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DÉTOURNEMENT DE PRÈS DE 50 MILLIONS À LA PÂTISSERIE LES AMBASSADES : La caissière principale T. Santos devant le juge pénal ce matin



Caissière principale à la pâtisserie «Les ambassades», sis au Point E, T. Santos, en détention, depuis le 28 mai dernier, devrait s'expliquer ce matin, à la barre du tribunal des flagrants délits. À l'origine de ses démêlées avec dame justice, un détournement portant la somme de 48 930 000 F, qui avait été mise en dépôt dans le coffre- fort, dont elle détient seule la clé.



DÉTOURNEMENT DE PRÈS DE 50 MILLIONS À LA PÂTISSERIE LES AMBASSADES : La caissière principale T. Santos devant le juge pénal ce matin
Son poste de caissière principale de la pâtisserie «Les ambassades», sis au Point E, T. Santos est quasi-convaincue de l'avoir perdu à jamais. Et pour corroborer cette constance qui confirme son divorce avec cette structure qui l'employait, elle va en découdre ce matin avec les responsables de cette boîte, à la barre du tribunal des flagrants délits. Au coeur de ce contentieux, une affaire de détournement de fonds portant sur la somme de 48 930 000 Fcfa, qualifiée en abus de confiance par la procédure en cours.
Explicitant les contours de ce dossier qui a été frappé par deux renvois, des sources concordantes proches de l'affaire ont rappelé que la mise en cause, T. Santos avait été employée dans ladite pâtisserie, en « remplacement » de sa maman qui y avait travaillé loyalement, durant plusieurs années. C'est ainsi qu'elle va hériter du très stratégique poste de caissière principale. Dans ses prérogatives, elle s'occupe de traiter les recettes du jour. Mais aussi les dépenses de la structure. En sus de cela, il avait été mis à sa disposition, un coffre-fort sensé contenir de fortes sommes d'argent, sous forme de dépôt et dont elle était la seule à détenir la clé. Sur la base d'un document administratif, il lui était interdit de décaisser le moindre montant sans au préalable se référer et d’avoir l’assentiment du patron des lieux, J. Omaïs. C'est donc fort de cette organisation que J. Omaïs «lui a versé dans le courant du mois de janvier dernier, la somme de 81 930 000 F, sous forme de dépôt, à conserver dans ledit coffre- fort. Ainsi, peu de temps après, précisent nos sources, le maître des lieux, lui a réclamé la somme de 7 200 000 Fcfa pour l'achat d'un groupe électrogène. Ce retrait effectué, après avoir été approuvé par des pièces comptables, il devait en principe rester dans le coffre- fort, la somme de 74 730 000 F.
Toutefois, le 28 mai dernier, J. Omaïs qui devait faire face à d'autres dépenses, a demandé à sa caissière principale, de décaisser la somme de 25 800 000 F. C'est alors qu'il va se rendre compte de la supercherie. En effet, la somme de 48 930 000 F sensée y rester, avait disparu. Interpellée, la caissière principale indiquera, pour toute réponse, avoir utilisé ce montant volatilisé, à des dépenses de la structure, sans y adjoindre des preuves en pièces comptables. Mieux, renseignent nos sources, elle a par la suite avoir reconnu, «qu'elle lui arrivait de temps à autre à y soustraire des montants variants autour de 100 000 F et 150 000 F. Seulement, sa hiérarchie qui a eu recours à la calculette s'est rendue compte que même s'il lui venait d'utiliser en moyenne 200 000 F, tous les jours entre janvier et mai, le préjudice n'aurait pas atteint la somme de 48 930 000 F. C'est sur ces entrefaites que l'affaire a dans un premier temps atterri devant le commissariat du Point E, avant que la sûreté urbaine n'hérite de l'affaire. Face aux limiers enquêteurs, la mise en cause, qui avait reconnu que le montant initial de 81 930 000 F avait été mis à sa disposition, somme gardée dans le coffre- fort de son bureau et qu'elle en était l'unique détentrice de la clé, a reconnu que la somme de 48 930 000 F a été dépensée pour les besoins de la société. Seulement, là également elle n’a pas pu apporter la preuve par des pièces comptables attestant ses allégations. Déférée le 30 mai dernier, l'affaire a tardé à être jugée au fond, du fait de plusieurs renvois. De l'avis de nos sources, l'affaire qui devrait finalement être jugé au fond aujourd'hui, pour permettre aux parties d'être édifiées sur leur sort. Affaire à suivre.
Abdoulaye DIÉDHIOU

avec popxibar.com://


Mardi 14 Juin 2011 - 13:01



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