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CLASSEMENT MONDIALE SUR LA LIBERTE DE LA PRESSE: Le Sénégal 93ème sur 178 pays



Reporters sans frontières a publié son Classement mondial de la liberté de la presse 2010 hier mercredi 20 octobre. Le Sénégal qui ne cesse de reculer depuis la création de ce classement en 2002 pointe à la 93e place sur 178 pays.



CLASSEMENT MONDIALE SUR LA LIBERTE DE LA PRESSE: Le Sénégal 93ème sur 178 pays
SUDONLINE.SN - 93e sur 178 pays, c’est la position du Sénégal dans le classement 2010 de Reporters sans frontières (Rsf) sur la la liberté de presse dans le monde. Le Sénégal est dépassé de loin par de nombreux pays de la sous région notamment le Cap-Vert, le Ghana et le Mali qui sont 26e ex aequo, le Burkina Faso 49e, le Togo 60e, la Guinée-Bissau 67e, le Bénin 70e, le Liberia 84e et la Sierra Leone 91e. Notre pays perd ainsi quatre place par rapport à 2009 où il était classé 89e sur 173 pays derrière toujours le Ghana 27e, le Mali 30e, le Cap-Vert 44e, le Burkina Faso 57e, le Togo 62e et le Bénin 72e. Ce rapport et le résultat d’une enquête, à l’aide de questionnaires, menée dans les différents pays concernés.

Le recul du Sénégal s’explique par plusieurs raisons dont la recrudescence des agressions contre des journalistes jusque-là impunies notamment celles perpétrées contre Boubacar Kambel Dieng et Karamoko Thioune, des journalistes traînés en justice, la non suppression des délits de presse pourtant promis par le Chef de l’Etat depuis son accession à la magistrature suprême, les peines de prison prononcées à l’encontre des journalistes dont le directeur de publication d"Expess News".

Depuis 2002 où le Sénégal (47e sur 139 pays) était encore sous la barre des 50 pays où il fait bon d’être journaliste, notre pays ne cesse de traîner les pieds en matière de liberté de presse. C’est ainsi qu’il a été tour à tour, 66e sur 166 en 2003, 80e sur 167 en 2004, 78e sur 167 pays en 2005, gagnant ainsi 2 place par rapport à l’année précédente. En 2006 notre pays a gagné également une place en se classant 77e sur 168, avant de reprendre sa chute libre en 2007 où il vient à la 83e position sur 169, en 2008 86e sur 173 et en 2009 89e sur 175 pays.

Ce rapport qui coïncide avec la célébration des cinquante ans d’indépendance de plusieurs pays du continent, montre que les journalistes africains ont encore du chemin à faire dans le combat pour leur liberté. Pour la quatrième année consécutive, l’Erythrée (178e) figure au dernier rang de ce classement mondial alors que le Soudan point à la 172e place et le Rwanda à la 169e. Toutefois, en matière de liberté de la presse, si la corne de l’Afrique reste la zone la plus meurtrie, la région des Grands Lacs et l’Afrique de l’Est ont enregistré des reculs inquiétants.

"Croissance économique ne vaut pas liberté de la presse"

Néanmoins, le peloton de tête des cinquante pays les plus respectueux de la liberté de la presse s’élargit avec deux Etats africains que sont la Tanzanie (41e) et le Burkina Faso (49e), même si 12 ans après l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, justice n’a toujours pas été rendue. Au sein de ce groupe de tête cependant, les positions changent. La Namibie (21e) reprend la première place du continent, tandis que le Cap-Vert (26e) se hisse à hauteur du Ghana (26e) et du Mali (26e).

L’enquête révèle que l’Europe du Nord caracole toujours en tête avec Finlande, Islande, Norvège, Pays-Bas, Suède et Suisse qui se partagent encore cette année encore, la première place. L’Union européenne perd son statut de leader du fait de la dégradation de la situation de la liberté de la presse. Cependant les dix pays où il ne fait pas bon être journaliste sont le Rwanda, le Yémen, la Chine, le Soudan, la Syrie, la Birmanie, l’Iran et le trio infernal constitué de Turkménistan, Corée du Nord et Erythrée.

Le rapport montre aussi que "croissance économique ne vaut pas liberté de la presse. Plus que jamais, nous observons que développement économique, réformes des institutions et respect des droits fondamentaux ne vont pas forcément ensemble". En attestent les positions du Brésil (58e, de la Russie (140e), de l’Inde (122e) et de la Chine (171e) qui endossent désormais les responsabilités des puissances émergentes et doivent tenir leurs obligations dans le domaine des droits fondamentaux. C’est pourquoi "la défense de la liberté de la presse est, et restera toujours, un combat, combat de la vigilance dans les démocraties de la vieille Europe, combat contre l’oppression et pour la justice dans les régimes totalitaires qui parsèment encore le globe" conclut le document.



© PiccMi.Com - Le Magazine du Web Sénégalais

Jeudi 21 Octobre 2010 - 11:40



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