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De fortes résistances s’opposent à l’entrée du Maroc dans la CEDEAO



L’adhésion au Maroc à la CEDEAO, qui semblait sur la bonne voie, commence à susciter de plus en plus de réserves et même de fermes oppositions. Aux problèmes politiques que pose le conflit entre le Maroc et l’Algérie sur le sujet du Sahara occidental, viennent maintenant s’ajouter les craintes des entrepreneurs d’Afrique de l’Ouest.



Frank Jacobs, patron des patrons du Nigeria
Frank Jacobs, patron des patrons du Nigeria
Après les réserves des patrons sénégalais, ghanéens ou ivoiriens, c’est au tour des chefs d’entreprises nigérianes de mettre les pieds au mur. L’ensemble des associations patronales de ce grand pays, qui pèse 70% du PIB de la sous-région, vient de se prononcer contre l’entrée du Maroc dans la Communauté et demande à Abuja d’opposer son veto à cet élargissement. « L’adhésion du Maroc à la CEDEAO va nuire au secteur manufacturier, dissiper nos avancées industrielles, aggraver le chômage et la pauvreté au Nigeria » affirme Frank Jacobs (photo), le patron des patrons nigérians.
« Le Maroc est membre de l’Union pour la Méditerranée qui regroupe 28 pays de l’Union européenne. Accorder à ce même pays, l’adhésion à CEDEAO, permet à 28 pays de l’Union européenne d’accéder librement au marché régional, inondant ainsi le marché de produits européens», soutient M. Jacobs qui voit dans le Maroc, le cheval de Troie de l’Europe.
Lors du 52e sommet de la Cédéao qui s’est tenu à Abuja ce samedi 16 décembre, les chefs d’Etat ont décidé de reporter leur décision à 2018 et ont mandaté 5 pays, dont le Nigéria, pour réaliser une étude préalable sur les conséquences économiques éventuelles d’une intégration du Maroc à la communauté ouest-africaine.
Agence Ecofin

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Jeudi 21 Décembre 2017 - 13:09



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