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[Carnet] Wimbledon: L'essentiel de la journée (02/07)



Le plus prestigieux des tournois du grand chelem a débuté lundi et nous tiendra en haleine jusqu' au Dimanche 04 Juillet. Retrouvez chaque soir sur PiccMi.com l'essentiel de ce qu'il ne fallait pas rater de la journée au British open. Aujourd'hui c'était les demi-finales hommes, et la journée qu'a choisie Rafaël "Le Taureau de Manacor" Nadal pour montrer toute sa classe, son mental et son sens du combat pour écoeurer Andy Murray sur ses terres. Plutôt dans la journée Thomas Berdych était venu à bout de Novak Djokovic pour atteindre sa première finale de grand chelem. Retour sur ces évènements marquants de cette antépénultième journée.



[Carnet] Wimbledon: L'essentiel de la journée (02/07)
«Dans la mentalité tchèque, nous avons besoin de plus de temps pour être bon.» Tomas Krupa, l'entraîneur de Tomas Berdych (n°12), ne se trompe pas. Il connaît bien l'histoire de son pays et de son élève, qualifié pour sa première finale de Grand Chelem après sa victoire (6-3, 7-6 [9], 6-3) contre Novak Djokovic (n°3). En République tchèque, Ivan Lendl est la référence et le modèle a attendu ses 24 ans pour décrocher son premier titre du Grand Chelem à Roland-Garros en 1984. C'est l'âge de Tomas Berdych.

Est-ce l'âge de raison ? Tout le prouve. « Ce n'est pas seulement depuis deux semaines», ajoute son coach. Depuis le début de l'année, le 13e mondial montre sa solidité. Son talent, tout le monde le connaissait. Sa constance, c'est une nouveauté. Et sa victoire contre Novak Djokovic l'illustre. Après son exploit contre Roger Federer, le Tchèque confirme et c'est toujours le plus difficile. La manière allie le talent et la régularité. Dans tous les compartiments, Tomas Berdych dépasse Novak Djokovic. Plus puissant et plus complet, il enfonce le Serbe.

Berdych, plus puissant et plus complet

[Carnet] Wimbledon: L'essentiel de la journée (02/07)
Le futur numéro 2 mondial peut nourrir un regret. Un seul, symbolisé par le deuxième set. C'est l'unique moment de fébrilité du Tchèque. A 6-5, Tomas Berdych tremble sur son service et le perd. Au tie-break, il mène six points à deux avant de sauver deux balles de set. Il faut une double faute de Novak Djokovic pour lui permettre de souffler. L'orage qui plane dans le ciel londonien vient de passer. Le 13e mondial retrouve son calme et sa cadence infernale. La tête de série n°3 n'arrive pas à se relâcher et fait l'essuie-glace.

Touché, le Serbe craque à 4-3 sur une nouvelle double faute. Tomas Berdych saisit sa chance avec autorité et termine sur un nouveau service gagnant. « J'ai de plus en plus d'expérience, plaide le Tchèque. Je suis un peu plus vieux, plus concentré, plus fort mentalement qu'avant. » Après sa demi-finale à Roland-Garros, il fait encore mieux et en trois sets dans le temple du tennis. Dans sa loge, Lucie Safarova apprécie et Tomas Krupa jubile.

Nadal, l'homme fort

Qu'est-ce que l'intensité ? Facile, ouvrez un dictionnaire : « degré d'activité, de force ou de puissance ». Plus simple et plus concret, regardez jouer Rafael Nadal. Le Majorquin personnifie à merveille l'intensité et Andy Murray l'a encore appris à ses dépens avec une défaite (6-3, 7-6 [6], 6-4 en 2h22'). Plus le tournoi avance, plus le Majorquin apparaît indestructible. Le Britannique devait casser un mur, mais il a encore oublié le marteau-piqueur.

Dans les tribunes avec son fils, David Beckham connaît l'importance de ne pas louper le cadre quand une occasion se présente. Son ami Andy le sait, mais son bras se tend lors des points importants. L'Ecossais joue plutôt bien dans l'ensemble, mais l'Espagnol joue toujours très bien sur les points clés (1/3 sur les balles de break pour Murray, 3/4 pour Nadal). Véritable formule 1 sur le court, il étouffe son adversaire physiquement. Véritable combattant, il pollue l'esprit du 4e mondial par son mental hors du commun. Il ne lâche rien. Jamais. Et ce message trotte dans la tête de ses adversaires. Comme une guêpe, il pique au moindre danger.

Nadal, roi des moments importants

Au premier set, il saisit sa seule occasion à 5-4. Au deuxième set, le tie-break est un modèle d'abnégation. N'importe quel joueur aurait été assailli par les regrets après avoir commis une double faute à cinq points partout. Rafael Nadal n'est pas n'importe qui. Il tourne la page immédiatement avec une attaque de coup droit et une belle volée de revers amortie pour sauver une balle de set sur le service du Britannique. Cela s'appelle jouer point par point... Et la chance le "récompense" avec un passing qui touche la bande et surprend Andy Murray. Cette gestion parfaite des points importants prend racine dans la confiance accumulée. «Tous les matches gagnés sur terre battue, notamment Roland-Garros, m'ont donné beaucoup de confiance pour aborder ces points importants», explique Rafa à sa sortie du court.

L'intensité, c'est aussi une question de dosage. Après l'adrénaline du tie-break, il se déconcentre et cède son service. Andy Murray tient jusqu'à 4-2. Le numéro 1 mondial ressert alors son étreinte, aligne quatre jeux d'affilée et démontre aussi son intelligence de jeu. Avec son coup droit, il fait mal. Avec son revers slicé, il torture le coup droit de l'Ecossais. Avec son service, il cherche l'efficacité. Il ne donne pas une balle identique à frapper, il use son adversaire et n'hésite pas à venir conclure au filet (23 points gagnants sur 26 montées). Après sa victoire, il peut s'écrouler sur la terre, non pardon sur le reste de gazon du Centre court. Décompressée après une telle intensité, c'est une juste récompense.

M.S.

Samedi 3 Juillet 2010 - 00:00



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