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Chronique sport de Ndobine: Gestion de l’affaire USO : une réintégration à double tranchant





Photo d'illustration
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C’est avec impatience et surtout appréhension que les acteurs du foot professionnel sénégalais ont attendu la décision du Comité d’urgence de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF). En effet, ladite structure avait la lourde responsabilité de trancher le débat sur le nombre de clubs relégués dans les différents paliers (Ligue 1, Ligue 2, National…).

Finalement, la décision est tombée vendredi dernier. Les fédéraux ont pris, entre autres, les mesures suivantes : la relégation des trois derniers clubs de l’élite, la montée des deux premières équipes de la Ligue 2 et enfin la descente en National 1 de trois formations de la Ligue 2.

Ce réajustement est très loin d’emporter la totale adhésion des présidents de clubs. Car découlant de la réintégration irréfléchie de l’Union Sportive de Ouakam (USO) dans le championnat de Ligue 1 en cours. Les équipes en lice sont passées de 14 à 15. Un chiffre impair qui chamboule par conséquent l’organisation des matchs.

L’on est donc en droit de se poser une question : les responsables du football de notre pays ont-ils vraiment le profil pour ce travail ? Avec une bonne dose d’humilité et un sens élevé de la négociation, la patate chaude que constitue le cas de l’USO, aurait pu être réglée sans grabuges.

Il faut rappeler que la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP) avait infligé aux Ouakamois une suspension de toutes compétitions pendant cinq ans ainsi qu’une rétrogadation en Ligue régionale. Cela après les incidents de la finale de la Coupe de la Ligue entre le club lébou et le Stade de Mbour, le 15 juillet 2017. Dix personnes y ont perdu la vie. Par la suite, Ouakam a saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Celui-ci a, dans sa décision rendue le 17 janvier dernier, levé les sanctions sportives prononcées à l’encontre de l’USO avec un «effet immédiat».

Dès lors, au lieu de regarder l’USO comme un ennemi à abattre, les fédéraux devaient faire passer la pilule en invitant ce club à la table des négociations. A l’évidence, les Ouakamois, peu ou prou préparés à revenir rapidement dans la compétition, n’y auraient trouvé aucun inconvénient. Une application différée de la sentence du TAS aurait satisfait toutes les parties dans cette année de Coupe du monde. Mais Me Augustin Senghor (FSF), Saer Seck (LSFP) et leurs collègues ont préféré le bras de fer en fermant la porte au dialogue. Selon nos indiscrétions, des membres de ces instances seraient animés par un désir de vengeance. Somme toute, une réaction inquiétante par sa bassesse et qui met à nu les tares d’un sytème.

Le drame du stade Demba Diop étant encore récent dans les esprits des familles éplorées, les rencontres entre l’USO et les équipes de la Petite Côte vont se jouer sous haute tension. Si l’on n’y prend pas garde, l’irréparable pourrait se reproduire. Un homme averti en vaut deux.


Mercredi 7 Février 2018 - 09:56



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