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[Carnet] US Open : L'essentiel de la journée (09/09)



La dernière levée des tournois du grand chelem a débuté ce lundi et nous tiendra en haleine jusqu' au Dimanche 12 Août. Mis à part Juan Martin Del Potro, tenant du titre à New York, tous les ténors du circuit sont présents pour cette édition qui s'annonce des plus ouvertes et des plus disputées pour le tableau masculin. Retrouvez chaque matin, décalage horaire oblige, sur PiccMi.com l'essentiel de ce qu'il ne fallait pas rater de la journée à Flushing Meadows. Wawrinka et Youzhny donnent une leçon de combativité pendant que Nadal donne une leçon de maîtrise, retour sur les évènements marquants de cette onzième journée.



Youzhny gagne le marathon

[Carnet] US Open : L'essentiel de la journée (09/09)
Entre Stanislas Wawrinka et Mikhail Youznhy, les parallèles ne sont pas que biographiques et techniques... Les deux papas au beau revers ne boudent pas les marathons. Alors quand ils s'affrontent, ça dure très, très longtemps... En bons spécialistes des matches en cinq sets, ils fêtent donc ensemble le 22e match... en cinq sets de leur carrière. Et le plus frais, Mikhail Youzhny, remporte la mise avec une victoire (3-6, 7-6 [7], 3-6, 6-3, 6-3 en 4h00) et une place pour sa deuxième demi-finale à l'US Open après 2006.

Le froid et le vent ne les arrêtent pas. Les amateurs de gamme de revers peuvent se régaler. Les férus de combat peuvent les remercier. Souffrant d'une élongation à la cuisse gauche depuis deux matches, le Suisse se bat encore et toujours. Mené tout le match, le Russe revient encore et toujours. « Le deuxième set était très important. A un set partout, c'était un autre match et on pouvait tous les deux gagner», avoue le Russe. Dans le box de Stanislas Wawrinka, les Men in black, emmenés par Peter Lundgren, se déchaînent. Du côté du russe, Boris Sobkin perd de son flegme au fil du match. Plus le match avance, plus le 27e mondial souffre et recule. Plus le match avance, plus le 14e mondial avance et dicte le jeu.

Stanislas Wawrinka a réussi à aller au-delà de la douleur contre Andy Murray et Sam Querrey. Mais son corps le lâche et le jeu du 14e mondial ne lui laisse aucun répit. Avec ses changements de rythme permanents et ses revers slicés, Mikhail Youzhny épuise son adversaire. Fidèle à ses nouvelles résolutions, le Suisse tente d'aller chercher les points au filet sur la fin (6 points sur 13 montées au cinquième, 25/46 au total), mais il ne tient plus ses appuis. « J'ai tout donné aujourd'hui. J'ai commis quelques fautes, mais j'étais très fatigué après quatre heures de match, soupire Stanislas Wawrinka. Juste après ce match, je sais seulement que j'ai tout essayé et qu'il était un peu plus fort que moi. »

Malgré une ampoule au pied, soignée à 2-2 au cinquième set, le Russe reste constant et peut faire son traditionnel salut militaire au public frigorifié après une 71e faute directe de son adversaire. Après 16h27' de jeu en cinq rencontres, Stanislas Wawrinka quitte le court Arthur-Ashe le coeur lourd, le corps meurtri, mais la conscience tranquille.

Nadal plus fort... que le vent

Il est 20h47 sur le court Arthur-Ashe, Rafael Nadal vient de perdre son service pour la première fois du tournoi. Et c'est bien le seul petit événement de ce quart de finale contre Fernando Verdasco. Après soixante-deux engagements et treize balles de break sauvées en cinq matches, le numéro 1 mondial cède sur un jeu blanc à 1-1 au premier set. C'est grave, docteur ? Très... Surtout pour ses adversaires. Le 8e mondial peut en parler. A 20h47, il a vu sa dernière occasion du match... A 22h56', il peut féliciter son vainqueur et encaisser sa 11e défaite d'affilée (7-5, 6-3, 6-4 en 2h22') contre son leader.

Deux heures après son "petit" exploit, il cherche encore la moindre balle de break et il compte encore ses fautes provoquées par la défense de fer de son compatriote. Mais Rafael Nadal n'est pas seulement un physique hors du commun. Face au Madrilène, le Majorquin délivre aussi un grand match tactique et technique. Dans le vent et contre un cogneur de la trempe de Fernando Verdasco, il utilise à merveille son revers slicé et n'hésite pas à venir chercher les points au filet à l'image de la balle de premier set (16 points sur 21 montées) ou de sa balle de break à 3-2 dans la deuxième manche.

Avec son coup droit, Rafael Nadal fait reculer le 8e mondial. Avec son revers, il le fait avancer. Avec son service, toujours aussi efficace (66% de premières balles, 84% de points gagnés derrière sa première), il se met à l'abri et peut se concentrer sur sa relance. Sous pression, Fernando Verdasco commet deux doubles fautes pour offrir le premier break à 4-3 à son adversaire. C'est le chant du cygne. Avec sa tenue noire, Rafael Nadal se transforme en "fantôme de l'opéra", se démultiplie et son adversaire y perd la raison.

Plus le match avance, plus le Majorquin prend le contrôle du match (11 fautes directes au premier set, 3 au deuxième set, 2 au troisième set) et le Madrilène déjoue. Sans solution, la tête de série n°8 force et termine sur une 41e faute directe. A l'Open d'Australie en 2009, Fernando Verdasco était sur un nuage et il a perdu en cinq manches et 5h14'. A l'US Open 2010, Fernando Verdasco était simplement sur terre et il a pris trois sets en 2h22'. Pour battre Rafael Nadal, il faut toucher l'exceptionnel. Même le vent n'arrive pas à le déstabiliser. Mikhail Youzhny est prévenu...


Source Lequipe.fr

Moustapha Sakho

Jeudi 9 Septembre 2010 - 21:29



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