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Coups et blessures volontaires : Pape Massata Diack prend 2 mois avec sursis





Coups et blessures volontaires : Pape Massata Diack prend 2 mois avec sursis
Le patron de Pamodzi a été condamné hier à 2 mois assortis de sursis. Il comparaissait pour coups et blessures volontaires. Le prévenu, qui a plaidé pour coups et blessures involontaires, aura à payer une amende de 200 000 francs aux Guinéens.

Le désistement des parties civiles explique le verdict du Tribunal. En dépit de la culpabilité retenue à l’encontre de Pape Massata Diack, le Parquet et le Tribunal sont allés dans le même sens de l’apaisement. Si le procureur a requis une peine d’une amende de 200 000 francs, le Tribunal a quant à lui mis la pédale douce pour éviter au patron de Pamodzi une peine ferme.

Déclaré coupable de coups et blessures volontaires, il a été condamné à 2 mois assortis de sursis et à payer une amende de 200 000 francs. Même s’il a avoué être l’auteur des faits, Pape Massata Diack n’a pas reconnu cependant son caractère volontaire. «Je ne reconnais pas les coups et blessures volontaires, pour moi c’est involontaire. C’était une sommation», a-t-il répondu d’emblée au juge. Avant de revenir sur les faits. «Ce jour, il y avait un mariage chez moi. Ils sont venus et ils se sont cachés sur une autre route. Quand je sortais, c’est là que je les ai trouvés et je les ai demandé la raison de leur présence. A deux reprises, je leur ai demandé de quitter les lieux. Je croyais qu’ils sont partis. Et quand je sortais avec ma voiture, en avançant, l’un d’eux venait vers moi les mains dans les poches. C’est en ce moment que j’ai sorti mon arme pour tirer deux coups par terre. C’était une sommation», s’est-il justifié. Une justification que la présidente ne partage pas. «La sommation doit être en l’air. Le coup donné est volontaire. C’est vous qui avez tiré», lui a-t-elle signifié. Massata Diack précise. «Je n’ai pas cherché à les blesser volontairement». «Mais c’est vous qui avez volontairement tiré même si vous n’avez pas blessé volontairement. C’est vous qui êtes sorti de votre voiture et avez tiré volontairement vers le sol. Vous étiez à un mètre des victimes», lui a précisé le juge.

Le Parquet, qui a pris la parole, a demandé au prévenu si les victimes ont cherché à bloquer son véhicule. Le fils du président de l’Iaaf dit non. «Non ils sont restés sur la route. Ils avaient l’air de chercher quelque chose. Une semaine avant les faits, ma maison a été cambriolée. Quand nous avons visionné la cassette, il y avait parmi les malfaiteurs, un rastaman. Et ce jour, parmi ces jeunes qui étaient plus de cinq, il y avait aussi un rastaman. Quand je les ai vus, je croyais que c’était les mêmes personnes», a-t-il expliqué. Le procureur l’arrête pour relever ses incohérences. «Ce n’est pas de la légitime défense. Car il n’y avait pas dans l’attitude de ces gens une quelconque intention d’agression», dit-il. «J’ai tiré deux coups de sommation», insiste Massata Diack.

Selon le maître des poursuites, le prévenu voulait jouer au cowboy. «Quand ils avançaient vers vous comme vous le dites, au lieu d’appeler la police, vous avez préféré jouer au cowboy», lui a-t-il dit avant de lui signifier que «c’est lui qui a cherché à blesser les victimes en tirant par terre». Etant d’une culture développée, dit le procureur, Massata Diack sait bien que pour une sommation on ne tire pas par terre. Il pense que le patron de Pamodzi pouvait même être victime des éclatements de balles ou provoquer la mort d’homme. En réponse, le prévenu reconnaît avoir commis une erreur d’appréciation.

Les parties civiles, absentes à la barre, étaient représentées par leurs conseils. Ces derniers ont indiqué que leurs clients ont pardonné et se sont désistés. Et comme la loi permet dans ce cas précis, de substituer la peine à une amende, le Parquet a abondé dans ce sens. Une perche saisie par la défense qui, après avoir demandé de disqualifier les faits en coups et blessures involontaires, ont sollicité l’application bienveillante de la loi. La défense pense que leur client, victime d’un cambriolage, était habité par la psychose. Et c’est ce qui explique son geste quand il a vu les sujets guinéens avançer vers lui.

Lequotidien


Samedi 15 Novembre 2014 - 11:18



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