse, la découverte, l’économie, l’enfance, l’environnement, la femme, l’anthropologie, les handicapes, les identités, le monde animal, la spiritualité, la politique, la société et l’urbanisme.

Les rencontres du documentaire africain de Saint louis ne se résument pas seulement au Louma et au Tenk, il s’y ajoute les rencontres ponctuelles ou parallèles à l’image de celle qui a regroupé des réalisateurs de films documentaire en vue de mettre sur pied un réseau panafricain des documentaires pour unir et renforcer les collaborations entre pays, celle qui a mis autour d’une même table ceux d’entre les réalisateurs qui nourrissent la volonté de voir naitre des sociétés d’auteurs de films documentaires sur le continent africain ou la création de fonds de soutien à l’audiovisuel de création dans chaque pays pour que se développe durablement la création d’œuvres singulières.

Les partenaires, pour une pérennisation des Rencontres du Documentaire à Saint-Louis (Le conseil région de Saint-Louis, le ministère de la Culture, la Municipalité de la ville, la région Rhones/Alpes, la région Nord Pas de Calais, l’Uemoa, la Francophonie, L’UGB)ont exprimé leur volonté de fidéliser les rencontres en appuyant dans le futur d’une manière encore plus conséquente ces rendez vous du documentaire. Dans les jours à venir une convention sera signée entre Dakar Images co-initiatrice de ces rencontres que dirige Mati Guèye et le ministère de la Culture.

Baba DIOP
Lagazette.Sn

PiccMi.Com




Nouveau commentaire :
Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.




Facebook

TWITTER

      




LES ÉMISSIONS DE PICCMI WEBTV